[CRITIQUE] La Fête des Mères, de Marie-Castille Mention-Schaar

Elles sont Présidente de la République, nounou, boulangère, comédienne, prof, fleuriste, journaliste, sans emploi, pédiatre. Elles sont possessives, bienveillantes, maladroites, absentes, omniprésentes, débordées, culpabilisantes, indulgentes, aimantes, fragiles, en pleine possession de leurs moyens ou perdant la tête. Bien vivantes ou déjà un souvenir … Fils ou fille, nous restons quoiqu’il arrive leur enfant avec l’envie qu’elles nous lâchent et la peur qu’elles nous quittent. Et puis nous devenons maman … et ça va être notre fête !

[SÉRIE TV] 13 Reasons Why : Nécessaire, brillante et juste mais dangereuse

Inspirée des best-sellers de Jay Asher, 13 Reasons Why suit Clay Jensen, un adolescent qui découvre sous son porche au retour du lycée une mystérieuse boîte portant son nom. À l’intérieur, des cassettes enregistrées par Hannah Baker, une camarade de classe qui s’est tragiquement suicidée deux semaines auparavant. Les enregistrements révèlent que la jeune fille, dont il était amoureux, a décidé de mettre fin à ses jours pour treize raisons. Clay est-il l’une de ces raisons ?

Créée par Brian Yorkey
Avec Dylan Minnette, Katherine Langford, Christian Navarro…
Disponible sur Netflix

[COUP DE CŒUR] Quelques Minutes Après Minuit, de Juan Antonio Bayona

Bouleversant et enchanteur, le nouveau film de Juan Antonio Bayona est une aventure fantastique dans l’imaginaire d’un enfant confronté à un drame terrible. Quelques Minutes Après Minuit compose un univers extraordinaire, j’ai beaucoup aimé l’ambiance et le style très visuel et graphique, transformant ce film en un conte palpable, vivant et immersif. Sur les traces de Spielberg et de Del Toro, Juan Antonio Bayona est tout simplement magique et, en même temps, terriblement douloureux.

[CRITIQUE] Premier Contact, de Denis Villeneuve

Denis Villeneuve fait un premier pas vers la science-fiction avec le très attendu Premier Contact. La réalisation est sublime et maîtrisée, portée par une intrigue au message universel et prenant… mais Premier Contact est l’exemple même de l’exercice de style parfaitement maîtrisé où la forme l’emporterait presque sur le fond, si le film de Denis Villeneuve n’était pas aussi lent et laborieux pour finalement dégainer un propos aussi classique. Dommage, Premier Contact a les atours d’un chef d’œuvre mais la technique ne suffit pas si le sujet même du film n’est pas abouti et se repose bien trop sur ses effets de style (et la hype autour du réalisateur… encore un « nouveau Spielberg »).

Libre et assoupi : Agaçant et moralisateur, malgré un casting sympathique

Avec sa nonchalance affectée et son ton léger, Libre et Assoupi se présente comme une comédie générationnelle, porte-parole éventuelle d’une jeunesse abonnée aux stages, tout offrant sa propre vision du passage à l’âge adulte en 2014. Malheureusement, en plus des maladresses dues à un premier film, Benjamin Guedj propose des personnages peu crédibles et un scénario au message moralisateur et prétentieux, servi avec une multitude de citations philosophiques pour asseoir son sujet. Rapidement agaçant, Libre Et Assoupi vend du rêve et une réalité bisounours à un public ciblé qui ne pourra pas toujours se retrouver dans cet univers magique où tout tombe tout cuit dans le bec, dans un ensemble finalement bavard et médiocre.