Policier

Zulu : un polar saisissant mais au final décevant

Avec une histoire haletante, menée par deux enquêteurs à vif dans une Afrique du Sud marquée par un passé douloureux, Jérôme Salle propose un polar noir et violent, au réalisme saisissant. Mais à force d’œuvrer sur tous les tableaux, Zulu s'emmêle les pinceaux avec une fin, certes superbe, mais peu cohérente avec l'ensemble du film, faisant soudainement réaliser qu'il manque un lien émotionnel entre ses personnages et l'intrigue. Dommage, c'était presque un sans faute.

Épouvante-horreur, Drame

Carrie, La Vengeance : Terrifiant… de nullité

Se reposant sur un scénario "clé-en-main", Kimberly Pierce propose une nouvelle adaptation du roman phare de Stephen King. Malheureusement, Carrie, La Vengeance réussit à réduire une histoire aussi brillante que palpitante en une banale histoire fadasse et complètement dénuée d'intérêt, voire comique à certains égards puisqu'en plus d'être très mauvais, il faut également se farcir la prestation médiocre des actrices principales. Quand on voit le résultat à la limite du pathétique de ce remake, autant revoir (ou découvrir) la version de Brian De Palma ou, mieux, (re)lire le livre qui n'a pas pris une ride.

Thriller

Cartel : Déception et frustration

Bavard et interminable, le dernier film de Ridley Scott est une amère déception. Malgré un casting alléchant, Cartel s’essouffle dès les premières minutes en tentant d'installer les bases d'une histoire alambiquée, qui embrouille plus qu'elle ne captive. A force de tourner autour du pot, Cartel perd de son intérêt et se réfugie derrière des personnages caricaturaux, voire un poil vulgaire, pour créer le buzz. Dommage.

News

[VIDEO] I, Frankenstein : Affiches et bande-annonce

Adam, la créature de Frankenstein, a survécu jusqu'à aujourd'hui, grâce à une anomalie génétique survenue lors de sa création. Son chemin l'a mené jusqu'à une métropole gothique et crépusculaire, où il se retrouve pris par une guerre séculaire sans merci entre deux clans d'immortels. Adam ne va pas tarder à être obligé de prendre parti et de s'engager dans un combat aux proportions épiques… En salles le 29 janvier 2014 Réalisé par Stuart Beattie. Avec Aaron Eckhart, Miranda Otto, Bill Nighy

News

[Vidéos] American Bluff : Affiches, bande-annonce et un nouvel extrait !

Un escroc, Irving Rosenfeld et sa complice se retrouvent obligés par un agent du FBI de nager dans les eaux troubles de la mafia pour piéger un homme politique corrompu. En salle le 15 janvier 2014 Avec Christian Bale, Bradley Cooper, Jennifer Lawrence, Jeremy Renner, Amy Adams...

Drame, Thriller

Prisoners : Un thriller noir et angoissant

Angoissant et terriblement réussi, le dernier film de Denis Villeneuve est un thriller noir, bien ficelé et superbement écrit. Jake Gyllenhaal et Hugh Jackman partagent l'affiche de Prisoners pour un face-à-face déchirant et psychologiquement épuisant, nous entraînant dans une course contre la montre palpitante. Poignant et époustouflant, Prisoners est un cauchemar captivant qui ne cesse de mettre nos nerfs à l'épreuve... jusqu'à la dernière minute !

Épouvante-horreur, Thriller

American Nightmare : simpliste et crétin

Médiocre, simplet et inutile, American Nightmare est l'exemple parfait d'une idée intéressante, bien que tirée par les cheveux, et mal exploitée. Le scénario est transparent au possible, les personnages sont d'une stupidité sans nom et autant dire que James DeMonaco ne se foule pas des masses pour nous faire croire à son film, qui puise la majeure partie de ses idées dans des classiques (Funny Games, Orange Mécanique...) sans jamais réussir à en capter l'intensité ni le génie. Maigre critique de la société américaine bourgeoise, puritaine et amoureuse de la gâchette, American Nightmare peine à aller jusqu'au bout de son histoire qui tourne en rond, comme beaucoup d'autres films de l'écurie Blumhouse Production (de Paranormal Activity aux récents The bay et Dark Skies). Hymne à la violence, manque de logique aberrant et maladresses tendant légèrement vers l'incitation à la haine... American Nightmare collectionne les mauvais points et ne vole pas plus haut qu'un fantasme malsain d'adolescent perturbé.

Drame, Thriller

Only God Forgives : Une expérience arty, violente et fascinante

Deux ans après l'énorme succès de Drive, Nicolas Winding Refn nous revient avec un nouvel opus en compagnie de son acteur favori du moment, à savoir Ryan Gosling. Only God Forgives est un superbe ovni (ofni ?) expérimental et artistique, vibrant d'une violence latente bien plus prononcée que celle qui est actuellement visible à l'écran. D'une lenteur à la fois frustrante et douloureusement exquise, Only God Forgives prend à la gorge par sa mise en scène particulière et envoûtante, dotée d'une bande-originale quasi omniprésente. Refn nous offre ici le récit idéologique et brutal d'un homme prisonnier de ses pulsions et tiraillé par son devoir d'obéissance envers sa famille. Brillant, original et surprenant, Only God Forgives est d'une beauté époustouflante, aussi bien par son histoire que par sa réalisation. Cependant, une question se pose : le public qui a été conquis par Drive et/ou Ryan Gosling sera-t-il réceptif ? Personnellement, j'en doute.

Drame, Thriller

Trance : un thriller fascinant et bluffant

Intense, fascinant et délirant, Danny Boyle nous revient avec un thriller haletant qui nous entraîne et nous perd, dans les dédales de l'esprit humain, à travers une trame brillante et ambitieuse. Grâce à un scénario à l'apparence classique et prévisible, Trance surprend autant par son intrigue aux rebondissements multiples, que par sa mise en scène déjantée et une bande-originale qui prend aux tripes. Souvent critiqué, Danny Boyle prouve une nouvelle fois sa capacité à se renouveler tout en gardant un style qui lui est propre et en débarquant là où ne l'attend pas. Trance est un cocktail détonnant, violent et souvent angoissant, où le sexe et les amours déviants y trouvent une place de choix. Attention toutefois, certaines images peuvent choquer les âmes sensibles (et je ne parle pas de la sublime Rosario Dawson).

Épouvante-horreur, Thriller

[Coup de cœur] Stoker : Un conte horrifique, dérangeant et sensuel

Fascinant, brillant et d'une beauté déroutante, Stoker pourrait bien être mon vrai coup de cœur de l'année. Pour son premier film occidental, Park Chan-Wook (Old boy en 2003, Lady vengeance en 2005) nous offre un thriller horrifique à la fois séduisant et repoussant, où les non-dits ont autant d'importance que l'histoire racontée. Truffés de plans symboliques et grâce à une mise en scène précise, Stoker déborde d'une sensualité malsaine, opposant la femme d'âge mûr qui cherche l'attention et la jeune femme qui se découvre, face à un homme déclencheur de vices. Tout cela aurait pu être une histoire banale, gauchement érotique, s'il n'y avait pas cette ombre dérangeante, entre liaisons interdites et fascination morbide, qui entre les mains de Chan-Wook et guidé par un scénario écrit avec brio devient ensorcelant. Un véritable plaisir coupable.

Thriller

Passion : Tout juste digne d’un téléfilm (allemand) !

Avant tout de chose, il me semble important de rappeler un détail qu'on omet volontairement dès qu'il s'agit du dernier film de Brian De Palma : Passion est le remake du français Crime d'Amour, d'Alain Corneau, sorti en 2010. De Palma reprend donc les grandes lignes du thriller français, qui fonctionnait plutôt bien, pour mieux le transformer en un drame grossier, avant de sombrer dans le téléfilm téléphoné et digne d'un des meilleurs épisodes de Derrick. Surjoué et frôlant souvent le ridicule, Passion déroute aussi bien par la prestation décevante de deux excellentes actrices que par sa mise en scène vieillotte qui ressemble au travail d'un débutant qui tenterait de reproduire du David Lynch. Mais non, il s'agit bien du travail d'un Brian De Palma qui tente vainement de retrouver ses lettres de noblesse... Et bien ce ne sera pas pour tout de suite !

Thriller

Cogan : Le polar dépressif

Une mise en scène originale et étonnante, une pelletée d’acteurs talentueux et pourtant Cogan se révèle être aussi passionnant que la salle d’attente d’un psychanalyste. Entre longueurs interminables et blablas inutiles, Andrew Dominik nous propose un film bancal aux trésors malheureusement inexploités.