[COUP DE CŒUR] Cruella, de Craig Gillespie

Fun, novateur et osé, Cruella échappe à la revisite trop tendre de son personnage pour offrir une origin story assumée et revancharde, sur fond d’univers pop-rock (à défaut de punk). Si la musique, les décors et les costumes sont un régal pour les yeux et les oreilles, le film de Craig Gillespie est portée par…

[CRITIQUE] La Famille Addams, de Conrad Vernon et Greg Tiernan

La famille la plus gothique de nos écrans revient en version animée… et un poil plus sage, sous la houlette du duo Conrad Vernon et Greg Tiernan. Humour caustique sur fond de critique sociale, La Famille Addams coche toutes les cases attendues. Si visuellement le film propose une animation inspirée et joliment contrastée, coté intrigue on a rarement vu aussi plat. Les claquements de doigts ne sont plus ce qu’ils étaient !

[CRITIQUE] Maléfique : Le Pouvoir du Mal, de Joachim Rønning

Plus sombre et moins naïf, Maléfique : Le Pouvoir du Mal explore les origines de son personnage principal, entre trahisons et confrontations. Joachim Rønning creuse les tensions entre les humains et les créatures fantastiques pour étoffer l’imaginaire du conte dans une facette plus dramatique et boostée par de l’action bienvenue qui détonne avec le caractère romantique de l’histoire initiale. Si cet objectif cohabite parfois mal avec les ambitions familiales de Disney, Maléfique : Le Pouvoir du Mal reste néanmoins une suite intéressante, plus mature et visuellement inventive.

[CRITIQUE] Les Crevettes Pailletées, de Cédric Le Gallo et Maxime Govare

Après avoir tenu des propos homophobes, Mathias Le Goff, vice-champion du monde de natation, est condamné à entraîner « Les Crevettes Pailletées », une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homosexuel du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Mathias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie

[CRITIQUE] Girl, de Lukas Dhont

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

[COUP DE CŒUR] Love, Simon de Greg Berlanti

Chaleureux et attendrissant, Love, Simon prône la tolérance et l’acceptation dans une comédie romantique à la facture hyper classique et sucrée, mais qui touche en plein cœur grâce à sa bienveillance et ses personnages attachants. Usant à bon escient des clichés romcoms, Love, Simon offre un accès « mainstream » et grand public aux histoires d’amour homosexuelles, sans verser dans la revendication ni le drame pesant…

[CRITIQUE] Moonlight, de Barry Jenkins

Douloureusement juste et incroyablement sensible, Moonlight offre un parcours percutant en trois chapitres. Entre frustration et pudeur, Barry Jenkins trouve la bonne approche pour raconter l’évolution de son personnage en plein quête d’identité et repères, à travers un traitement aux non-dits explicites et subtils. Moonlight ose la différence dans la réalisation et le ton, déroute en évitant les clichés et les étiquettes, mais reste un petit bijou à l’état brut : imparfait et superbe à la fois.

[CRITIQUE] Blair Witch, d’Adam Wingard

Le pitch : James et un groupe d’amis décident de s’aventurer dans la forêt de Black Hills dans le Maryland, afin d’élucider les mystères autour de la disparition en 1994 de sa sœur, que beaucoup croient liée à la légende de Blair Witch. Au départ, les jeunes étudiants s’estiment chanceux en tombant sur deux personnes de la région qui leur proposent de les guider à travers les bois sombres et sinueux. Mais tandis qu’ils s’enfoncent dans la nuit, le groupe est assailli par une présence menaçante. Peu à peu, ils commencent à comprendre que la légende est bien réelle et bien plus terrifiante que ce qu’ils pouvaient imaginer…

[COUP DE CŒUR] Zootopie, de Byron Howard et Rich Moore

Ingénieux, drôle et superbe, Zootopie nous propose une virée extraordinaire dans un monde fantastique où les animaux vivent en harmonie… ou presque ! Byron Howard et Rich Moore créent un univers brillant et récréatif, peuplé de personnages hauts en couleurs, dans lequel les studios Disney délivrent leur éternel message de tolérance et de motivation dans une histoire pleine de rebondissements. Divertissant et accessible à tous grâce à ses différents niveaux de lecture, Zootopie est le film d’animation de ce début d’année qui offre rires, émotions et évasion dans une aventure dont on n’attend qu’une chose : la suite !

[COUP DE CŒUR] Dear White people, de Justin Simien

Drôle, savoureux et piquant, Dear White People est un film éclairé et juste sur une crise identitaire jamais abordée au cinéma et pourtant bien réelle. « Être Noir dans un monde de Blancs » voilà un slogan direct derrière lequel Justin Simien dresse un portrait saisissant, sans parti pris mais avec beaucoup d’humour, d’une génération en quête de repères et d’acceptation de soi. Loin des drames larmoyants sur l’esclavage et autres périodes horribles de l’histoire afro-américaine, Dear White People souffle un vent de fraîcheur et pousse à la réflexion, que l’on soit Blanc ou Noir ou une autre couleur de l’arc-en-ciel. Bravo !

[COUP DE CŒUR] Pride : Excellent !

Colorée et lumineuse, Pride est le genre de comédie enlevée dont seuls les Britanniques ont le secret. Derrière un contexte social bouleversé par l’intolérance et une politique froide, le film de Matthew Warchus propose une galerie de personnages géniaux et touchants. Pride s’inspire de faits réels, pourtant dramatiques et douloureux, mais s’attache à dépeindre l’esprit positif et courageux de ses protagonistes. Excellent, vivant et réussi, Pride se hisse sans effort parmi les meilleurs feel-good movies anglais, tant le film donne le sourire et véhicule une bonne humeur communicative !

Les Recettes Du Bonheur : Simple et savoureux

Frais et authentique, Les Recettes Du Bonheur est une jolie fable optimiste et porteuse d’un message de tolérance sans jamais tomber dans la leçon de morale assommante. Lasse Hallström propose un film gourmand et plein de charme, à l’histoire légère et entraînante. Malgré le manque d’envergure des personnages et un ensemble plutôt prévisible, Les Recettes du Bonheur séduit et émerveille avec la magie des films simples qui permettent de faire passer un bon moment, sans avoir besoin de se poser mille questions. Une recommandation cependant : évitez de le voir le ventre vide !