Interdit de spoiler : Les films à twist(s) à voir absolument

À l’occasion de la sortie du film À Couteaux Tirés de Rian Johnson qui offre un thriller palpitant, intelligent et noueux jusqu’à la dernière minute, je me suis dit qu’il était temps que je fasse un petit point sur les films à twist qui m’ont marquée. Mais pas n’importe lesquels : ceux dont le spoil devrait être passible de la peine de mort (ou autre conséquence un peu moins fatale, maybe). Soyons clairs : raconter la fin de Avengers Endgame ou de La Reine des Neiges 2 est énervant, bien sûr, mais si l’effet de surprise est ruiné, cela n’empêche pas vraiment de prendre du plaisir devant le film. Alors que pour les films que je vais évoquer ici, spoiler la fin ou le twist clé revient à ruiner toute l’expérience autour du film, gâchant ainsi tout son intérêt. Et ça, messieurs et dames, ce devrait être criminel.

[CRITIQUE] Réalité, de Quentin Dupieux

Bizarre, intriguant et décalé, le dernier film de Quentin Dupieux allie étrange et humour dans une comédie où l’absurde est maître. Entre conscient et inconscient, Réalité ressemble à des pièces de puzzle montées dans le désordre et trouve un semblant de sens dans l’incohérence et le laisser-aller. Inutile de couper les cheveux en quatre, Réalité est à prendre tel quel, dans toute sa bizarrerie et sa vision loufoque du monde.

Interstellar : Une aventure unique à la complexité déroutante

L’un des films les plus attendus cette année, Interstellar a le don de diviser. À la fois brillant et intense, Christopher Nolan aborde un sujet complexe, mêlant physique quantique et survie de l’homme dans une fable très dense et captivante. Cependant, à force de se focaliser sur le message qu’il cherche à faire passer, le réalisateur a tendance à délaisser pas mal de détails qui le font passer à coté du chef d’œuvre annoncé. Entre des (tas de) questions sans réponse et une esthétique souvent approximative, Interstellar réussit à se rattraper grâce à une réflexion brillante et une bande-originale sublime. Et cette fois, en étant bien attentif, on comprend tout du début à la fin… mais saurez-vous tenir jusqu’au bout ?

Lucy : Le grand n’importe quoi de Luc Besson

Étant l’un des rares réalisateurs français à réussir outre-atlantique, Luc Besson ne se prive pas quand il s’agit d’en mettre plein les yeux. Pour son retour à la science-fiction, il choisit Lucy, l’histoire d’une femme qui, suite à un concours de circonstances, voit ses capacités cérébrales augmenter à toute vitesse. Si Luc Besson livre un film popcorn au caractère assumé en réutilisant des effets de style qui marchent à tous les coups, Lucy est complètement desservi par une seconde partie fantaisiste et décousue, qui manque beaucoup de crédibilité en noyant le poisson à grands renforts de laïus pseudo-scientifiques. Bien tenté, mais ça ne prend pas.