Léger et sympathique, le premier film écrit et réalisé par Reem Kherici (d'abord humoriste et parfois actrice) nous embarque dans une aventure pétillante et ensoleillée. Entre découverte et remise en question, Paris à tout prix est une comédie mignonne, girly et parfois touchante, même avec ses nombreuses erreurs inhérentes à un premier essai, desservi par un scénario plus que prévisible.
Étiquette : avis
Pacific Rim : Grandiose
Des robots géants qui se castagnent contre d'immenses créatures, ça vous tente ? Le tout signé Guillermo Del Toro, encore plus ? Alors allez y : foncez ! Pacific Rim est LE blockbuster de l'été. Spectaculaire, jouissif, divertissant et impressionnant, Pacific Rim est une énorme réussite. Le film est un véritable choc (des titans) renversant, entre une trame prenante, des personnages humbles loin des clichés habituels et un rythme intense et incroyablement haletant, sans parler des effets spéciaux d'une beauté à couper le souffle. Gare au vertige, les créatures principales du films sont titanesques et Pacific Rim envoie du très très lourd ! Encore !
The Bling Ring : Attrayant mais lassant
Coloré et rythmé, le dernier film de Sofia Coppola électrise le grand écran et explore à sa façon le culte du vide et de la superficialité. La réalisatrice du sublime Virgin Suicide (1999) abandonne sa langueur habituelle, le temps de s'offrir, avec The Bling Ring, une parenthèse pop et colorée, sans oublier de d'explorer un de ses thèmes fétiches : la jeunesse, ici en perte de repères et accro aux sensations fortes et instantanées. Un essai intéressant et lumineux mais qui s'épuise de minutes en minutes, offrant un résultat souvent répétitif et creux.
World War Z : Efficace, divertissant, mais frileux
Du film pop-corn classique, World War Z en a toutes les qualités, mais aussi les défauts. Frénétique et stressant, le film de Marc Forster comble nos attentes quand il s'agit de jouer avec nos nerfs et nous captiver devant cette déferlante d'action quasiment incessante et chaotique. Cependant, quand on y regarde de plus près le film divise : souvent incohérent, parfois absurde, le scénario a tendance à combler ses creux à la hâte, pour provoquer ses rebondissements. En fait, World War Z n'a définitivement rien du film d'horreur (manque d'hémoglobine oblige) et emprunte les codes des films catastrophe, rayon apocalypse, en nous immergeant dans la confusion et la panique générale sans crier gare. Plutôt efficace et tranché, soit on aime, soit on déteste. Pour ma part, World War Z livre une œuvre correcte et appréciable sur l'instant, mais qui, après réflexion, manque de maturité et de réalisme.
Les Reines du Ring : Du spectacle et du rire !
Désopilant et plein de vie, Les Reines du Ring pourrait bien être la pépite surprise du moment. Le premier film de Jean-Marc Rudnick, jusque là habitué à écrire des scénarios sur des sujets moins légers (R.I.S. Police Scientifique, par exemple), réussit à éviter le piège béant du mélo attendu et ringard (comme le récent Bowling sorti en 2012 avec Catherine Frot) en préférant insister sur l'extravagance et le dynamisme du catch, plutôt que de perdre du temps à se dépatouiller avec les histoires secondaires sensibles et déjà vues mille fois. Dans les détails, c'est loin d'être parfait car tout ce qui n'a pas vraiment de lien avec le catch est carrément bâclé, mais globalement, on s'amuse tellement devant Les Reines du Ring que la bonne humeur communicative prend le dessus. Du spectacle, du rire et une bande de nanas pas comme les autres, entre super copines et super-héroïnes... Les Reines du Ring est une comédie marrante, populaire et décomplexée qui se démarque grâce à deux points forts : des dialogues efficaces et un casting complice qui a clairement pris du plaisir à faire ce film. Difficile de résister, c'est un bon moment de détente qui vous tend les bras.
Les Stagiaires : une publicité pour Google, souvent drôle mais très prévisible
Drôle et divertissant, le film Les stagiaires a le mérite de surprendre là où on ne l'attendait pas. Le dernier film de Shawn Levy (La nuit au musée, Crazy Night, Real Steel), co-écrit par Vince Vaughn, ne payait pourtant pas de mine. Certes, le scénario est cousu de fils blancs mais il regorge toutes fois d'idées efficaces et hilarantes, menées par le duo qui avait si bien fonctionné dans Serial Noceurs (2005). Mixant à merveille et sans lourdeur le choc des générations, Les Stagiaires nous offre de nombreux gags surprenants et souvent déjantés. Et c'est tant mieux, car le reste du film est plutôt convenu et sans prise de risque, cheminant tranquillement vers son happy-end à l'américaine.
Man Of Steel : Le retour de l’homme d’acier !
Le pitch : Un petit garçon découvre qu'il possède des pouvoirs surnaturels et qu'il n'est pas né sur Terre. Plus tard, il s'engage dans un périple afin de comprendre d'où il vient et pourquoi il a été envoyé sur notre planète. Mais il devra devenir un héros s'il veut sauver le monde de la destruction totale et incarner l'espoir pour toute l'humanité.
The Bay : Flemmard et inutile
Réalisé par Barry Levinson, qui a pourtant connu de belles heures grâce à Rain Man (1988), Harcèlement (1994) ou encore Sleepers (1996), et propulsé sur le devant de la scène grâce à un survendu "par les producteurs de Paranormal Activity et Insidious", The Bay avait un bagage potentiellement intéressant. Quoi qu'à y regarder de plus près, Levinson n'a rien fait de vraiment remarquable depuis la fin des années 90 et, finalement, "producteurs" ne veut absolument pas dire "scénaristes". Résultat, nous voici une nouvelle fois face à une incommensurable bouse qui brille non seulement pas sa vacuité que par son absence d'intention quelconque. Sans âme, ennuyeux, radin et bavard, The Bay n'a décroché son genre "épouvante/horreur" uniquement grâce à deux trois plans brouillons et flous tâchés d'hémoglobine. En dehors de ça, c'est-à-dire pendant la majeure partie du film, The Bay ne propose absolument rien dans le fond, ni dans la forme, déjà usée jusqu'à la corde. En effet, l'ère bénie du "found-footage" a clairement touché à sa fin et les seuls qui l'utilisent encore sont, apparemment, les plus flemmards. La preuve, avec The Bay...
Room 237 : un documentaire passionné et passionnant
Instructif et intéressant, Room 237 est un film documentaire passionné qui décrypte le film The Shining et propose d'étudier à la loupe la mise en scène de Stanley Kubrick, à travers plusieurs interviews et recherches.
Joséphine : Fausse adaptation, véritable cata !
Insupportable, palme d'or du navet et fainéant, Joséphine est la piètre adaptation de la BD du même nom de Pénélope Bagieu. Ce pseudo-film à peine plus divertissant qu'une blague Carambar souffre non seulement d'un scénario faiblard et non abouti, que d'une mise en scène au rabais. Joséphine ou comment profiter du nom d'une BD populaire pour attirer les gens et encaisser les sous, sans se soucier le moins du monde du résultat final. Je vous le dis dès aujourd'hui, ce film à une place assurée dans mon top 5 des pires films de l'année 2013 ! Cet article contient quelques petits spoilers, mais personnellement, je vous assure qu'il y aura beaucoup mieux à voir en salles lors de sa sortie le 19 juin prochain.
After Earth : Une promenade en forêt sans intérêt
Avec le temps, M. Night Shyamalan est devenu une référence... en matière de déception. Oubliées, la période d'or où son nom était sur toutes les lèvres après Sixième Sens en 1998 et Incassable en 2000. Le vent a tourné et nous avons eu le droit à des œuvres plus discutables (Signes en 2002, puis Le Village en 2004), puis d'autres vraiment mauvaises (Phénomènes en 2008). Malgré tout, Shyamalan ne renonce pas, après avoir produit le navrant Devil (2010) et réalisé Le Dernier maître de l'air la même année, il enfonce le clou et s'associe au clan Smith (sic) pour nous servir le dernier né : After Earth. Prévisible, geignard et inintéressant au possible, After Earth ne fait même pas l'effort d'essayer de surprendre et s'empêtre dans du déjà-vu mollasson. Noyé sous un flot de dialogues interchangeables et balisés, After Earth se plante en beauté avec ce duo père-fils fadasse et moralisateur qui fatigue bien plus qu'il ne captive...
Very Bad Trip 3 : Trop de Chow tue le show
De retour sur nos écrans, le Wolfpack nous promettait nouveautés, rires et aventures en cascades. En réalité, Very Bad Trip 3 a beaucoup perdu de son énergie en cours de route et se révèle assez décevant. Malgré une trame innovante, construite et différente - bien qu'un peu tirée par les cheveux - des deux premiers opus, l'humour est plutôt collégien et faiblard et l'ascension du personnage de Mr Chow est carrément irritante et poussive. Bien loin des fous-rires que m'avait provoqué Very Bad Trip en 2009, le dernier né de la trilogie relève à peine le niveau après le fiasco trashouille du n°2.
