Après Spiderman, c'est au tour des 4 Fantastiques d'être rebooté prématurément. Si Josh Trank avait réalisé un premier film prometteur, l'aventure a été chaotique, du choix décrié des acteurs au tournage compliqué. À l'arrivée, Les 4 Fantastiques ressemble plus à un film de science-fiction et l'aspect super-héroïque a été laissé au placard, livrant un film trop dramatique et bien trop sombre. Entre le manque de divertissement et d'action, Josh Trank livre un film sans ambition, avec des héros perdus et un visuel décevant. Finalement, les deux films de Tim Story n'étaient pas si mal...
Étiquette : décevant
[CRITIQUE] Ouija, de Stiles White
Décevant, facile et cliché, Ouija fait l'effet d'un soufflé raté : une apparence prometteuse mais qui ne ressemble plus à rien en quelques minutes. Si la bande-annonce avait tout pour plaire, le film de Stiles White est un plat réchauffé et sans saveur, qui, en plus de s'enfoncer dans la médiocrité, propose un rebondissement ultra fade qui ne se paie même pas le luxe d'être prévisible, tant il est totalement dénué d'intérêt. Pour un film que j'attendais beaucoup l'année dernière, la déception est totale.
[CRITIQUE] Toute Première Fois, de Noémie Saglio et Maxime Govare
Sucré, mignonnet et faussement osé, Toute Première Fois joue la carte gay-friendly à travers les amours confuses d'un homme en couple avec un autre. Pour leur premier film, Noémie Saglio et Maxime Govare détournent l'image du couple "conventionnel" et propose une crise existentielle avenante et pêchue. Malheureusement, la limite est fine entre la comédie légère et la caricature pour beaufs : au-delà des travers hésitants ou commodes qui découlent souvent d'un premier film, Toute Première Fois laisse un goût amer avec ses faux airs de sitcom "gay mais pas trop", où l'idée originale (le coming-out à l'envers) est exploitée de façon finalement gênante. À quand un film populaire avec un couple gay et assumé ? Ce n'est pas pour tout de suite.
Comment Tuer Son Boss 2 : Very Bad Suite
Trois ans après le premier film, Nick, Kurt et Dale, trois amis aux pulsions criminelles, s'essaient au kidnapping catastrophe dans Comment Tuer Son Boss 2. Loin de faire dans la nouveauté, le film de Sean Anders reprend les codes du premier film et les étirent dans une comédie farfelue, drôle certes, mais pas aussi fraîche que le premier opus. Du coup, Comment Tuer Son Boss 2 devient rapidement bavard et bruyant, tandis que le coté crétin des trois héros, si charmant au début, devient peu à peu irritant. Autrement dit : ça se regarde, mais "c'est pas ouf". 😀
White Bird : Décevant, malgré un casting remarquable
Une adolescente en proie à ses hormones et une mère destructrice qui disparaît du jour au lendemain, le nouveau film de Gregg Araki semblait prometteur, à la fois bouleversant et sensuel. Si White Bird s'offre un casting en or, le film ne fait qu'effleurer la surface d'un sujet multiple qui aurait pu être bien mieux exploité. Au lieu de cela, si Shailene Woodley se lâche enfin sur grand écran, son personnage reste malheureusement très plat, face à une Eva Green géniale. White Bird passe largement à coté de son potentiel dramatique pour proposer une histoire tiède, attendue et pas vraiment intéressante. Dommage.
Sin City – J’ai Tué Pour Elle : Déjà vu, déjà fait… en mieux
On prend les mêmes et on recommence... ou presque ! 9 ans après le premier film, (ba)Sin City n'a pas pris une ride et nous replonge sans effort dans son univers lugubre et poisseux. Aussi violent que glamour, Robert Rodriguez et Frank Miller signent une suite calquée sur le premier opus, en proposant plusieurs histoires et un univers graphique superbe. Cependant, entre une narration en voix off trop envahissante et des intrigues prévisibles et inégales, Sin City - J'ai Tué Pour Elle manque énormément de rythme et semble souvent trop long et bavard. Là où le premier Sin City avait créé la surprise, Sin City - J'ai Tué Pour Elle arrive bien trop tard et se révèle plutôt décevant, laissant une impression de déjà vu/déjà fait... en mieux.
Sils Maria : Troublant et décevant
Troublant et étrange, le dernier film d'Olivier Assayas est une œuvre en demi-teinte, portée par un duo d'actrices brillantes. Sils Maria s'articule autour du remake d'une pièce de théâtre et offre une vision intéressante de l'industrie du cinéma vue de l'intérieur. À travers la relation ambiguë et envahissante entre une actrice et son assistante, Sils Maria fustige le cinéma contemporain en opposant deux générations contrastées et obligées de co-exister à cause des ambitions hollywoodiennes. L'exercice est ambitieux, et surtout intéressant, pourtant à force de lancer plusieurs intrigues à la fois, Sils Maria ne parvient pas à aboutir, laissant alors planer un sentiment de frustration et obligeant son public à trouver ses propres réponses avec le peu d'éléments offerts. Dommage, car Kristen Stewart et Juliette Binoche sont véritablement excellentes.
Sexy Dance 5 – All In Vegas : Une suite très décevante
Après un quatrième volet graphique et original, Sexy Dance 5 - All In Vegas fait l'effet d'une douche froide. La franchise retrouve ses vieux démons en mettant de nouveau en avant le streetdance dans un opus brouillon et répétitif aux scènes de danses plutôt inégales, voire médiocres (non pas que je serais capable de faire pareil). De plus, le film de Trish Sie s'encombre d'un scénario bavard et bien trop développé pour, admettons-le, le niveau des acteurs qui sont plus danseurs qu'autre chose. Bref, Sexy Dance 5 - All In Vegas a beau essayer dans mettre plein la vue, mais rien y fait : c'est du (mauvais) réchauffé.
Cartel : Déception et frustration
Bavard et interminable, le dernier film de Ridley Scott est une amère déception. Malgré un casting alléchant, Cartel s’essouffle dès les premières minutes en tentant d'installer les bases d'une histoire alambiquée, qui embrouille plus qu'elle ne captive. A force de tourner autour du pot, Cartel perd de son intérêt et se réfugie derrière des personnages caricaturaux, voire un poil vulgaire, pour créer le buzz. Dommage.
