[CRITIQUE] Sorry To Bother You, de Boots Riley

Après avoir décroché un boulot de vendeur en télémarketing, Cassius Green bascule dans un univers macabre en découvrant une méthode magique pour gagner beaucoup d’argent. Tandis que sa carrière décolle, ses amis et collègues se mobilisent contre l’exploitation dont ils s’estiment victimes au sein de l’entreprise. Mais Cassius se laisse fasciner par son patron cocaïnomane qui lui propose un salaire au-delà de ses espérances les plus folles…

[COUP DE CŒUR] Green Book : Sur Les Routes du Sud, de Peter Farrelly

En 1962, alors que règne la ségrégation, Tony Lip, un videur italo-américain du Bronx, est engagé pour conduire et protéger le Dr Don Shirley, un pianiste noir de renommée mondiale, lors d’une tournée de concerts. Durant leur périple de Manhattan jusqu’au Sud profond, ils s’appuient sur le Green Book pour dénicher les établissements accueillant les personnes de couleur, où l’on ne refusera pas de servir Shirley et où il ne sera ni humilié ni maltraité.

[CRITIQUE] Get Out, de Jordan Peele

Angoissant, malin et étonnant, Get Out est certes précédé par sa réputation outre-atlantique, mais il ne démérite pas. Loin des films d’épouvante classiques, le film de Jordan Peele mêle préjugés et paranoïa dans une rencontre angoissante où l’horreur se niche dans un thriller aux accents hyper réalistes et accessibles. Brillamment écrit, Get Out fait un pied-de-nez savoureux aux clichés, tout en évitant les écueils attendus dans un film aux propos grinçants, animé par une tension prenante et une ambiance savoureusement glaçante. Génial !

[CRITIQUE] Loving, de Jeff Nichols

Mildred et Richard Loving s’aiment et décident de se marier. Rien de plus naturel – sauf qu’il est blanc et qu’elle est noire dans l’Amérique ségrégationniste de 1958. L’État de Virginie où les Loving ont décidé de s’installer les poursuit en justice : le couple est condamné à une peine de prison, avec suspension de la sentence à condition qu’il quitte l’État. Considérant qu’il s’agit d’une violation de leurs droits civiques, Richard et Mildred portent leur affaire devant les tribunaux. Ils iront jusqu’à la Cour Suprême qui, en 1967, casse la décision de la Virginie. Désormais, l’arrêt « Loving v. Virginia » symbolise le droit de s’aimer pour tous, sans aucune distinction d’origine.

[COUP DE CŒUR] Dear White people, de Justin Simien

Drôle, savoureux et piquant, Dear White People est un film éclairé et juste sur une crise identitaire jamais abordée au cinéma et pourtant bien réelle. « Être Noir dans un monde de Blancs » voilà un slogan direct derrière lequel Justin Simien dresse un portrait saisissant, sans parti pris mais avec beaucoup d’humour, d’une génération en quête de repères et d’acceptation de soi. Loin des drames larmoyants sur l’esclavage et autres périodes horribles de l’histoire afro-américaine, Dear White People souffle un vent de fraîcheur et pousse à la réflexion, que l’on soit Blanc ou Noir ou une autre couleur de l’arc-en-ciel. Bravo !

[VIDÉO] Dear White People : Découvrez deux extraits (VOSTFR)

La vie de quatre étudiants noirs dans l‘une des plus prestigieuses facultés américaines, où une soirée à la fois populaire et scandaleuse organisée par des étudiants blancs va créer la polémique. Dear White People est une comédie satirique sur comment être noir dans un monde de blancs.

En salles le 25 Mars 2015
Réalisé par Justin Simien
Avec Tyler James Williams, Tessa Thompson, Kyle Gallner…