Super héros

Iron Man 3 : Inattendu, spectaculaire… Incroyablement risqué !

Inattendu, spectaculaire et maîtrisé, Iron Man 3 signe une nouvelle étape dans la course folle de Marvel, concernant l'adaptation de des films de super-héros, et plus particulièrement, l'orientation du MCU. A la fois déroutant et captivant, ce nouvel opus en déconcertera plus d'un mais la solidité de son scénario, le rythme entraînant et la fluidité de l'intrigue rattrapera au vol beaucoup de décisions risquées, voire osées mais souvent justifiées. Pour certains, le choc sera rude (peut-être même impardonnable), néanmoins Shane Black signe ici un opus plutôt réussi, parvenant à faire revivre l'ambiance initiale d'Iron Man 1 mais en beaucoup plus juste, percutant et mature, mêlant habilement action, humour et un poil de suspens... Quoiqu'il en soit, Iron Man 3 va faire parler de lui !

Super héros

[SPOILERS] Iron Man 3 : Retour sur les faits marquants pour lecteurs avertis [SPOILERS]

Attention, ce qui va suivre n'est réservé qu'à ceux qui ont vu le film. Car cette fois, dans le cas d'Iron Man 3, quand on parle de spoiler... c'est du lourd et là, cela pourrait vraiment tout gâcher si vous n'avez pas encore vu le film. Abandonnez la lecture de cet article tant qu'il en est encore temps. Vous êtes prévenus.

Comédie, Romance

Mariage à l’anglaise : Plutôt agréable, mais souvent lourd et maladroit

Pour son premier long-métrage, Dan Mazer endosse la lourde responsabilité de représenter l'humour anglais à son tour, à travers une comédie romantique. Probablement intimidé par l'aura de films qu'on ne présente plus, de Quatre mariages et un enterrement (1993) à Love Actually (2003), Mariage à l'anglaise en fait des tonnes pour épater la galerie. Lourdeur et humour poussif marque le début maladroit du film, mais petit à petit, une fois l'histoire installée, le rythme du film s’apaise et nous offre de nombreux moments de fou rire comme seuls les anglais savent le faire, laissant alors, en fin de séance, un souvenir plutôt positif mais rapidement oublié. Vite vu, vite digéré.

Épouvante-horreur

I spit on your grave : très violent mais jubilatoire !

Sorti en 2010 et, bien sûr, interdit aux moins de 16 ans, j'avais le film I Spit On Your Grave (le remake du film Œil pour œil, de Meir Zarchi, sorti en 1978) dans le collimateur. N'étant pas très fan du style "rape and revenge" que je trouve trop pervers et souvent réservé à un public masculin, j'ai pris mon temps avant de le voir et finalement, je ne suis carrément pas déçue. Certes, le film est carrément voyeur et pas mal tordu, mais contrairement à ce qu'on peut croire, le voyeurisme est dans les deux sens et donc ouvert à un public mixte. Ici, la victime devient le bourreau, plus sadique que ses agresseurs. Résultat, quand l'heure de la revanche a sonné, I Spit On Your Grave brille par son originalité et un dosage juste entre un peu de gore et beaucoup de frissons. Grâce à une photographie aux tons bruts et à une mise en scène habile, le film de Steven R. Monroe est surprenant, captivant et horriblement efficace. L'envie de détourner le regard est toujours présente, mais au final, on se prend carrément au jeu machiavélique (et justifié) de l'héroïne. Décomplexé, I Spit On Your Grave offre une plongée en enfer décomplexé et savoureusement effrayante.

Comédie, Romance

[Archive] Sex and the City, le film (2008)

Avec l'énorme buzz qu'il y a eu autour de ce film, il aurait fallu vivre sur une autre planète pour ne pas avoir entendu parler de l'adaptation au cinéma de la célèbre série Sex And The City. Attendu au tournant, critiqué avant même sa sortie en France, je n'ai pas peur de vous dire que, en tant que fan de la série, j'ai adoré le film ! Du rire, des larmes, de l'amour, de l'amitié, du sexe... Sex and the city a relevé le défi de faire un film à la fois proche de la série et digne d'une bonne comédie. Mais rassurez-vous, si vous n'avez jamais regardé un épisode de Sex and the city (SATC pour les intimes), vous ne serez pas déçu.

Super héros

[archive] L’incroyable Hulk (2008)

En voyant l'affiche de ce film ou même la bande-annonce, certains se sont sûrement dit "ah, encore un Marvel", ou "bof, encore un super héros" ou encore "hein, encore un Hulk ?!". Et bien moi je vous dis : L'incroyable Hulk 2008 est le Hulk qu'on attendait depuis la version d'Ang Lee en 2003.

Drame, Policier

The place beyond the pines : Mou du genou et décevant

Sombre et très prometteur, The place beyond the pines est le dernier film de Derek Cianfrance (Blue Valentine en 2010) qui se déroule en trois temps, observant le parcours de différents personnages liés par un même destin. Un triptyque tourmenté et profond, autant par sa construction narrative que par sa mise en scène et pourtant, The place beyond the pines souffre d'un manque d'équilibre déroutant entre ses trois tableaux. Non-abouti et souffrant de beaucoup de longueurs, le film n'est finalement pas le succès escompté. Heureusement, la performance des acteurs ainsi que des personnages forts réussissent à maintenir un léger intérêt nous poussant à tenir jusqu'à la fin.

Comédie, Romance

Warm Bodies : Un film d’amorphes-vivants !

Si vous pensiez qu'on ne pouvait pas faire pire que Twilight (que j'appelle affectueusement Twoilet) et ses vampires sans consistance qui scintillent au soleil, et bien détrompez-vous : Warm Bodies, adapté du livre éponyme de Isaac Marion, reprend le flambeau avec brio et entreprend scrupuleusement de saccager tout l'attrait horrifique du mort-vivant en le présentant sous une forme plus commerciale. D'une platitude difficilement égalable et doté d'un casting faisant acte de présence, le dernier film de Jonathan Levine (qui nous avait pourtant offert les surprenants All the boys love Mandy Lane en 2006 et 50/50 en 2011) se vautre complètement en nous livrant une amourette entre un mort-vivant et une vivante, qui se voulait drôle et second degré, mais qui au final, ne vaut pas mieux qu'une romance réchauffée et "guimauvaise" pour pré-ados. Cependant, ce n'est pas seulement la love-story pathétique et clichée qui me révolte, mais surtout la déformation horripilante d'une créature gore et aussi représentative du cinéma d'horreur, ridiculisée (et sexualisée) uniquement pour le bon plaisir d'un public plus jeune et surfant sur une certaine mode (discutable), en plus du manque d'originalité autour d'une trame qui aurait vraiment pu fonctionner si Levine n'avait pas ciblé uniquement la midinette de base. Mignon, peut-être, mais avec un ensemble aussi fainéant, Warm Bodies restera, je l'espère, un des nombreux échos, vite oubliés, suscités par le ramdam twilightien...

Sci-fi

Cloud Atlas : un bijou rare et unique

Quand on dit Wachowski, on pense instantanément à la saga Matrix, une trilogie devenue culte qui a marqué toute une génération. Alors forcément, leur dernier film était attendu avec beaucoup d'impatience, surtout quand le sujet a été dévoilé (sans parler du bugdet pharaonique !). Cloud Atlas, co-réalisé par le duo Andy et Lana Wachowski avec Tom Tykwer, l'auteur du livre éponyme (en français Cartographie des nuages), répond à toutes nos attentes et au-delà. Embarquez pour une superbe œuvre contemporaine, pleine de surprises et fascinante, à travers des existences croisées et des univers oscillants entre l'ordinaire et l'imaginaire. Cloud Atlas était un pari très risqué, bien plus audacieux, plus inventif et plus vivant que la saga Matrix (que personnellement, je n'ai pas aimée), mais grâce à une réalisation époustouflante, une écriture habile et doué d'une direction artistique somptueuse, le film tient étonnamment la route et se suffit à lui-même tant le film contient toutes les réponses aux questions qu'il soulève. Cloud Atlas porte un message d'espoir et de sagesse, tout en explorant certaines croyances, telles que les vies antérieures et l'holisme. Une réflexion intéressante, un brin philosophique (certains diraient bouddhiste), qui saura être exploitée dans toute ses formes. Le résultat est une merveille, passionnante et riche en émotions. J'ai envie de dire qu'il ne faut surtout rien lire sur le film et y aller le plus "vierge" possible, car le meilleur moyen d'apprécier le film c'est tout simplement de se laisser porter (mais bon, puisque vous insistez...).

Romance, Thriller

Möbius : Creux, brouillon et mal exploité

D'une platitude presque douloureuse, Möbius se rêvait film d'espionnage moitié thriller, moitié glamour et finalement se rétame en beauté. Réalisé par Eric Rochant qui, après avoir réalisé deux saison de Mafiosa, le clan (diffusé sur Canal+), a cru avoir compris les ficelles pour obtenir un bon film palpitant et sombre. Et bien, c'est raté. Avec une écriture aussi brouillonne et maladroite, Möbius s’essouffle au bout de quelques minutes pour s'enterrer dans un semblant de romance peu crédible et inintéressante au possible.

Comédie, Romance

20 ans d’écart : Une jolie « romcom » moderne et hilarante !

Il faut savoir, à la base, que je ne suis pas friande de romantisme au cinéma. C'est souvent trop cucul-la-praline à mon goût. Les comédies romantiques, encore moins, car le schéma "1 heure de gag et 30 minutes de nunucherie" est souvent trop présent et casse le rythme. Mais de temps à autres, les soirs où la lune est à l'envers dans le ciel, un scénariste et un réalisateur (parfois, il s'agit d'une seule et même personne) se retrouvent pour créer la parfaite combinaison entre l'humour et le romantisme. Ainsi est né le film 20 ans d'écart, co-écrit et réalisé par David Moreau (connu pour avoir écrit et produit le triste remake de The Eye, en 2008, et le navrant Ils, avec son pote Xavier Palud, en 2006). Hilarant, attendrissant et frais, 20 ans d'écart revisite le terme "cougar" pour le transformer en une histoire attachante, interprétée par un duo sympathique et entraînant.

Drame

Spring Breakers : Du racolage assumé sans véritable intérêt

Depuis plusieurs mois, le sulfureux Spring Breakers fait couler beaucoup d'encre et de salive, particulièrement à cause l'hyper sexualisation et l'exhibition de jeunes actrices (principalement issues de l'écurie Disney) qui s'exposent joyeusement en string pour faire la promotion du film. Publicité racoleuse pour appâter le public ou petit bijou indépendant et audacieux ? Une chose est sûre, c'est que Spring Breakers ne fait pas dans la publicité mensongère : sexe, alcool, drogue et violence... Ce que Spring Breakers promet, Spring Breakers le délivre. Le film cultive tous les clichés possibles pour plaire à une jeunesse (navrante) bercée par MTV et donne vie à tous les fantasmes adolescents et masturbatoires imaginables. Derrière une réalisation psychédélique, arty et enivrante, Harmony Korine met en scène l'absence de l'innocence dans un monde où la morale n'a plus vraiment sa place. Le hic, c'est que Spring Breakers va tellement jusqu'au bout de ses idées qu'il est finalement difficile de discerner s'il faut le prendre au pied de la lettre ou s'il y a un message sensé caché en filigrane... Dans le premier cas, Spring Breakers n'est rien de plus qu'une sorte de Projet X (2012) au féminin, exacerbé et dopé au pop-art acidulé ; dans le dernier cas, le film était une belle tentative, malheureusement l'intrigue stagne rapidement en eaux troubles et il ne reste plus qu'un emballage répulsif à souhait.