[CRITIQUE] Boy Erased, de Joel Edgerton

Important et sensible, Joel Edgerton livre un drame à la fois bouleversant et sobre, levant le voile sur ces thérapies de reconversion honteuses qui font légion dans certains communautés religieuses. Boy Erased est le récit d’un combat douloureux vers l’acceptation, entre conditionnements forcés et une famille déchirée. Souvent révoltant mais surtout émouvant, le film parvient à conserver un ton juste sans céder au sensationnel ni au happy-end facile. Cerise sur le gâteau : cela faisait longtemps que Russell Crowe n’avait pas été aussi convaincant.

[VIDÉO] Boy Erased : Découvrez la bande-annonce

L’histoire de Jared, fils d’un pasteur dans une petite ville américaine, dont l’homosexualité est dévoilée à ses parents à l’âge de 19 ans. Jared fait face à un dilemme : suivre un programme de thérapie de reconversion – ou être rejeté pour toujours par sa famille, ses amis et sa communauté religieuse. BOY ERASED est l’histoire vraie du combat d’un jeune homme pour se construire alors que tous les aspects de son identité sont remis en question.

Réalisé par Joel  Edgerton
En salles le 27 mars 2019
Avec Lucas Hedges, Nicole Kidman, Russell Crowe…

[CRITIQUE] Red Sparrow, de Francis Lawrence

Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents. Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

[VIDÉO] Red Sparrow : Découvrez la bande-annonce

Une jeune ballerine, dont la carrière est brisée nette après une chute, est recrutée contre sa volonté par les services secrets russes. Entraînée à utiliser ses charmes et son corps comme des armes, elle découvre l’ampleur de son nouveau pouvoir et devient rapidement l’un de leurs meilleurs agents. Sa première cible est un agent infiltré de la CIA en Russie. Entre manipulation et séduction, un jeu dangereux s’installe entre eux.

Réalisé par Francis Lawrence
En salles le 21 mars 2018
Avec Jennifer Lawrence, Joel Edgerton, Matthias Schoenaerts, Jeremy Irons, Mary-Louise Parker, Charlotte Rampling…

[CRITIQUE] It Comes At Night, de Trey Edward Shults

Prenant et mystérieux, Trey Edward Shults signe un film noir et étouffant, hanté par un monde désolé et des personnages livrés à eux-même, qui parvient à créer une atmosphère suffisamment insidieuse et inquiétante pour intéresser. Pourtant, It Comes At Night méritait mieux que le traitement horrifique qui lui est réservé, car en voulant jouer la carte du mystère et épicer la trame avec des tentatives de frissons transparents et inutiles, le résultat botte en touche et passe à coté d’une histoire au potentiel inexploité. Dommage, car le casting est très bon et la mise en scène est judicieuse et bien fichue.

[CRITIQUE] Loving, de Jeff Nichols

Mildred et Richard Loving s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les Loving ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt « Loving v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine.

[VIDÉO] Loving : Découvrez l’affiche et la bande-annonce

Mildred et Richard Loving s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les Loving ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt « Loving v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine.

En salles le 15 février 2017
Réalisé par Jeff Nichols
Avec Joel Edgerton, Ruth Negga, Michael Shannon…

[CRITIQUE] Midnight Special, de Jeff Nichols

Après Take Shelter et Mud, Jeff Nichols renoue avec le drame SF dans un Midnight Special curieux mais finalement atone. Le film suit un récit linéaire, comportant une mission qu’il suit sans vraiment en creuser les répercussions, avant de livrer une fable un chouilla mystique centrée sur une relation père-fils qui n’évolue pas vraiment. Volontairement ou non, Midnight Special fait écho à de nombreuses références cinés mais finit par manquer d’intérêt, car en dehors du périple des personnages il n’y a finalement aucune réponse aux nombreuses questions soulevées dans le film. Heureusement, Michael Shannon est, comme souvent, parfait et la bande-originale est accrocheuse.

[VIDÉO] Jane Got A Gun : Découvrez la nouvelle bande-annonce

Jane Hammond est une femme au caractère bien trempé mariée à Bill, l’un des pires bandits de la ville. Lorsque celui-ci se retourne contre son propre clan, les terribles frères Bishop, et qu’il rentre agonisant avec huit balles dans le dos, Jane sait qu’il est maintenant temps pour elle de troquer la robe contre le pantalon et de ressortir son propre pistolet. Le meilleur espoir de Jane n’est autre que son ancien amour Dan Frost, dont la haine envers Bill n’a d’égal que son amour pour Jane.

En salles le 27 janvier 2016
Réalisé par Gavin O’Connor
Avec Natalie Portman, Joel Edgerton, Ewan McGregor…

Exodus – Gods And Kings : Un mythe dépoussiéré et convaincant

Après un Cartel décevant, Ridley Scott renoue avec le cinéma épique en proposant un péplum captivant, qui défroisse la légende de Moïse. Exodus – Gods And Kings ose s’éloigner de la dimension religieuse de son histoire pour explorer le conflit entre deux « frères », l’un dominé par sa soif de pouvoir et l’autre, devenant la voix du peuple et renouant avec ses racines. Malgré une introduction survolée à la va-vite et une fin expédiée, Ridley Scott dépoussière la légende à travers un film d’action rythmé et prenant, doté d’une bande originale superbe, bien que parfois envahissante, tout en imposant une approche plus réaliste. Exodus – Gods And Kings est bien plus actuel et divertissant, du coup on pardonne aisément les quelques couacs pour profiter du spectacle.