Drame, Thriller

[CRITIQUE] Sibyl, de Justine Triet

Sibyl est une romancière reconvertie en psychanalyste. Rattrapée par le désir d'écrire, elle décide de quitter la plupart de ses patients. Alors qu'elle cherche l'inspiration, Margot, une jeune actrice en détresse, la supplie de la recevoir. En plein tournage, elle est enceinte de l'acteur principal… qui est en couple avec la réalisatrice du film. Tandis qu'elle lui expose son dilemme passionnel, Sibyl, fascinée, l’enregistre secrètement. La parole de sa patiente nourrit son roman et la replonge dans le tourbillon de son passé. Quand Margot implore Sibyl de la rejoindre à Stromboli pour la fin du tournage, tout s'accélère à une allure vertigineuse...

Thriller

[CRITIQUE] Red Sparrow, de Francis Lawrence

Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents. Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

Drame, Romance

[COUP DE CŒUR] Phantom Thread, de Paul Thomas Anderson

Paul Thomas Anderson est de retour avec un film à taille humaine, une romance ambiguë entre un grand créature et sa muse. Élégant et troublant, Phantom Thread tisse un drame complexe autour de la relation de ses personnages, entre jeux de pouvoir et dépendance. Souvent trop pompeux, cette fois Paul Thomas Anderson s'attache bien plus à la psychologie retorse de ses personnages, tout en conservant son talent de mise en scène et de direction d'acteurs pour concocter des scènes d'une intensité rare et palpable, en laissant les émotions éclore en surface. Mélange captivant de modernité et de sobriété, Phantom Thread est un bijou subtile et envoûtant.

Drame

[CRITIQUE] Les Fantômes d’Ismaël, d’Arnaud Desplechin

À la veille du tournage de son nouveau film, la vie d’un cinéaste est chamboulée par la réapparition d’un amour disparu…

Thriller

[Rattrapage 2016] Elle, de Paul Verhoeven

Michèle fait partie de ces femmes que rien ne semble atteindre. À la tête d'une grande entreprise de jeux vidéo, elle gère ses affaires comme sa vie sentimentale : d'une main de fer. Sa vie bascule lorsqu’elle est agressée chez elle par un mystérieux inconnu. Inébranlable, Michèle se met à le traquer en retour. Un jeu étrange s'installe alors entre eux. Un jeu qui, à tout instant, peut dégénérer.

Thriller

[CRITIQUE] Iris, de Jalil Lespert

Truffé de twists et fleurant bon l'entourloupe, Iris captive grâce à son univers sophistiqué au visuel séduisant. Jalil Lespert tisse un thriller sensuel qui s'effeuille lentement sous nos yeux avant de révéler un trognon bien maigre : une fois le mystère levé, il ne reste qu'un trio de personnages en demi-teintes et une intrigue cousue de fil blanc, voire inintéressante et bancale. Dommage, car Charlotte Le Bon est magnifique.

News

La Belle Saison : Table ronde avec Catherine Corsini

Il y a quelque jours, j'ai été conviée à une table ronde pour échanger avec Catherine Corsini au sujet de son nouveau film La Belle Saison. Le moment de revenir sur les nombreux combats présents dans son film, entre féminisme, amours cachées et sexualité, tout en parlant de son choix d'actrices et du message que la réalisatrice souhaitait faire passer avec son film.

Drame, Romance

[CRITIQUE] La Belle Saison, de Catherine Corsini

Naturel et solaire, le film de Catherine Corsini séduit par sa simplicité et son authenticité à la fois déconcertante et touchante. La Belle Saison raconte un amour ordinaire et brûlante, entravé par les mœurs d'une époque marquée par le début d'un féminisme historique. À travers l'engagement visible de ses actrices, Catherine Corsini signe un film beau et sauvage, oscillant entre son contexte assez fort et ses personnages sensibles et sans fioriture. Formidable.

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Un Moment d’Égarement, de Jean-François Richet

Ensoleillé et délicieusement frais, Un Moment d'Égarement est une comédie drôle et légère qui fleure bon les flirts estivaux et le sable chaud. Jean-François Richet livre un film sans prise de tête, sympathique et agréable sur les chassés-croisés sentimentaux entre deux pères et leurs filles, entre crise de la quarantaine et crise d'ados. Un bon moment.

Comédie, Drame

[COUP DE CŒUR] Une Nouvelle Amie : Magnétique, sensuel et troublant

Troublant, brûlant de sensualité et étonnamment drôle, Une Nouvelle Amie se joue de la confusion des genres avec espièglerie et délectation pour notre plus grand bonheur. Pour son dernier film, François Ozon ose frôler la perfection en livrant une oeuvre exceptionnelle et enthousiasmante à tout point de vue, offrant à Romain Duris un des meilleurs rôles de sa carrière. Brillant, tout simplement brillant !

Drame

Jeune et Jolie : Superficiel et frustrant

Très controversé lors de sa présentation à Cannes, j'avais pourtant hâte de voir le dernier film de François Ozon. Le sort s'étant acharné sur moi, j'ai mis plus d'un mois à le voir et je ne suis pas déçue. Autant j'apprécie la langueur et la caméra amoureuse de cette jeune et jolie ingénue, autant les motivations du personnage et même du film en général répondent aux abonnés absents. Malgré une observation intéressante sur l'adolescence et sa nouvelle tendance aux comportements à risques pour mieux s'affirmer, Jeune et Jolie reste dans la contemplation passive, tout en finissant par romancer et édulcorer son sujet, la prostitution. A travers ce portrait moderne, sur fond de bourgeoisie laxiste et permissive, Jeune et jolie ne fait que survoler son sujet, sans jamais tenter d'aller plus loin, résultat : l'ennui inconsolable de l'héroïne est communicatif et sa beauté incroyable n'y change rien.

Épouvante-horreur, Thriller

[Coup de cœur] Stoker : Un conte horrifique, dérangeant et sensuel

Fascinant, brillant et d'une beauté déroutante, Stoker pourrait bien être mon vrai coup de cœur de l'année. Pour son premier film occidental, Park Chan-Wook (Old boy en 2003, Lady vengeance en 2005) nous offre un thriller horrifique à la fois séduisant et repoussant, où les non-dits ont autant d'importance que l'histoire racontée. Truffés de plans symboliques et grâce à une mise en scène précise, Stoker déborde d'une sensualité malsaine, opposant la femme d'âge mûr qui cherche l'attention et la jeune femme qui se découvre, face à un homme déclencheur de vices. Tout cela aurait pu être une histoire banale, gauchement érotique, s'il n'y avait pas cette ombre dérangeante, entre liaisons interdites et fascination morbide, qui entre les mains de Chan-Wook et guidé par un scénario écrit avec brio devient ensorcelant. Un véritable plaisir coupable.