Sonia, 17 ans, a failli commettre l'irréparable pour "garantir" à sa famille une place au paradis. Mélanie, 16 ans, vit avec sa mère, aime l'école et ses copines, joue du violoncelle et veut changer le monde. Elle tombe amoureuse d'un "prince" sur internet. Elles pourraient s'appeler Anaïs, Manon, Leila ou Clara, et comme elles, croiser un jour la route de l'embrigadement… Pourraient-elles en revenir? Ce film sera présenté au TIFF 2016 à Toronto En salles le 5 octobre 2016 Réalisé par Marie-Castille Mention-Schaar Avec Sandrine Bonnaire, Noémie Merlant, Clotilde Courau...
Étiquette : sensible
[CRITIQUE] The Door, de Johannes Roberts
Très prévisible mais relevé par par une ambiance soignée et accrocheuse, The Door parvient à installer une atmosphère stressante, traversée par des jumpscares souvent efficaces. Cependant, le film de Johannes Roberts tombe dans les nombreux pièges qui lui ouvraient les bras, entre une intrigue déjà vue et une fin totalement ratée, qui détonne avec un ensemble certes peu novateur mais volontaire, comme le réalisateur avait soudainement baissé les bras. Preuve, s'il en fallait une, qu'on peut être une production estampillée Alexandre Aja et ne pas être à la hauteur du nom apposé sur l'affiche !
[COUP DE CŒUR] Room, de Lenny Abrahamson
Bouleversant, brillant, lumineux, sensible, superbe... Le nouveau film de Lenny Abrahamson raconte, à travers le regard innocent d'un enfant, une histoire de courage et d'éveil marqué par un point de départ horrible. Entre l'amour d'une mère et la (re)construction d'une vie, Room est à la fois sublime et douloureux, surtout grâce à un duo d'acteurs extraordinaires : si Brie Larson est comme toujours géniale, c'est le jeune Jacob Tremblay qui est une véritable révélation tant sa performance est incroyable. À ne pas manquer.
[CRITIQUE] Brooklyn, de John Crowley
Parfois quand on va au cinéma, on a juste envie de voir un beau film, simple et touchant qui raconte une belle histoire aux accents accessibles dans lesquels on peut y retrouver une partie de son propre vécu. C'est justement ce que propose John Crowley avec Brooklyn, une romance à la sauce fifties qui se tisse entre émancipation et émotions, suivant le parcours d'une jeune femme qui doit choisir entre sa terre natale et ses mœurs étriquées ou son cœur. Simple, beau et touchant, Brooklyn est déjà un classique.
[CRITIQUE] Lolo, de Julie Delpy
Sympathique et très piquant, Lolo est peut-être moins affûté que les films précédents de la curieuse Julie Delpy, mais reste une comédie agréable où la légèreté apparente dévoile un sujet plus profond que la réalisatrice explore avec humour. À travers un film coloré qui égratigne mine de rien un Paris bobo cristallisé dans un univers arty et arrogant, Julie Delpy illustre une relation mère-fils œdipienne avec une perspicacité vive et jubilatoire qui empêche Lolo de sombrer dans la morale accusatrice qui irait pourtant bien avec son sujet. Résultat, Lolo est un régal à la fois drôle et vache...ment cash !
[COUP DE CŒUR] NWA : Straight Outta Compton, de F. Gary Gray
Violent (très violent), tendu, intéressant... NWA - Straight Outta Compton est une très bonne surprise qui m'a collé des frissons du début à la fin. Je n'ai pas vu les 2h30 du film passer, même si certains aspects sont pas assez explorés à mon goût (notamment la vie à Compton et la rivalité entre gangs). Mais le film de F. Gary Gray prend aux tripes et décrypte la naissance du phénomène gangsta-rap, entre ghetto, rivalités et lyrics bien senties, sur fond de bande-originale survitaminée et affolante de coolitude. À ne pas manquer pour les amateurs de rap US et les curieux à l'esprit ouvert !
[COUP DE CŒUR] Respire : À couper le souffle
Juste, sensible et poignant, le second film de Mélanie Laurent est d'un réalisme fulgurant, tant il capte à merveille les aléas de l'adolescence, marqués par une quête d'identité et de reconnaissance qui peut transformer une expérience formatrice en une relation tout aussi destructrice. Intimiste et douloureux, Respire narre les désillusions d'une adolescente dont l'univers bascule alors qu'elle est aux prises avec une amitié toxique. Entre amour et haine, Mélanie Laurent image une relation troublante et criante de vérité, qui ne manquera pas d'interpeller certain(e)s d'entre nous. Brillant.
