[CRITIQUE] Anna, de Luc Besson

Les Matriochka sont des poupées russes qui s’emboîtent les unes dans les autres. Chaque poupée en cache une autre. Anna est une jolie femme de 24 ans, mais qui est-elle vraiment et combien de femmes se cachent en elle ? Est-ce une simple vendeuse de poupées sur le marché de Moscou ? Un top model qui défile à Paris ? Une tueuse qui ensanglante Milan ? Un flic corrompu ? Un agent double ? Ou tout simplement une redoutable joueuse d’échecs ? Il faudra attendre la fin de la partie pour savoir qui est vraiment ANNA et qui est “échec et mat”.

[CRITIQUE] La Grande Aventure Lego 2 de Mike Mitchell

Bruyant et reposant constamment sur ses lauriers, La Grande Aventure Lego 2 n’est pas vraiment super-génial. Là où l’originalité et l’imagination fleurissante était au centre d’une aventure réjouissante dans le premier opus, cette suite signée Mike Mitchell capitalise sur une bande-originale insistante, un scénario surchargé et criblé de références, tandis que le rappel à la réalité persistant finit de ruiner le charme inventif créé par le film original de Phil Lord et Chris Miller. Tout est super décevaaaaaannnnt !

[CRITIQUE] Oh Lucy!, d’Atsuko Hirayanagi

Conte désenchanté autour de la solitude et du manque d’amour, Oh Lucy! démêle dépression et sentiments dans un drame curieusement cocasse et bouleversant à la fois. Atsuko Hirayanagi propose une héroïne coincée entre la mère accomplie et la jeune femme épanouie, accusant aussi bien le poids de l’âge que les conséquences de ses choix (ou défaites) passés, dans un voyage plein de désillusions et autres réalisations douloureuses. Touchant, drôle et particulier, Oh Lucy! offre un visage loin du Japon kawaii des mangas ou de la culture pop, pour en dévoiler une facette déconcertante mais finalement plus humaine.

[CRITIQUE] Lazarus Effect, de David Gelb

La vie après la mort ou les morts qui reviennent à la vie… Lazarus Effect surfe sur des thématiques chéries du genre horrifique pour proposer un film plutôt sympathique aux jumpscares efficaces, animé par une trame mystérieuse. Si le film de David Gelb manque parfois d’ambition et de vrais moments de terreur, le simple fait d’avoir un scénario suffisamment intéressant, entre croyances religieuses et théories scientifiques, permet au film de trouver un équilibre convaincant. L’intention est visible, le sursaut est imprévisible, Lazarus Effect présente certes des faiblesses au niveau de la structure et fera l’effet d’une récréation pour les habitués du genre, mais le film parvient à tenir ses promesses grâce à un ensemble finalement sombre et attractif.

Flop 2014 : Les pires films de l’année

Comme tous les ans, il y a toujours un bon gros lot de films que j’ai pas aimé. Grosses déceptions, ratages complets ou simplement pas ma came, le tri n’a pas été facile. Evidemment, il y a les cibles faciles et, en tête de peloton, se trouvent surtout les films qui sentaient mauvais dès le début comme, RoboCop, 300 – La Naissance d’un Empire, Sin City 2 – J’Ai Tué Pour Elle et Rec 4 – Apocalypse. Et puis il y a ceux qui m’ont passablement énervée tant ils étaient navrants et là, il y a pas mal de comédies / soupes dramatiques françaises. J’y reviendrais un peu plus tard.
Dans ce Flop 2014, je me concentre vraiment sur les films qui m’ont déçus et les voici

Lucy : Le grand n’importe quoi de Luc Besson

Étant l’un des rares réalisateurs français à réussir outre-atlantique, Luc Besson ne se prive pas quand il s’agit d’en mettre plein les yeux. Pour son retour à la science-fiction, il choisit Lucy, l’histoire d’une femme qui, suite à un concours de circonstances, voit ses capacités cérébrales augmenter à toute vitesse. Si Luc Besson livre un film popcorn au caractère assumé en réutilisant des effets de style qui marchent à tous les coups, Lucy est complètement desservi par une seconde partie fantaisiste et décousue, qui manque beaucoup de crédibilité en noyant le poisson à grands renforts de laïus pseudo-scientifiques. Bien tenté, mais ça ne prend pas.