[CRITIQUE] Alita : Battle Angel, de Robert Rodriguez

Robert Rodriguez lance la saison des blockbusters avant l’heure avec l’adaptation du manga Gunnm, co-écrit et surtout produit par James Cameron. Alita : Battle Angel nous plonge dans un monde dystopique et épique, criblé de scènes d’actions à couper le souffle et d’effets spéciaux spectaculaires. Néanmoins, l’approche « young adult » a tendance à desservir les personnages, les rendant un peu plat comparé à la maturité du film. Dans l’ensemble, Alita : Battle Angel est une aventure super dynamique et rythmée, parvenant à offrir une première virée plaisante dans cet univers dense avec beaucoup d’aisance… et de promesses.

[CRITIQUE] Happy Birthdead 2 You, de Christopher B. Landon

Plus gros, plus fou, plus fun : Christopher B. Landon poursuit l’aventure Happy Birthdead avec une suite rocambolesque qui continue d’explorer le concept de la boucle temporelle machiavélique. Happy Birthdead 2 You profite du succès du premier opus pour viser plus grand, mais qui dit plus grand dit plus de détails à soigner. Ce qui passait crème dans le premier film se voit comme le nez au milieu de la figure dans cette suite : les incohérences et les détails bancals ont tendance à affaiblir un film qui, heureusement, n’a rien perdu de son mordant punchy, exagéré et divertissant grâce à son héroïne aguerrie et assumée. 

[CRITIQUE] The Place, de Paolo Genovese

Fascinant, joueur et cruel, le nouveau film choral de Paolo Genovese continue d’explorer avec une justesse un poil vicieuse mais efficace les limites morales de ses personnages, ballottés entre le libre arbitre et leurs actions karmiques. The Place campe entre le bien et le mal, tissant une intrigue psychologique retors sous forme d’un huis-clos oral et original Intéressant, prenant et hautement musical en VO.

[CRITIQUE] Glass, de M. Night Shyamalan

Dès Split, M. Night Shyamalan avait initié un lien vers Incassable, un de ses premiers succès en 2000. Si la surprise avait ravi les fans du premier film, Glass restait assez flou quant à la tournure qu’allait prendre les événements. À l’arrivée, M. Night Shyamalan déçoit en renouant avec ses vieux travers : installations laborieuses, trame nébuleuse et mystification inutile, Glass passe non seulement à côté du potentiel de ses trois personnages phares mais également à côté d’un point de vue original en prenant la mode super-héroïque à contre-sens. L’ensemble vire rapidement au sens intérêt et le fait de teaser un opération plus vaste pour appâter le chaland et vendre un prochain film rend Glass encore plus vain. Dommage.

[CRITIQUE] Photo de Famille, de Cécilia Rouaud

Gabrielle, Elsa et Mao sont frères et sœurs, mais ne se côtoient pas. Surtout pas. La première est « statue » pour touristes, au grand dam de son fils ado. Elsa, elle, est en colère contre la terre entière et désespère de tomber enceinte. Et Mao, game designer de génie chroniquement dépressif, noie sa mélancolie dans l’alcool et la psychanalyse. Quant à leurs parents, Pierre et Claudine, séparés de longue date, ils n’ont jamais rien fait pour resserrer les liens de la famille. Pourtant, au moment de l’enterrement du grand-père, ils vont devoir se réunir, et répondre, ensemble, à la question qui fâche : « Que faire de Mamie ? »

[CRITIQUE] I Am Not A Witch, de Rungano Nyoni (Sortie DVD et VOD)

Shula, 9 ans, est accusée de sorcellerie par les habitants de son village et envoyée dans un camp de sorcières. Entourée de femmes bienveillantes, condamnées comme elle par la superstition des hommes, la fillette se croit frappée d’un sortilège : si elle s’enfuit, elle sera maudite et se transformera en chèvre… Mais la petite Shula préférera-t-elle vivre prisonnière comme une sorcière ou libre comme une chèvre ?

Réalisé par Rungano Nyoni
Avec Margaret Mulubwa, Henry B.J. Phiri, Nancy Mulilo…
Sortie en DVD et VOD : le 3 juillet
Bonus DVD : Entretien avec Rungano Nyoni

[CRITIQUE] La Fête des Mères, de Marie-Castille Mention-Schaar

Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir … Fils ou fille, nous restons quoiqu’il arrive leur enfant avec l’envie qu’elles nous lâchent et la peur qu’elles nous quittent. Et puis nous devenons maman … et ça va être notre fête !