[CRITIQUE] Captain Fantastic, de Matt Ross

Brillant, lucide et tendre, Captain Fantastic dresse un portrait familial atypique plein de charme et s’interroge à travers une critique sociale intelligente. Matt Ross tisse une dramédie aigre-douce, qui enchante grâce à des personnages anti-conventionnels qui viennent bousculer le phénomène de la pensée unique, largement soutenu par les médias et les pouvoirs en place. Un vrai petit bijou lumineux à ne pas manquer (et je ne dis pas ça parce que c’est marqué sur l’affiche !).

[CRITIQUE] Free State Of Jones, de Gary Ross

Pour son nouveau film, Gary Ross nous plonge dans les dessous peu connus de la Guerre de Sécession, à travers un drame à la fois éprouvant et intense. Oui, mais voilà, le mot qui pourrait résumer Free State Of Jones est « trop » : trop d’Histoire, trop de sujets, trop de clichés, trop long, trop d’emphase, trop de flashforwards, trop de dates à retenir et d’annotations à lire… Malgré un ensemble plutôt engageant, entre un casting excellent et une mise en scène superbe (encore une photographie aussi brute que magnifique), Gary Ross livre un film très américain et retrace une période noire (sans jeu de mot :D) de l’Histoire américaine déjà vue trop souvent, remuant les mêmes intrigues sur lesquelles il s’attarde tellement que la véritable évolution des personnages passent finalement à la trappe. Le drame humain est remplacé par les faits historiques, et c’est dommage car en dehors de l’omniprésence de Newton Knight, il est difficile de savoir qui il était vraiment