Bizarre, intriguant et décalé, le dernier film de Quentin Dupieux allie étrange et humour dans une comédie où l'absurde est maître. Entre conscient et inconscient, Réalité ressemble à des pièces de puzzle montées dans le désordre et trouve un semblant de sens dans l'incohérence et le laisser-aller. Inutile de couper les cheveux en quatre, Réalité est à prendre tel quel, dans toute sa bizarrerie et sa vision loufoque du monde.
Étiquette : avis
[SÉRIE US] Les 10 meilleurs moments de The Walking Dead (Saison 1-4)
La seconde partie de la saison 5 de The Walking Dead reprend ce dimanche 8 février aux États-Unis (diffusion le lendemain sur OCS), c'est l'occasion de faire un tour d'horizon sur les saisons précédentes.
[CRITIQUE] It Follows, de David Robert Mitchell
En adaptant au cinéma un de ses cauchemars récurrents, David Robert Mitchell prend les codes horrifiques à contre-emploi pour livrer un petit "ofni" (objet filmique non identifié) qui ne laissera personne indifférent. Angoissant et étrange, It Follows est à la fois dérangeant et captivant. Le concept est novateur et immersif, grâce à une mise en scène inhabituelle qui laisse planer le doute entre l'inspiration salvatrice et l'essai expérimental. Quelques parts entre l'horreur froide mais stylisée et une thématique confuse sur la sexualité adolescente, It Follows ressemble effectivement à un cauchemar éveillé où la lenteur du film ne fait qu'accroître un malaise et une tension prenante. En voilà un petit film intéressant !
[CRITIQUE] La Famille Bélier, d’Eric Lartigau
Grâce à une idée originale proposant l'histoire d'une adolescente entendante dans une famille sourde, La Famille Bélier a rapidement su capter l'attention, de la sortie du film aux récentes nominations aux César 2015. Le dernier film d'Eric Lartigau est-il si réussi que ça ? Derrière une comédie pétillante et chaleureuse, La Famille Bélier se révèle finalement très bancale et facile : la trame de l'ado qui se rêve chanteuse est simplette à souhait et sans surprise, tout comme l'intrigue amoureuse qui l'accompagne, tandis que la performance du casting adolescent à tendance à piquer les yeux. Heureusement, le film d'Eric Lartigau véhicule une ambiance sympathique et attachante qui aurait probablement dû se focaliser plus longtemps sur le point fort de cette famille atypique : la surdité. Si La Famille Bélier se rattrape in extremis grâce à un final émouvant et un duo Karine Viard / François Damiens en roue libre, on ne peut échapper à une caricature embarrassante de la communauté sourde et malentendante noyée dans une intrigue un peu trop sucrée pour être totalement réussie.
[CRITIQUE] Les Nouveaux Héros, de Don Hall et Chris Williams
Pile à temps pour les premières vacances de l'année, une petite pépite Disney déboule sur nos écrans. Fun, coloré et follement génial, le film d’animation de Don Hall et Chris Williams crée la surprise et charme dès les premières minutes. Certes, c'est une trame classique d'origin story super héroïque alliée à des personnages tout droit sortis de l'univers Disney, et pourtant la collision de ces deux mondes fonctionne. La tendresse d'un conte Disney + la vivacité d'un film Marvel, Les Nouveaux Héros est une jolie réussite, aussi enthousiasmante que rythmée, visuellement canon, qui saura ravir les petits comme les grands.
[CRITIQUE] Into The Woods, de Rob Marshall
Décalé mais enchanteur, Into The Woods - Promenons-Nous Dans Les Bois offre une aventure excentrique, où Cendrillon, Raiponce, Jack (et ses haricots magiques) et Le Petit Chaperon Rouge se croisent en chansons. Si Rob Marshall parvient à donner à second souffle aux contes classiques à travers une comédie musicale entraînante, l'ensemble est souvent déroutant tant le film alterne entre de belles scènes et des moments un peu gênants. Into The Woods souffre de longueurs et d'une mise en scène qui manque parfois de fluidité. Mais en fait, le plus décevant reste le manque d'attention porté aux maquillages, décors et costumes qui laissent parfois à désirer, ce qui est vraiment dommage pour un film de cette envergure. Heureusement, le film de Rob Marshall se rattrape de justesse grâce à son charme féerique et romanesque, porté par un superbe casting, notamment Emily Blunt, James Corden et l'incroyable Meryl Streep.
[CRITIQUE] Toute Première Fois, de Noémie Saglio et Maxime Govare
Sucré, mignonnet et faussement osé, Toute Première Fois joue la carte gay-friendly à travers les amours confuses d'un homme en couple avec un autre. Pour leur premier film, Noémie Saglio et Maxime Govare détournent l'image du couple "conventionnel" et propose une crise existentielle avenante et pêchue. Malheureusement, la limite est fine entre la comédie légère et la caricature pour beaufs : au-delà des travers hésitants ou commodes qui découlent souvent d'un premier film, Toute Première Fois laisse un goût amer avec ses faux airs de sitcom "gay mais pas trop", où l'idée originale (le coming-out à l'envers) est exploitée de façon finalement gênante. À quand un film populaire avec un couple gay et assumé ? Ce n'est pas pour tout de suite.
Critics’ Choice Movie Awards 2015 : Le Palmarès
Les Critics’ Choice Movie Awards 2015 (BFCA) ont eu lieu le 15 janvier au soir. Découvrez le palmarès complet...
[CRITIQUE] Les Nouveaux Héros, de Don Hall, Chris Williams (II)
On aurait tendance à l’oublier, mais quand Disney a racheté Marvel, il n’y avait pas que le Marvel Cinematic Universe dans le lot. Il y avait aussi des comic-books moins connus comme « Les Nouveaux Héros », dont l’adaptation sort en février sur nos écrans. Si le résultat ne manque pas de charme, il a cependant plus de mal à convaincre avec une histoire prévisible qui ne rend pas forcément service à ses héros…
[CRITIQUE] La Dame En Noir 2 – L’Ange de la Mort, de Tom Harper
Angoissant et efficace, La Dame En Noir 2 - L'Ange de la Mort est une petite surprise. Tom Harper s'applique en proposant un film prenant dans lequel on se laisse facilement piéger. Si le frisson est au rendez-vous, La Dame En Noir 2 - L'Ange de la Mort aurait pu être plus réussi si les jumpscares n'étaient pas aussi prévisibles et le scénario aussi faiblard. Néanmoins, l'ambiance sombre et la musique stressante du film prennent agréablement au dépourvu, s'accordant habilement à une trame à la fois simple mais captivante.
[CRITIQUE] Whiplash, de Damien Chazelle
Intense et palpitant, Whiplash n'est pas qu'un simple film sur la musique, mais bel et bien un piège étourdissant, à la fois pervers et jubilatoire. Damien Chazelle signe un drame psychologique éprouvant et remarquable dans lequel Miles Teller transpire littéralement de talent, tandis que J. K. Simmons offre une performance inoubliable.
[CRITIQUE] Wild, de Jean-Marc Vallée
Impressionnant mais un peu plat, Wild retrace l'histoire vraie d'une jeune femme qui va soigner ses blessures et se redécouvrir à travers une aventure humaine et pleine de défis. Un an après Dallas Buyers Club, Jean-Marc Vallée propose un autre personnage au parcours en dents de scie, entre dépassement de soi et rédemption. Cependant, si Reese Witherspoon livre une performance remarquable et incarne admirablement le courage un peu fou de son personnage, Wild ne fait que survoler ses épreuves et reste assez froid en édulcorant un peu trop le passé tourmenté de son personnage principal. Heureusement, le fond l'emporte sur la forme, à travers une quête spirituelle qui évite brillamment les pièges moralisateurs pour mettre en avant une réflexion à la fois sage et intéressante.
