Dwayne Johnson et Kevin Hart sortent les gros calibres pour prolonger cet été avec la comédie d'action Agents Presque Secrets, de Rawson Marshall Thurber. Portant le film sur leurs épaules, le duo fait vivre le film à travers une cohabitation forcée délirante et des affrontements musclés qui rendent l'ensemble dynamique et plaisant à suivre. Pourtant, Agents Presque Secrets… Lire la suite [CRITIQUE] Agents Presque Secrets, de Rawson Marshall Thurber
Étiquette : scolaire
[CRITIQUE] American Ultra, de Nima Nourizadeh
Malgré une emballage punchy et décalé, American Ultra est finalement une petite déception, qui se révèle mal fichu, trop timide et surtout, très scolaire. Après un film comme Projet X, je pensais que Nima Nourizadeh irait jusqu'au bout de ses idées, surtout avec un pitch aussi déjà-vu. OK, American Ultra a de l'action, un poil d'humour et un très bon casting, mais il y a aussi beaucoup de retenue dans un film qui aurait dû être plus déjanté et bien plus hilarant. Le coté audacieux d'American Ultra est plombé par une mise en scène basique et des rebondissements hyper prévisibles. Dommage...
[CRITIQUE] A Love You, de Paul Lefèvre
Dans un road trip ensoleillé fleurant bon les comédies françaises des années 70-80, Paul Lefèvre disserte sur l'amour et ses nombreuses perceptions actuelles à travers le périple de deux amis en vadrouille. Potache et éparpillé, A Love You est un premier film très bavard et malheureusement vide, à peine sauvé par le duo attachant que Paul Lefèvre forme avec Antoine Gouy.
[CRITIQUE] Ouija, de Stiles White
Décevant, facile et cliché, Ouija fait l'effet d'un soufflé raté : une apparence prometteuse mais qui ne ressemble plus à rien en quelques minutes. Si la bande-annonce avait tout pour plaire, le film de Stiles White est un plat réchauffé et sans saveur, qui, en plus de s'enfoncer dans la médiocrité, propose un rebondissement ultra fade qui ne se paie même pas le luxe d'être prévisible, tant il est totalement dénué d'intérêt. Pour un film que j'attendais beaucoup l'année dernière, la déception est totale.
Les Héritiers : Comme un air de déjà-vu (Écrire Pour Exister à la française ?)
Rares sont les films qui réussissent à dresser un portrait sur des jeunes de banlieue sans servir des clichés agaçants, tout en alliant une histoire convaincante et émouvante. Les Héritiers réussit presque à relever le défi haut la main, malgré une première partie un peu bancale. Le problème ? C'est simple : Richard LaGravenese a fait exactement le même film (à quelques détails près) il y a quelques années, Écrire Pour Exister. Ça et le fait que Marie-Castille Mention-Schaar puise dans les bons sentiments larmoyants pour toucher son public alors que son film est déjà bien chargé émotionnellement. Dommage.
[COUP DE CŒUR] Respire : À couper le souffle
Juste, sensible et poignant, le second film de Mélanie Laurent est d'un réalisme fulgurant, tant il capte à merveille les aléas de l'adolescence, marqués par une quête d'identité et de reconnaissance qui peut transformer une expérience formatrice en une relation tout aussi destructrice. Intimiste et douloureux, Respire narre les désillusions d'une adolescente dont l'univers bascule alors qu'elle est aux prises avec une amitié toxique. Entre amour et haine, Mélanie Laurent image une relation troublante et criante de vérité, qui ne manquera pas d'interpeller certain(e)s d'entre nous. Brillant.
