Épouvante-horreur

Rec 4 – Apocalypse : Tout juste divertissant mais très décevant

Dans la catégorie des suites que personne n'attendait vraiment, je demande Rec 4 - Apocalypse. Le quatrième et dernier volet de la saga a certes gardé une ambiance noire et hystérique, malheureusement, le coté bricolé à la va-vite du scénario et un trouillomètre inexistant font du dernier film de Jaume Balagueró, seul cette fois, un ensemble chaotique et décevant. À ce stade et pour un tel réalisateur, le naufrage de Rec 4 - Apocalypse fait souvent mal aux yeux, tandis qu'à l'image on ne fait plus la différence entre le gore et les effets simplement dégoûtants. Après avoir vu le film, il est évident que le terme "Apocalypse" rajouté au titre n'est là que pour appâter le chaland. Apocalypse = 0 ; catastrophe : Rec 4.

Épouvante-horreur

Annabelle : Trop facile, malgré une ambiance soignée

Pour un film réalisé à la hâte après le succès de Conjuring - Les Dossiers Warren l'année dernière, Annabelle réussit à trouver un chemin presque satisfaisant, bien que trop hésitant. Doté d'une mise en scène maladroite largement influencée par le film Rosemary's Baby, le film de John R. Leonetti repose sur une intriguée basique et des jumpscares trop prévisibles. Cependant, quelques passages s'avèrent plutôt efficaces et Annabelle parvient à maintenir une ambiance intéressante qui saura faire son petit effet chez les plus jeunes sensibles. Seule l'utilisation de la poupée Annabelle me laisse réellement perplexe, car l'objet est précédé par sa réputation mais s'avère finalement secondaire dans son propre film. Étrange.

Action, Épouvante-horreur, Sci-fi

Dracula Untold : Un divertissement léger et accrocheur

Énième adaptation cinématographique de la légende du plus célèbre des vampires, Dracula Untold prend quelques libertés avec l'histoire originale pour proposer un divertissement accrocheur et plutôt fun. Gary Shore privilégie l'action et se perd parfois dans une mise en scène un peu too much - pour ne pas dire amateure - mais globalement, Dracula Untold réussit à tenir la route. Cependant, il faut tout de même garder en tête que malgré le titre, les canines et les restes de légende, c'est avant tout un film d'action fantastique flirtant très légèrement avec l'épouvante, et non un film de vampire.

Épouvante-horreur

Délivre-nous du mal : Et de l’ennui ?

Ambiance nocturne, bruits inquiétants et comportements étranges... Scott Derrickson semble avoir méthodiquement consulté l'Abécédaire de l'horreur tandis qu'il concoctait son dernier film. Gonflé par un casting solide, Délivre-Nous Du Mal propose une histoire alléchante où le frisson n'est jamais loin. Et pourtant, à cause d'un certain manque d'enjeu dramatique et d'ambition autour des personnages, le film surfe sur du vide, ne parvenant jamais à franchir la frontière de l'épouvante. Entre mysticisme et pragmatisme, Scott Derrickson tente de maintenir une tension oppressante tout au long du film en confrontant le normal au paranormal, avant de tout simplement pomper un de ces précédents films, L'Exorcisme d'Emily Rose, allant jusqu'à calquer la fameuse scène d'exorcisme, avec beaucoup moins de panache. Bref, malgré beaucoup d'efforts, le trouillomètre reste à plat.

Épouvante-horreur

American Nightmare 2 – Anarchy : Plus assumé et plus fun

Stressant, violent et jubilatoire, American Nightmare 2 - Anarchy est enfin le film à la hauteur de son pitch : aussi "apolitiquement correct" que déjanté. Oubliez les ratés du premier film, ici le réalisateur, James DeMonaco utilise le concept original de la Purge dans un survival haletant et convaincant. Grâce à un scénario suffisamment rythmé, malgré quelques imperfections, American Nightmare 2 - Anarchy offre enfin le spectacle sans limite et déchaîné qui a tant fait défaut au premier opus. Enfin de l'action !

Épouvante-horreur

Mister Babadook : Un premier film surprenant

Une ambiance maîtrisée et angoissante, une relation mère-fils prenante et un parallèle intéressant sur les démons du passé... Mister Babadook réunit tous les ingrédients idéaux pour réaliser un thriller psychologique excellent. Malheureusement, il s'agit d'un film d'épouvante-horreur et le frisson n'y est, mais alors, pas du tout. Dommage.

Épouvante-horreur

The Baby : De bonnes idées mais zéro ambition

Si le parallèle entre la grossesse et la possession démoniaque était osé, il devient assez percutant dans The Baby. À mi-chemin entre le found-footage et le docu-fiction, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett réalisent un film assez scolaire et mollasson, malgré un scénario simple et tangible. Malheureusement, The Baby a beau rassembler tous les codes du film d'épouvante, le film est totalement desservi par un montage final aux coupes agressives et des stratagèmes (jumpscares) beaucoup trop prévisibles. Le trouillomètre ne décolle jamais devant l'absence d'ambition du film, malgré une ambiance initialement prometteuse. Dommage...

Épouvante-horreur

Dark Touch : Glauque et sans intérêt

Avec son sujet bien glauque et une ambiance très fade, Dark Touch est un film d’épouvante (?) très dispensable. Entre des enfants agaçants et des jumpscares inefficaces, le film de Marina de Van est un flop géant, noyé dans une mise en scène lugubre et ridiculisé par des personnages exagérés. Dark Touch aurait pu être une excellente version dark du film Mathilda de Danny DeVito (1996), s’il n’avait pas autant manqué d’intérêt, sans parler des scènes de brutalités gratuites et dérangeantes.

Épouvante-horreur, Comédie

Les Sorcières de Zugarramurdi : Fun, brillant et surprenant

Follement déjanté, étonnant et brillant, le nouveau film d'Álex de la Iglesia éclabousse le grand écran, entre humour caustique et féminisme sadique. Les Sorcières de Zugarramurdi flirte avec le saugrenu et le bizarroïde dans une comédie noire et déchaînée, un peu glauque sur les bords et tout simplement excellente. Accrochez-vous, car dans ce film, l'expression "chasse à l'homme" prend enfin tout son sens !

Épouvante-horreur, Drame

Carrie, La Vengeance : Terrifiant… de nullité

Se reposant sur un scénario "clé-en-main", Kimberly Pierce propose une nouvelle adaptation du roman phare de Stephen King. Malheureusement, Carrie, La Vengeance réussit à réduire une histoire aussi brillante que palpitante en une banale histoire fadasse et complètement dénuée d'intérêt, voire comique à certains égards puisqu'en plus d'être très mauvais, il faut également se farcir la prestation médiocre des actrices principales. Quand on voit le résultat à la limite du pathétique de ce remake, autant revoir (ou découvrir) la version de Brian De Palma ou, mieux, (re)lire le livre qui n'a pas pris une ride.

Épouvante-horreur

Conjuring – Les dossiers Warren : Captivant, stressant et recherché

Étoffé, captivant et riche en événements effrayants, Conjuring - Les dossiers Warren fait partie des exceptions réjouissantes et prometteuses qui relèvent le niveau de cette nouvelle vague de films d'horreur 2.0 qui a tant de mal à convaincre. James Wan nous propose un film véritablement prenant et crédible, à l'atmosphère angoissante, adapté d'une histoire (il parait) vraie. Un scénario crédible, enrichi par un véritable effort de mise en scène et d'imagination, Conjuring propose un film alléchant et construit, avec une simplicité étonnante et souvent efficace qui ne manquera pas de faire réagir un public sensible. Cependant, l'ensemble reste assez soft car trop appliqué et attendu, du coup les aficionados de films d'épouvante risquent de rester sur leurs faims car Conjuring a tendance à manquer de subtilité et les ficelles sont aussi grosses que des poutres apparentes. Un résultat plutôt mitigé mais qui penche vers du positif, car je suis prête à parier que Conjuring - Les dossiers Warren sera responsable de nombreuses nuits blanches et autres sommeils agités...

Épouvante-horreur, Thriller

American Nightmare : simpliste et crétin

Médiocre, simplet et inutile, American Nightmare est l'exemple parfait d'une idée intéressante, bien que tirée par les cheveux, et mal exploitée. Le scénario est transparent au possible, les personnages sont d'une stupidité sans nom et autant dire que James DeMonaco ne se foule pas des masses pour nous faire croire à son film, qui puise la majeure partie de ses idées dans des classiques (Funny Games, Orange Mécanique...) sans jamais réussir à en capter l'intensité ni le génie. Maigre critique de la société américaine bourgeoise, puritaine et amoureuse de la gâchette, American Nightmare peine à aller jusqu'au bout de son histoire qui tourne en rond, comme beaucoup d'autres films de l'écurie Blumhouse Production (de Paranormal Activity aux récents The bay et Dark Skies). Hymne à la violence, manque de logique aberrant et maladresses tendant légèrement vers l'incitation à la haine... American Nightmare collectionne les mauvais points et ne vole pas plus haut qu'un fantasme malsain d'adolescent perturbé.