[CRITIQUE] Sicario : La Guerre des Cartels, de Stefano Sollima

Toujours aussi étouffant et implacable, Sicario : La Guerre des Cartels propose une nouvelle plongée aux abords de la frontière américano-mexicaine, au détour d’une guerre des nerfs et d’un kidnapping qui tourne mal. Entre jeu de pouvoirs et terrains minés, le film de Stefano Sollima n’a peut-être plus l’effet de surprise mais renoue solidement avec l’univers terrassant de Sicario, malgré une ambiance assez uniforme qui manque parfois de pics. Un peu long sur les bords, Sicario : La Guerre des Cartels reste néanmoins d’une efficacité imparable.

[CRITIQUE] It Comes At Night, de Trey Edward Shults

Prenant et mystérieux, Trey Edward Shults signe un film noir et étouffant, hanté par un monde désolé et des personnages livrés à eux-même, qui parvient à créer une atmosphère suffisamment insidieuse et inquiétante pour intéresser. Pourtant, It Comes At Night méritait mieux que le traitement horrifique qui lui est réservé, car en voulant jouer la carte du mystère et épicer la trame avec des tentatives de frissons transparents et inutiles, le résultat botte en touche et passe à coté d’une histoire au potentiel inexploité. Dommage, car le casting est très bon et la mise en scène est judicieuse et bien fichue.

[CRITIQUE] The Jane Doe Identity, de André Øvredal

Quand la police leur amène le corps immaculé d’une Jane Doe (expression désignant une femme dont on ignore l’identité), Tommy Tilden et son fils, médecins-légistes, pensent que l’autopsie ne sera qu’une simple formalité. Au fur et à mesure de la nuit, ils ne cessent de découvrir des choses étranges et inquiétantes à l’intérieur du corps de la défunte. Alors qu’ils commencent à assembler les pièces d’un mystérieux puzzle, une force surnaturelle fait son apparition dans le crématorium…

[CRITIQUE] Sicario, de Denis Villeneuve

Oppressant, noir et poisseux, le nouveau film de Denis Villeneuve prend à la gorge dès les premières minutes et ne relâche jamais la pression. Sicario, thriller viscéral maîtrisé et glaçant, dépeint une guerre des nerfs et de pouvoir où la limite entre le bien et le mal est mise de coté. Denis Villeneuve pointe du doigt un système pervers qui profite de ses failles, avec une intensité éprouvante et une dureté parfois insoutenable. Violent.

[CRITIQUE] Knock Knock, d’Eli Roth

Oh mais la belle surprise que voilà ! Alors que les retours sur l’attendu Green Inferno divergent, Eli Roth prouve qu’il a encore de la réserve en proposant un home invasion inventif, griffé de sa patte reconnaissable, tout en se différenciant de son cinéma habituel. Délicieusement pervers, un peu sexy mais surtout sadique, Knock Knock est un supplice réjouissant et étonnant, qui se savoure les yeux rivés sur l’écran. Génial !

[CRITIQUE] Pyramide, de Grégory Levasseur

Alors qu’à première vue le film ne paie pas de mine, Pyramide parvient à étonner, voire même à coller les jetons. Ne vous laissez pas avoir par son apparence clichée, car à travers une intrigue simplette et des personnages attendus, le premier film de Grégory Levasseur est ambitieux et truffé de bonnes idées, alliant les phénomènes paranormaux à la tension nerveuse d’un huis-clos étouffant. Croisement improbable entre The Descent et La Momie, le protégé d’Alexandre Aja prouve qu’avec un peu d’imagination et d’application, il est possible de transformer un pitch usé en un film horrifique efficace aux allures de séries B assumées.