[CRITIQUE] Spencer, de Pablo Larraín

Le mariage de la princesse Diana et du prince Charles s’est terni depuis longtemps. Bien que les rumeurs de liaisons et de divorce abondent, la paix est ordonnée pour les festivités de Noël au domaine de la reine à Sandringham. Il y a à manger et à boire, à tirer et à chasser. Diana connaît le jeu. Mais cette année, les choses seront bien différentes. Spencer est une illustration de ce qu’il aurait pu se passer pendant ces quelques jours fatidiques.

[CRITIQUE] L’Événement, d’Audrey Diwan

France, 1963. Anne, étudiante prometteuse, tombe enceinte. Elle décide d’avorter, prête à tout pour disposer de son corps et de son avenir. Elle s’engage seule dans une course contre la montre, bravant la loi. Les examens approchent, son ventre s’arrondit.

[CRITIQUE] West Side Story, de Steven Spielberg

Si le nom de Steven Spielberg ne suffit pas à vous convaincre, cette nouvelle vision de West Side Story est superbe réussite, alliant l’émotion contagieuse d’une romance shakespearienne et une revisite moderne du New York des années 50 où la salsa rencontre le rock’n’roll. Alors je ne sais pas si ça vaut le spectacle sur scène, ni si ce West Side Story 2.0 fidèle à l’histoire (vu que je n’ai vu ni l’un ni l’autre), mais je crois qu’on a besoin de romance et de chaleur au cinéma. Comme toujours, Steven Spielberg tombe à pic pour nous enchanter.

[CRITIQUE] Tout S’est Bien Passé, de François Ozon

Bouleversant, sincère et juste, Tout S’est Bien Passé résonne comme une ode à la vie et éclaire sur un sujet sensible, avec un humour et une légèreté audacieuse et étonnante. François Ozon évite le pathos et livre un film poignant, ainsi qu’une belle réflexion sur le droit de mourir dignement.

Top 2020 : Le meilleur de l’année

Je dis souvent que les années passent et ne se ressemblent pas. Cela aura rarement été aussi vrai que pour 2020. Il y a eu quasiment 6 mois de fermeture des salles et de nombreux films attendus cette année ont été reportés à des dates indéterminées. Du coup, il n’y a pas eu grand chose à se mettre sous la dent, et je ne parle pas uniquement des blockbusters. Mais malgré tout, sur la petite cinquantaine de films que j’ai réussi à voir cette année, il y a eu de bonnes surprises.

[CRITIQUE] Été 85, de François Ozon (podcast)

L’été de ses 16 ans, Alexis, lors d’une sortie en mer sur la côte normande, est sauvé héroïquement du naufrage par David, 18 ans. Alexis vient de rencontrer l’ami de ses rêves. Mais le rêve durera-t-il plus qu’un été ? 
Le film fait partie de la Sélection Officielle Cannes 2020.

Réalisé par François Ozon
En salles le 14 juillet 2020
Avec Félix Lefebvre, Benjamin Voisin, Isabelle Nanty, Valeria Bruni-Tedeschi…

[SÉRIE TV] Little Fires Everywhere : Reese Witherspoon face à Kerry Washington, c’est forcément à voir !

Le pitch : Durant l’été 1997, Mia Warren, une mère célibataire et bohème, s’installe avec sa fille Pearl à Shaker Heights, dans la banlieue riche de Cleveland, dans l’Ohio. Leur chemin croise très vite celui des Richardson, une famille bourgeoise exemplaire du coin. Deux mères de famille et deux visions de la vie s’opposent et s’entrelacent. Leurs relations vont peu à peu se tendre jusqu’à mettre en péril leurs vies.

Créée par De Liz Tigelaar
D’après le best-seller de Celeste Ng « La saison des feux » (2017).
Avec Reese Witherspoon, Kerry Washington, Joshua Jackson
Disponible sur Amazone Prime

[CRITIQUE] L’Extraordinaire Mr. Rogers, de Marielle Heller

Inconnu en France, Fred Rogers est un personnage phare aux Etats-Unis grâce à une émission ludique destinée aux enfants qu’il a animé pendant plus de 30 ans. Qui de mieux que Tom Hanks pour incarner cet homme bienveillant dans ce faux biopic qui raconte la rencontre avec L’Extraordinaire Mr Rogers et un journaliste rongé par…

[COUP DE CŒUR] Queen & Slim, de Melina Matsoukas

En Ohio à la suite d’un rendez-vous amoureux, deux jeunes afro-américains qui se rencontrent pour la première fois, sont arrêtés pour une infraction mineure au Code de la route. La situation dégénère, de manière aussi soudaine que tragiquement banale, quand le jeune homme abat en position de légitime défense le policier blanc qui les a arrêtés. Sur la route, ces deux fugitifs malgré eux vont apprendre à se découvrir l’un l’autre dans des circonstances si extrêmes et désespérées que va naître un amour sincère et puissant révélant le coeur de l’humanité qu’ils partagent et qui va changer le reste de leurs vies.

[CRITIQUE] Jojo Rabbit, de Taika Waititi

Jeu de satire mignon et savoureux, Jojo Rabbit est porté par une douce irrévérence tragi-comique qui anime un récit chargé par une mémoire historique bien réelle. Taika Waititi revisite la jeunesse nazie à travers une fable haute en couleurs, suivant les déboires d’un jeune garçon à l’aube de ses premiers émois. Si le film fait sourire autant qu’il bouleverse, j’attendais néanmoins un objet bien plus piquant et anti-conformiste. Jojo Rabbit se planque un dans un enrobage un poil trop sage, comme si Taika Waititi avait muselé son film pour en faire une œuvre passe-partout, comme un petit bonbon tendre appréciable unanimement. Ceci étant dit, le casting et surtout Roman Griffin Davis, est absolument génial.