Sucré, girly mais pas aussi superficiel que ça en a l'air, le film de Lynn Shelton inscrit la crise de la trentaine dans une comédie romantique sympathique, alliant l'adolescence pétillante avec le passage compliqué et tardif à l'âge adulte. Girls Only est un film agréable, traversé par des personnages attachants et sans prise de tête qui parviennent à détourner l'attention, face à une trame ultra prévisible.
Catégorie : Films
[SPOILERS] Avengers : L’Ère d’Ultron : Retour sur les événements marquants du film
Parmi les films les plus attendus de l'année, Avengers : L’Ère d’Ultron de Joss Whedon se place facilement dans le peloton de tête. Une chose est sûre c'est que le dernier film de Joss Whedon se démarque du film précédent. Plus sombre et plus abouti, cette fois nos super héros favoris ne se contentent pas d'offrir uniquement du fan service sur un plateau mais profitent de ce nouveau volet pour poser les bases d'une Phase 3 déjà très attendue. Alors oui, Avengers : L’Ère d’Ultron est moins surprenant et moins coloré que le premier opus, mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a rien à en retirer... Au contraire !
[CRITIQUE] Pyramide, de Grégory Levasseur
Alors qu'à première vue le film ne paie pas de mine, Pyramide parvient à étonner, voire même à coller les jetons. Ne vous laissez pas avoir par son apparence clichée, car à travers une intrigue simplette et des personnages attendus, le premier film de Grégory Levasseur est ambitieux et truffé de bonnes idées, alliant les phénomènes paranormaux à la tension nerveuse d'un huis-clos étouffant. Croisement improbable entre The Descent et La Momie, le protégé d'Alexandre Aja prouve qu'avec un peu d'imagination et d'application, il est possible de transformer un pitch usé en un film horrifique efficace aux allures de séries B assumées.
[CRITIQUE] Ouija, de Stiles White
Décevant, facile et cliché, Ouija fait l'effet d'un soufflé raté : une apparence prometteuse mais qui ne ressemble plus à rien en quelques minutes. Si la bande-annonce avait tout pour plaire, le film de Stiles White est un plat réchauffé et sans saveur, qui, en plus de s'enfoncer dans la médiocrité, propose un rebondissement ultra fade qui ne se paie même pas le luxe d'être prévisible, tant il est totalement dénué d'intérêt. Pour un film que j'attendais beaucoup l'année dernière, la déception est totale.
[CRITIQUE] Dark Places, de Gilles Paquet-Brenner
Prévisible et peu accrocheur, Dark Places est un thriller très basique, tournant autour du meurtre mystérieux d'une famille et explorant les failles psychologiques de ses personnages. Surfant sur un thème plutôt daté, qui aurait pourtant fait fureur au début des années 2000, le film de Gilles Paquet-Brenner tente mollement de profiter du succès de Gone Girl pour perdurer, mais ne parvient pas à construire une trame aussi prenante. Seulement, avec une intrigue aussi simple à dépiauter et une héroïne plutôt mutique et peu accessible, Dark Places botte en touche et s'avère plutôt décevant.
[CRITIQUE] Connasse, Princesse des Cœurs de Noémie Saglio et Éloïse Lang
Surprenant et hilarant, le film de Noémie Saglio et Éloïse Lang est une comédie rafraîchissante et survoltée, mettant en scène une Camille Cottin en roue libre. De Paris à Londres, la Connasse de Canal+ se démène pour proposer des sketchs inédits et faire vivre une trame à la fois girly et énergique, quitte à prendre des risques incroyables. Malgré un léger flottement vers la fin du film, Connasse, Princesse des Cœurs est une jolie surprise pétillante, un peu glamour et carrément insolente. Un délice !
[CRITIQUE] Every Thing Will Be Fine, de Wim Wenders
Fade et ennuyeux, le nouveau film de Win Wenders s'étire autour d'une tranche de vie interminable, teintée par un mélodrame apathique. Every Thing Will Be Fine est un exercice périlleux où le réalisateur tente de capter la dramaturgie d'un quotidien trop ordinaire et une vague corrélation sur la façon dont les actes commis par les personnages influent sur le cours de leur vie. Malheureusement, le film est ampoulé par une trame plutôt mince qui s'effiloche au fur et à mesure que le film cumule les bonds en avant, maltraitant son spectateur qui attend, en vain, le moment où Wim Wenders donnera enfin un sens à cet ensemble éteint.
[CRITIQUE] Avengers : L’Ère d’Ultron, de Joss Whedon (sans spoiler)
3 ans après le premier Avengers, nos super héros se réunissent une nouvelle fois à l'écran pour un second volet ambitieux et très attendu. Rythmé, mature et dense, Avengers : L'Ère d'Ultron est une avalanche d'actions fun, spectaculaires et assumées qui tissent néanmoins une intrigue intéressante permettant aux personnages de continuer à évoluer et à se dévoiler. Habitué à jongler avec plusieurs personnages, Joss Whedon conserve l'équilibre entre ses héros, tout en assurant habilement du "fan service" jubilatoire, avec un humour décomplexé et une idée derrière la tête. Si ce film était attendu au tournant, le défi est relevé : en se démarquant du one shot épique, Avengers : L'Ère d'Ultron propose une histoire aboutie et effervescente, confrontant nos héros à un vilain intime et retors, dont on ressort à bout de souffle ! Avengers, assemble !
[CRITIQUE] Chappie, de Neill Blomkamp
Dans un futur proche, la population, opprimée par une police entièrement robotisée, commence à se rebeller. Chappie, l’un de ces droïdes policiers, est kidnappé. Reprogrammé, il devient le premier robot capable de penser et ressentir par lui-même. Mais des forces puissantes, destructrices, considèrent Chappie comme un danger pour l’humanité et l’ordre établi. Elles vont tout faire pour maintenir le statu quo et s’assurer qu’il soit le premier, et le dernier, de son espèce.
[CRITIQUE] Lost River, de Ryan Gosling
Pour son premier film, Ryan Gosling nous évite le sempiternel passage à l'âge adulte et puise dans les contes obscures pour livrer un Lost River envoûtant et talentueux. Dans un conte éthéré, Ryan Gosling tisse un monde purgatoire dans une cité oubliée où des âmes en peine errent, attendant leurs saluts ou leurs chutes. Lost River cristallise une ville américaine brusquement tombée en ruines, entre légendes et symbolismes captivants qui font de ce premier film une petite surprise un chouilla arty et complexe, mais qui se savoure avec curiosité.
[CRITIQUE] Cake, de Daniel Barnz
Larmoyant et contemplatif, Cake s'étire un drame sobre autour d'une femme marquée par une histoire tragique. Si Jennifer Aniston livre une performance étonnante, quoiqu'un peu poussive, le film de Daniel Barnz reste sur la réserve et mise trop sur le potentiel émotionnel de son sujet pour attirer la sympathie du public. Du coup, les plus sensibles seront probablement touchés par cette mère-courage malgré son tempérament détestable, tandis que les autres (nous, les cœurs de pierre) attendront un peu plus de profondeur et de sincérité... en vain.
[CRITIQUE] Les Enquêtes du département V : Profanation, de Mikkel Nørgaard
Noir, glauque et captivant, le deuxième volet des Enquêtes du département V, Profanation, sonde la noirceur de l'âme humaine à travers un thriller fascinant. En débroussaillant le passé, le film de Mikkel Nørgaard offre une intrigue qui s'enfonce toujours un peu plus dans l'horreur, à travers des personnages extrêmes et une société ambiguë. Si le film met du temps à démarrer, Profanation rappelle souvent la saga suédoise Millenium et propose une seconde partie haletante.
