[CRITIQUE] Boy Erased, de Joel Edgerton

Important et sensible, Joel Edgerton livre un drame à la fois bouleversant et sobre, levant le voile sur ces thérapies de reconversion honteuses qui font légion dans certains communautés religieuses. Boy Erased est le récit d’un combat douloureux vers l’acceptation, entre conditionnements forcés et une famille déchirée. Souvent révoltant mais surtout émouvant, le film parvient à conserver un ton juste sans céder au sensationnel ni au happy-end facile. Cerise sur le gâteau : cela faisait longtemps que Russell Crowe n’avait pas été aussi convaincant.

[CRITIQUE] Marie Stuart, Reine d’Écosse, de Josie Rourke

L’Histoire romanesque du Royaume-Uni et du face-à-face entre Elisabeth 1er et Marie Stuart restent toujours une source d’inspiration inépuisable, quelque soit le point de vue choisi. Dernier exemple en date, ce petit bijou classique réalisé par Josie Rourke et porté par la merveilleuse Saoirse Ronan qui narre le destin à la fois tragique et formidable d’une Reine bafouée et trahie par les siens. Superbe et dramatique, Marie Stuart, Reine d’Écosse livre un récit tragique, cocoonné dans des décors et des costumes picturaux qui embellissent un tableau superbe et soigneusement réalisé.

[CRITIQUE] My Beautiful Boy, de Felix Van Groeningen

Façonné à travers les mémoires du père et l’expérience d’un fils, My Beautiful Boy retrace la dérive d’une cellule familiale aux apparences solides. Sensible et porté par un casting formidable, le premier film américain de Felix Van Groeningen explore le sentiment d’impuissance sous toutes ses formes, celle d’un père face à l’addiction de son fils et celle de ce dernier face à sa propre addiction. Steve Carrell et Timothée Chalamet sont bouleversants, malgré une forme narrative redondante qui perd peu à peu en intensité.

[CRITIQUE] Arctic, de Joe Penna

Entre courage et désespoir, Arctic retrace le parcours haletant d’un survival glacé, habité par un Mads Mikkelsen isolé et bouleversant. Joe Penna signe un récit solide, rude et étonnamment engageant, alors qu’il ne repose sur aucune backstory particulière. Remarquable.

[CRITIQUE] The Wife, de Björn Runge (sortie e-cinema)

Le pitch : Joan, épouse fidèle du célèbre auteur Joe Castleman, accompagne son mari à Stockholm où il doit recevoir le prix Nobel de littérature. Or dans l’avion, elle comprend petit à petit qu’après de longues années de vie commune, elle ne le supporte plus. Pourquoi ? Le passé et les rancœurs ressurgissent alors. Devra-t-elle briser leur secret au risque de tout perdre ?

[CRITIQUE] : Ben Is Back, de Peter Hedges

Peter Hegdes offre une nuit en enfer pour Julia Roberts, remarquable dans le rôle de cette mère prête à tout pour sauver son fils. Ben Is Back signe un récit bouleversant, tissé autour d’une famille brisée par l’addiction du fils, mais surtout porté par l’amour inébranlable d’une mère, aussi puissant que désespéré. Julia Roberts est fantastique, traduisant de l’émotion brute pour mieux capter les accents tragiques du film.

[CRITIQUE] Pupille, de Jeanne Herry

Simplement formidable, le film de Jeanne Herry livre une belle histoire qui donne chaud au cœur. Pupille s’attache aussi bien au tableau social qu’au parcours du petit Théo, l’enfant abandonné à la naissance. Si la part de fiction rend ce drame plus touchant, Jeanne Herry donne envie de croire à ce récit sincère. Pupille est un beau film, porté par un casting d’une justesse bouleversante : Gilles Lellouche et Elodie Bouchez sont exceptionnels.