[CRITIQUE] X-Men : Dark Phoenix, de Simon Kinberg

Dernier-né de la saga X-Men post-reboot et après quelques décalages, X-Men : Dark Phoenix sort enfin en salles pour proposer un chapitre centré sur une héroïne qui sombre du coté obscure de la force. Producteur hier, Simon Kinberg passe aujourd’hui derrière la caméra pour signer un premier long-métrage ambitieux mais criblé de défauts. Entre une…

[CRITIQUE] Alien : Covenant, de Ridley Scott

5 ans après Prometheus, Ridley Scott revient avec Alien : Covenant, le deuxième volet de sa prélogie Alien. Ambitieux mais confus, plaisant mais laborieux, Alien : Covenant parvient a donner une véritable suite au premier opus mais échoue quand il tente de créer une véritable ambiance horrifique. Vendu comme le digne successeur à Alien premier du nom, Alien : Covenant frôle de (très) près la déception (surtout si on s’attend à du Alien) et se rattrape de justesse avec une intrigue recherchée – certes un peu perchée – et directement liée à Prometheus. Je suis toujours très mitigée sur ce film, mais j’ai envie d’y croire.

[CRITIQUE] xXx: Reactivated, de D.J. Caruso

Xander Cage est de retour avec le troisième volet d’une saga aux allures de blockuster qui ressuscite difficilement. xXx: Reactivated a des faux airs de Fast and Furious et pour cause : Vin Diesel joue les action-heroes des temps modernes dans une explosion d’action survoltée et over-the-top où second degré rime avec exagération assumée. Seulement voilà, à la barre, D.J. Caruso a bien du mal à suivre et livre un gloubiboulga illisible qui, surtout en 3D, devient rapidement instable et brouillon. Impossible de profiter de ce xXx: Reactivated plein de frime, car même en appréciant ce genre de film, toutes les scènes d’action sont un ensemble bordélique de plans entremêlés et montés à la hache. Retour mitigé pour Xander Cage : si Vin Diesel est relativement bon dans ce registre, ce n’est pas le cas coté réalisateur.

[CRITIQUE] Corniche Kennedy, de Dominique Cabrera

Maladroit mais sympathique, le nouveau film de Dominique Cabrera surfe sur les clichés pour illustrer le quotidien désœuvré d’une bande de jeunes Marseillais, oscillant entre la quête du frisson pour exister et l’absence de repère. Entre rêve de liberté et illégalité, Corniche Kennedy livre une histoire assez convenue, mais facile à suivre, à la réalisation assez abrupte et linéaire, proche du téléfilm. Toujours juste rattrapé par une ambition solaire, le film essuie de nombreux défauts qui gâchent son potentiel.

[CRITIQUE] Premier Contact, de Denis Villeneuve

Denis Villeneuve fait un premier pas vers la science-fiction avec le très attendu Premier Contact. La réalisation est sublime et maîtrisée, portée par une intrigue au message universel et prenant… mais Premier Contact est l’exemple même de l’exercice de style parfaitement maîtrisé où la forme l’emporterait presque sur le fond, si le film de Denis Villeneuve n’était pas aussi lent et laborieux pour finalement dégainer un propos aussi classique. Dommage, Premier Contact a les atours d’un chef d’œuvre mais la technique ne suffit pas si le sujet même du film n’est pas abouti et se repose bien trop sur ses effets de style (et la hype autour du réalisateur… encore un « nouveau Spielberg »).

[CRITIQUE] Suite Française, de Saul Dibb

Lent et monotone, Suite Française est un drame sans surprise, coincé entre le film de guerre et des histoires de cœurs peu inédites. Si les acteurs réussissent à susciter de l’intérêt, le film de Saul Dibb reste linéaire et souffre d’une atmosphère souvent trop solennelle et amorphe. Suite Française laisse une impression mitigée, certes on ne s’ennuie pas mais ce n’est pas vraiment l’extase non plus.