Thriller

[CRITIQUE] Knock Knock, d’Eli Roth

Oh mais la belle surprise que voilà ! Alors que les retours sur l'attendu Green Inferno divergent, Eli Roth prouve qu'il a encore de la réserve en proposant un home invasion inventif, griffé de sa patte reconnaissable, tout en se différenciant de son cinéma habituel. Délicieusement pervers, un peu sexy mais surtout sadique, Knock Knock est un supplice réjouissant et étonnant, qui se savoure les yeux rivés sur l'écran. Génial !

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Unfriended, de Levan Gabriadze

Drôle et étonnant, Unfriended dénonce les dérives des réseaux sociaux à travers un film original, composé de vidéos sur Skype. Malgré la facilité apparente, la prouesse technique est notable, de la traduction des écrans et des échanges au dynamisme du film qui empêche les temps morts. Le hic dans tout cela, c'est que le film de Levan Gabriadze est annoncé comme un film d'horreur. Si Unfriended permet aux ados de réfléchir à deux fois avant de harceler ou de ridiculiser un camarade d'école sur internet, coté flippe on y est pas, mais alors, pas du tout. Par contre, on rigole bien.

Comédie

[CRITIQUE] A Love You, de Paul Lefèvre

Dans un road trip ensoleillé fleurant bon les comédies françaises des années 70-80, Paul Lefèvre disserte sur l'amour et ses nombreuses perceptions actuelles à travers le périple de deux amis en vadrouille. Potache et éparpillé, A Love You est un premier film très bavard et malheureusement vide, à peine sauvé par le duo attachant que Paul Lefèvre forme avec Antoine Gouy.

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Girls only, de Lynn Shelton

Sucré, girly mais pas aussi superficiel que ça en a l'air, le film de Lynn Shelton inscrit la crise de la trentaine dans une comédie romantique sympathique, alliant l'adolescence pétillante avec le passage compliqué et tardif à l'âge adulte. Girls Only est un film agréable, traversé par des personnages attachants et sans prise de tête qui parviennent à détourner l'attention, face à une trame ultra prévisible.

Comédie

[COUP DE CŒUR] Dear White people, de Justin Simien

Drôle, savoureux et piquant, Dear White People est un film éclairé et juste sur une crise identitaire jamais abordée au cinéma et pourtant bien réelle. "Être Noir dans un monde de Blancs" voilà un slogan direct derrière lequel Justin Simien dresse un portrait saisissant, sans parti pris mais avec beaucoup d'humour, d'une génération en quête de repères et d'acceptation de soi. Loin des drames larmoyants sur l'esclavage et autres périodes horribles de l'histoire afro-américaine, Dear White People souffle un vent de fraîcheur et pousse à la réflexion, que l'on soit Blanc ou Noir ou une autre couleur de l'arc-en-ciel. Bravo !

Drame

Sils Maria : Troublant et décevant

Troublant et étrange, le dernier film d'Olivier Assayas est une œuvre en demi-teinte, portée par un duo d'actrices brillantes. Sils Maria s'articule autour du remake d'une pièce de théâtre et offre une vision intéressante de l'industrie du cinéma vue de l'intérieur. À travers la relation ambiguë et envahissante entre une actrice et son assistante, Sils Maria fustige le cinéma contemporain en opposant deux générations contrastées et obligées de co-exister à cause des ambitions hollywoodiennes. L'exercice est ambitieux, et surtout intéressant, pourtant à force de lancer plusieurs intrigues à la fois, Sils Maria ne parvient pas à aboutir, laissant alors planer un sentiment de frustration et obligeant son public à trouver ses propres réponses avec le peu d'éléments offerts. Dommage, car Kristen Stewart et Juliette Binoche sont véritablement excellentes.

Comédie

Libre et assoupi : Agaçant et moralisateur, malgré un casting sympathique

Avec sa nonchalance affectée et son ton léger, Libre et Assoupi se présente comme une comédie générationnelle, porte-parole éventuelle d'une jeunesse abonnée aux stages, tout offrant sa propre vision du passage à l'âge adulte en 2014. Malheureusement, en plus des maladresses dues à un premier film, Benjamin Guedj propose des personnages peu crédibles et un scénario au message moralisateur et prétentieux, servi avec une multitude de citations philosophiques pour asseoir son sujet. Rapidement agaçant, Libre Et Assoupi vend du rêve et une réalité bisounours à un public ciblé qui ne pourra pas toujours se retrouver dans cet univers magique où tout tombe tout cuit dans le bec, dans un ensemble finalement bavard et médiocre.

Comédie, Romance

Les Gazelles : Une comédie générationnelle réaliste et décomplexée

Pétillante et pleine de vie, Les Gazelles est une comédie fun et décomplexée dont l'humour piquant donne vie à un sujet faussement romantique. Trentenaire casée ou célibataire, un peu paumée et/ou attachiante, Mona Achache pose un regard tranché sur une génération bancale qui étouffe entre les différents stéréotypes sociaux qu'elle devrait suivre. Grâce à son casting déchaîné, Les Gazelles dresse le portrait de femmes d'aujourd'hui, avec une fraîcheur et une sincérité palpable, même si le ton doux-amer du film a tendance à nous faire osciller entre le rire et le cafard...