[CRITIQUE] Joy, de David O. Russell

Après Hapiness Therapy et American Bluff, David O. Russell est de retour avec un film au casting bien familier et une histoire plutôt déconcertante (pour ne pas dire décevante). Sans surprise, Joy tente de noyer le poisson dans une cacophonie familiale et survoltée pour mieux forcer le trait sur une héroïne méritante qui fabrique des serpillières pour sauver le monde (ou presque). Si les intentions de David O. Russell sont claires, il choisit le chemin le plus compliqué pour y parvenir au lieu d’assumer pleinement le parcours modeste de son personnage. Au bout de trois films fabriqués dans le même moule, Joy ne parvient pas à donner le change bien longtemps et fleure bon l’arnaque. Et si le très bon Fighter était l’exception qui confirme la règle ?

[VIDÉO] Joy : Découvrez l’affiche et la bande-annonce

Inspiré d’une histoire vraie, JOY décrit le fascinant et émouvant parcours, sur 40 ans, d’une femme farouchement déterminée à réussir, en dépit de son excentrique et dysfonctionnelle famille, et à fonder un empire d’un milliard de dollars.

En salles le 30 décembre 2015
Réalisé par David O. Russell
Avec Jennifer Lawrence, Bradley Cooper, Robert De Niro…

Flop 2014 : Les pires films de l’année

Comme tous les ans, il y a toujours un bon gros lot de films que j’ai pas aimé. Grosses déceptions, ratages complets ou simplement pas ma came, le tri n’a pas été facile. Evidemment, il y a les cibles faciles et, en tête de peloton, se trouvent surtout les films qui sentaient mauvais dès le début comme, RoboCop, 300 – La Naissance d’un Empire, Sin City 2 – J’Ai Tué Pour Elle et Rec 4 – Apocalypse. Et puis il y a ceux qui m’ont passablement énervée tant ils étaient navrants et là, il y a pas mal de comédies / soupes dramatiques françaises. J’y reviendrais un peu plus tard.
Dans ce Flop 2014, je me concentre vraiment sur les films qui m’ont déçus et les voici

BAFTA 2014 : Le palmarès

Dimanche soir a eu lieu la 67è cérémonie des BAFTAs (équivalent des Oscars pour la Grande Bretagne), présentée par Stephen Fry. Encore une fois, étant donné que 2013 a été un très bon cru, le résultat des BAFTAs tranche dans le vif et ne fait pas toujours des heureux. Alfonso Cuaron et son film Gravity sont les grands vainqueurs de cette soirée, en remportant 7 prix au total (dont 5 dans les catégories principales)

American Bluff : Bavard et trop facile, malgré un casting alléchant

David O. Russell renoue avec ses acteurs fétiches et nous plonge dans l’euphorie des années 70. Malgré une immersion réussie et un casting au top, American Bluff se révèle bien trop complexe et bavard pour être appréciable, reprenant l’atmosphère hystérico-délirante d’Happiness Therapy (2012), avec sa galerie de personnages aux relations dysfonctionnelles. Finalement, l’effort mis sur les costumes et les décors rétros ont tendance à susciter plus d’intérêt que ce film au scénario confus, parfois assommant, qui tente de nous mener en bateau jusqu’à une issue qui fleure si bon l’entourloupe téléphonée qu’Ocean’s Eleven, de Steven Soderbergh (2001), est bien plus crédible à coté !