[CRITIQUE] Brimstone, de Martin Koolhoven

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille. Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

[CRITIQUE] Suite Française, de Saul Dibb

Lent et monotone, Suite Française est un drame sans surprise, coincé entre le film de guerre et des histoires de cœurs peu inédites. Si les acteurs réussissent à susciter de l’intérêt, le film de Saul Dibb reste linéaire et souffre d’une atmosphère souvent trop solennelle et amorphe. Suite Française laisse une impression mitigée, certes on ne s’ennuie pas mais ce n’est pas vraiment l’extase non plus.

[CRITIQUE] Cinquante nuances de Grey, de Sam Taylor-Wood

Découvrir un film comme Cinquante nuances de Grey, c’est une occasion peu réjouissante de découvrir à quel point le cinéma commercial accepte de tomber encore plus bas pour s’enrichir encore plus. Est-ce un film ou une farce ? Un cauchemar éveillé qui emprisonne le public dans un fantasme adolescent, à peine plus osé qu’un roman de la collection Harlequin ? Toujours est-il que le film de Sam Taylor-Wood, adapté d’une fan-fiction inspirée par l’insupportable saga Twilight (même pas un vrai livre à la base), réussit à rabaisser le niveau en livrant un objet fadasse, niais et inintéressant au possible. Vous l’avez compris : je ne vais pas être tendre.

Enemy : Trop lent et laborieux, malgré une intrigue brillante (+ explication du film)

Lent et contemplatif, le dernier film de Denis Villeneuve est laborieux. À trop vouloir jouer la carte du mystère, Enemy surfe finalement sur énormément de vide à travers la quête d’un homme face à son sosie et la personnification de ses craintes. Malgré une ambiance feutrée et intrigante, Enemy ne parvient jamais à installer le malaise et la curiosité escompté, entre une histoire prévisible et un traitement éteint, où l’étrange laisse rapidement place à l’ennui. Après le très haletant Prisoners, j’espérai bien mieux.

Situation Amoureuse – C’est Compliqué : Un Manu Payet Show plat et sans intérêt

Plat, sans aucune finesse et biaisé par l’égo et les aspirations de Manu Payet, Situation Amoureuse : C’est Compliqué se voulait comédie romantique et dans l’air du temps, avec son titre rappelant vaguement Facebook. Malheureusement, le film tourne autour d’un scénario peu crédible, peu rythmé et alourdi par pauvreté des dialogues (langage souvent vulgaire sans raison) et son manque d’originalité en général… quand il ne s’agit pas de suivre Manu Payet fantasmer son one-man-show gonflant et inintéressant…

Don Jon : Un premier film savoureux, osé et brillant

Drôle, fraîche et moderne, Don Jon est une comédie brillante et décomplexée sur les relations amoureuses, surfant sur les clichés et les fantasmes véhiculés aussi bien par les films pornos que par les comédies romantiques. Pour son premier film, Joseph Gordon-Levitt analyse des personnages hauts en couleurs, avec beaucoup de justesse et d’authenticité, de l’assurance exagérée du tombeur de ces dames aux exigences démesurées de la jolie princesse. Loin des clichés attendus, Don Jon crée la surprise, à travers un sujet risqué et un emballage sulfureux, démontrant un véritable talent d’écriture et de mise en scène, alors qu’il pose un œil amusé et mature sur l’amour, en opposant le fantasme à la réalité.