[CRITIQUE] Galveston, de Mélanie Laurent

1988. Les temps sont durs pour Roy, petit gangster de la Nouvelle-Orléans. La maladie le ronge. Son boss lui tend un guet-apens auquel il échappe de justesse. Une seule issue : la fuite, en compagnie de Rocky, une jeune prostituée. Deux êtres que la vie n’a pas épargnés. En cavale vers la ville de Galveston, ils n’ont plus rien à perdre…

[CRITIQUE] Pentagon Papers, de Steven Spielberg

Première femme directrice de la publication d’un grand journal américain, le Washington Post, Katharine Graham s’associe à son rédacteur en chef Ben Bradlee pour dévoiler un scandale d’État monumental et combler son retard par rapport au New York Times qui mène ses propres investigations. Ces révélations concernent les manœuvres de quatre présidents américains, sur une trentaine d’années, destinées à étouffer des affaires très sensibles… Au péril de leur carrière et de leur liberté, Katharine et Ben vont devoir surmonter tout ce qui les sépare pour révéler au grand jour des secrets longtemps enfouis…

[CRITIQUE] Cézanne et Moi, de Danièle Thompson

De beaux décors, des costumes d’époque et un duo d’acteurs reconnus pour leurs talents : le film de Danièle Thompson frôle la perfection au premier coup d’œil… la perfection académique au second. Cézanne Et Moi propose le face-à-face de deux Guillaume pour le prix d’un, qui dissèquent les souvenirs d’une amitié d’artistes, avec la solennité…

[CRITIQUE] Carol, de Todd Haynes

Encensé par la critique américaine et porté par deux actrices talentueuses, Carol semblait réunir tous les critères pour être un de ses films sensibles et envoûtants narrant l’histoire d’un couple homosexuel dans une époque conformiste. À l’arrivée, le film de Todd Haynes propose bien plus ce que cela, mais finit tout de même par décevoir tant il manque cruellement d’émotion. Taillé pour les Oscars, Carol mise tant sur les deux stars du film qu’il oublie finalement de parler d’amour ou d’exprimer une quelconque passion, faisant de l’ensemble un film longuet, beau et… comment dire… ennuyeux. Dommage.

[CRITIQUE] The Danish Girl, de Tom Hooper

Délicat et bouleversant, Tom Hooper s’inspire de l’univers artistique de ses personnages pour en peindre un tableau vivant sur l’histoire de Lili Elbe, la première femme transgenre. The Danish Girl se démarque par la qualité de ses images, plus que par son propos, dressant une fresque romanesque en costumes d’époque. Et au milieu, un duo saisissant, l’un touchant dans sa composition, bien que parfois trop emprunté, l’autre remarquable par sa force et la liberté qui émane de son jeu. Le parfait film à Oscar en somme : à la fois attendu, un poil trop lisse et pourtant magnifique.