Prévisible et peu accrocheur, Dark Places est un thriller très basique, tournant autour du meurtre mystérieux d'une famille et explorant les failles psychologiques de ses personnages. Surfant sur un thème plutôt daté, qui aurait pourtant fait fureur au début des années 2000, le film de Gilles Paquet-Brenner tente mollement de profiter du succès de Gone Girl pour perdurer, mais ne parvient pas à construire une trame aussi prenante. Seulement, avec une intrigue aussi simple à dépiauter et une héroïne plutôt mutique et peu accessible, Dark Places botte en touche et s'avère plutôt décevant.
Étiquette : psychologie
Rattrapage 2014 : Saint Laurent, de Bertrand Bonello
1967 - 1976. La rencontre de l'un des plus grands couturiers de tous les temps avec une décennie libre. Aucun des deux n’en sortira intact.
[CRITIQUE] American Sniper, de Clint Eastwood
Dur, implacable et prenant, le dernier film de Clint Eastwood est un drame étouffant, plongeant dans l'horreur de la guerre et de ses conséquences. Contrairement à ce que son titre (et l'affiche du film) indique, American Sniper n'est pas qu'une simple ode au patriotisme américain aveugle, mais une histoire aussi brutale que touchante, vue à travers le parcours d'un homme transformé malgré lui en dommage collatéral. Si le film édulcore son personnage principal, cette adaptation de son histoire ne laisse pas indemne.
[CRITIQUE] Frank, de Lenny Abraham
Expérimental, drôle et déprimant, Frank est une comédie peu ordinaire hanté par des passages tout aussi particuliers. Entre musique d'un autre genre et conversations lunaires, le film de Lenny Abraham suit un groupe de musiciens atypiques et marginaux, réunit par leurs différences. Sous l’œil d'un héros "normal", Frank dissèque la folie libre avec un humour décalé bien venu mais oublie trop souvent de rendre ses personnages appréciables. Dommage.
[CRITIQUE] It Follows, de David Robert Mitchell
En adaptant au cinéma un de ses cauchemars récurrents, David Robert Mitchell prend les codes horrifiques à contre-emploi pour livrer un petit "ofni" (objet filmique non identifié) qui ne laissera personne indifférent. Angoissant et étrange, It Follows est à la fois dérangeant et captivant. Le concept est novateur et immersif, grâce à une mise en scène inhabituelle qui laisse planer le doute entre l'inspiration salvatrice et l'essai expérimental. Quelques parts entre l'horreur froide mais stylisée et une thématique confuse sur la sexualité adolescente, It Follows ressemble effectivement à un cauchemar éveillé où la lenteur du film ne fait qu'accroître un malaise et une tension prenante. En voilà un petit film intéressant !
La Liste De Mes Envies : Insipide et terne
Terne et dépassé, La Liste De Mes Envies est une comédie dramatique sans saveur, adaptée d'un livre du même ton. Difficile, donc, d'être véritablement exigeant. Pour son dernier film, Didier Le Pêcheur ne parvient pas à donner de l'envergure à une galerie de personnages tièdes, menés par une Mathilde Seigner omniprésente, mais atone.
Enemy : Trop lent et laborieux, malgré une intrigue brillante (+ explication du film)
Lent et contemplatif, le dernier film de Denis Villeneuve est laborieux. À trop vouloir jouer la carte du mystère, Enemy surfe finalement sur énormément de vide à travers la quête d'un homme face à son sosie et la personnification de ses craintes. Malgré une ambiance feutrée et intrigante, Enemy ne parvient jamais à installer le malaise et la curiosité escompté, entre une histoire prévisible et un traitement éteint, où l'étrange laisse rapidement place à l'ennui. Après le très haletant Prisoners, j'espérai bien mieux.
Apprenti Gigolo : Une comédie agréable et élégante
Élégant et plein d'humour, Apprenti Gigolo est une agréable comédie empreinte de nostalgie, avec sa mise en scène et ses personnages tout en discrétion et légèrement désuets. Bien évidemment inspiré par Woody Allen, John Turturro narre avec justesse le drame poignant qui se cache derrière l'humour et l'originalité de son sujet, tout en étant une ode aux amours naissantes et surtout aux femmes, si belles devant sa caméra admirative. Certes, le résultat manque un peu de personnalité car on retrouve beaucoup le style de Woody Allen (ainsi que son bavardage inutile), mais Apprenti Gigolo réussit à charmer grâce à sa sincérité et ses personnages drôles et attendrissants.
