Festival de Cannes 2020 : Découvrez la sélection du Label Cannes 2020

Si le Covid-19 a eu raison du Festival de Cannes tel que nous le connaissons, il aura tout de même lieu. Mecredi 3 juin, Thierry Frémaux a dévoilé les 56 films sélectionnés pour cette 73e édition atypique. Le but : (re)donner envie aux Français d’aller au cinéma dès la réouverture des salles, le 22 juin prochain. Pour cette année, il n’y aura plus les catégories habituelles (films En et Hors Compétition, les Séances de Minuit, Un Certain Regard…) mais mettra en avant de nouvelles catégories : « Les fidèles », « Les nouveaux venus », « Premiers films »… afin de rendre le Festival moins exclusif. Les films sélectionnés recevront un Label Cannes 2020.
À noter, si la Quinzaine des Réalisateurs n’aura pas lieu cette année, la Semaine de la Critique suivra la même disposition avec une sélection de 6 long-métrages et 10 court-métrages qui seront « labellisés ».

[CRITIQUE] Doubles Vies, d’Olivier Assayas

Alain, la quarantaine, dirige une célèbre maison d’édition, où son ami Léonard, écrivain bohème publie ses romans. La femme d’Alain, Séléna, est la star d’une série télé populaire et Valérie, compagne de Leonard, assiste vaillamment un homme politique. Bien qu’ils soient amis de longue date, Alain s’apprête à refuser le nouveau manuscrit de Léonard… Les relations entre les deux couples, plus entrelacées qu’il n’y paraît, vont se compliquer.

[CRITIQUE] How To Talk To Girls At Parties, de John Cameron Mitchell

Petit OFNI (Objet Filmique Non Identifié) fantasque, le nouveau film de John Cameron Mitchell défriche les sentiers battus à travers le choc des cultures entre un échantillon punk et des créatures curieuses. Souvent lunaire, plutôt original et étonnant, How To Talk To Girls At Parties parvient à conjuguer l’effervescence libératrice et expressive des années 70 au détour d’une rencontre aussi étonnante…

[CRITIQUE] A Ghost Story, de David Lowery

Énigmatique et expérimental, A Ghost Story tente de capturer le vide et le temps du coté des disparus, dans une histoire de fantôme évanescente, presque muette et statique. Malgré une réflexion intéressante sur le cycle de la vie, le film de David Lowery ne propose pas grand chose à se mettre sous la dent tant le réalisateur se contente de poser sa caméra sans véritable effort, certes volontaire, de mise en scène…

[CRITIQUE] Papa ou Maman 2, de Martin Bourboulon

Les parents indignes de Martin Bourboulon sont de retour et prêts à en découdre… pour le meilleur ou pour le pire ? Moins audacieux et plus sage, Papa Ou Maman 2 n’a pas l’impertinence ni la fraîcheur du premier film, mais reste toute de même une comédie drôle et décomplexée. Si Martin Bourboulon multiplie les personnages et les gags, c’est surtout le duo Laurent Lafitte et Marina Foïs qui est, encore une fois, un vrai régal.

[CRITIQUE] Captain Fantastic, de Matt Ross

Brillant, lucide et tendre, Captain Fantastic dresse un portrait familial atypique plein de charme et s’interroge à travers une critique sociale intelligente. Matt Ross tisse une dramédie aigre-douce, qui enchante grâce à des personnages anti-conventionnels qui viennent bousculer le phénomène de la pensée unique, largement soutenu par les médias et les pouvoirs en place. Un vrai petit bijou lumineux à ne pas manquer (et je ne dis pas ça parce que c’est marqué sur l’affiche !).