[CRITIQUE] Sorry To Bother You, de Boots Riley

Après avoir décroché un boulot de vendeur en télémarketing, Cassius Green bascule dans un univers macabre en découvrant une méthode magique pour gagner beaucoup d’argent. Tandis que sa carrière décolle, ses amis et collègues se mobilisent contre l’exploitation dont ils s’estiment victimes au sein de l’entreprise. Mais Cassius se laisse fasciner par son patron cocaïnomane qui lui propose un salaire au-delà de ses espérances les plus folles…

[CRITIQUE] Le Retour de Mary Poppins, de Rob Marshall

20 ans après le premier film, Rob Marshall propose les retrouvailles avec la plus célèbre gouvernante anglaise du monde dans Le Retour de Mary Poppins. L’ensemble résiste à l’appel des sirènes des comédies musicales pop et modernes pour conserver le charme british de l’époque, à travers une réalisation à l’ambiance chaleureuse et aux couleurs acidulées. Entre nostalgie et hommage, Le Retour de Mary Poppins prolonge cette aventure familiale, peut-être un poil trop chargée en chansons interchangeables, mais tout de même portée par Emily Blunt, merveilleuse comme toujours.

[CRITIQUE] Ocean’s 8, de Gary Ross

Après Steven Soderbergh, c’est Gary Ross qui propose la relève de la saga Ocean. À peine rehaussé par un casting (et des caméos) alléchant, Ocean’s 8 propose un spin-off féminisé à outrance, baignant dans le luxe, la mode et les bijoux pour bien souligner le changement de sexe de ses personnages, et manque surtout d’originalité de d’imagination. Déjà vu, prévisible et surtout caricatural, Gary Ross aura beau changer les joueurs, il semblerait que l’ère des films de braquages est bel et bien révolue.

[CRITIQUE] Geostorm, de Dean Devlin

Grâce à une coopération sans précédent entre États, un réseau de satellites contrôle désormais le climat et protège les populations. Jusqu’à ce que le dispositif se dérègle… S’agit-il d’un complot ou d’une faille dans le système ? S’engage alors une véritable course contre la montre…

[CRITIQUE] Sisters, de Jason Moore

Si les comédies d’ados fêtards vous épuisaient déjà, Sisters est là pour asséner le coup de grâce. Déjà mollement attendu, le film de Jason Moore arrive bien tardivement pour cristalliser l’amitié de Tina Fey et Amy Poehler sur grand écran, des lustres après qu’elles aient fait se gausser le parterre Hollywoodien grâce à leur humour osé, en animant les cérémonies des Golden Globes en duo, trois fois de suite. Résultat, Sisters ressert un humour réchauffé, si retravaillé et prévisible qu’il s’en dégage un sentiment de désespoir et d’usure, tant l’ensemble est criard, m’as-tu-vu et téléphoné. Là où les comédies ados ou adolescentes peuvent vaguement inspirer, Sisters inspirent surtout de la pitié et de la gêne, surtout quand on voit ces deux actrices, normalement hilarantes, se vautrer dans un film aussi ringard. Au secours !

[CRITIQUE] Kung Fu Panda 3, de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni

Po est de retour avec ses amis pour de nouvelles aventures, incluant un nouveau méchant à affronter et de nouvelles révélations sur son passé. Et oui, Kung Fu Panda est de retour pour un 3e volet haut en couleurs et fort en bonne humeur. Cependant, à force de rester trop en surface, le film de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni finit par opter pour la facilité et se répéter dans un nouveau film qui offre toujours la même morale, sans vraiment aller plus loin. Le divertissement et le plaisir sont toujours au rendez-vous… mais l’effet novateur et surprenant du premier opus n’agit plus.