Craignant que Superman n'abuse de sa toute-puissance, le Chevalier noir décide de l'affronter : le monde a-t-il davantage besoin d'un super-héros aux pouvoirs sans limite ou d'un justicier à la force redoutable mais d'origine humaine ? Pendant ce temps-là, une terrible menace se profile à l'horizon…
Étiquette : photographie
César 2016 : Le palmarès
C'est gagné ! Florence Foresti a relevé le défi : révéler le Meilleur Film avant minuit. Si la cérémonie des César est toujours un peu ronflante et que les remettants en profitent toujours pour faire un peu de personal branling en rappelant leurs succès passés, l'humoriste a réussi à dynamiser la soirée entre quelques sketchs sympathiques. Côté récompenses, Il y a eu des surprises...
César 2016 : Les nominations
Ca y est, les nominations des César 2016 ont été annoncé et cette année, l'Académie a pas mal pioché dans les films "cannois" pour compléter la séléction. En tête de liste, les films Marguerite et Trois Souvenirs de ma Jeunesse partent en grand favori avec 11 nominations chacun, suivi par Dheepan, Mustang et Mon Roi. Notez qu'un César d'Honneur sera remis à Michael Douglas. Voici les nominations...
[CRITIQUE] Macbeth, de Justin Kurzel
Alors qu'on l'attendait à peine ou plus (depuis le Festival de Cannes), au milieu des gros blockbusters de cette fin d'année, Justin Kurzel débarque avec son adaptation de Macbeth, spectaculaire, puissante et viscérale. De la performance magistrale des acteurs à la photographie et mise en scène sublimes du film, Macbeth est une petite claque ciné qui prend aux tripes et captive de bout en bout. Seul bémol dans tout ça : les dialogues en vieil anglais, repris de la pièce originale et compliqués à suivre en VO ou en VF, en déconcerteront plus d'un et pourtant, le film de Justin Kurzel mérite le détour. Époustouflant.
[CRITIQUE] En Mai, Fais Ce Qu’il Te Plait, de Christian Carion
Voilà typiquement le genre de film qui faut aller voir en ayant la patate, car En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait évolue dans une ambiance morne qui connait peu de moment de lumière. Christian Carion met en scène les parcours croisées de villageois français qui tentent d'échapper aux Allemands et d'un père qui essaie de retrouver son fils, dans un drame atone qui tente désespérément de dresser un portrait courageux de ses personnages. Malheureusement, En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait s'embourbe dans un chauvinisme éteint, où la tristesse de ses personnages alourdissent un film déjà marqué par son contexte historique déjà douloureux. Dommage, Christian Carion réalise un beau film et son histoire est bien écrite, mais l'ensemble aurait mérité d'être plus tranché. Sans ce traitement aussi larmoyant et un peu vieille France, En Mai, Fais Ce Qu'il Te Plait aurait réussi à faire passer plus d'émotions, au lieu d'un désespoir lent et communicatif.
[CRITIQUE] Loin De La Foule Déchaînée, de Thomas Vinterberg
Fragile et romanesque, Thomas Vinterberg livre un film délicat et poétique, dans lequel des destins se frôlent entre coups du sort et naïveté touchante. Loin De La Foule Déchaînée redonne vie aux drames shakespeariens, retrouvant un souffle d'antan et proposant des personnages tiraillés entre leurs sentiments et leurs rangs sociaux. Cependant, si on adore voir nos deux tourtereaux se tourner autour, le film de Thomas Vinterberg manque trop souvent d'intensité et le montage précipité du film aseptise une romance qui a du mal à exister.
[COUP DE CŒUR] Mad Max: Fury Road, de George Miller
Phénoménal ! Grandiose ! Furieusement jubilatoire ! Les adjectifs et autres superlatifs positifs et enthousiastes ne suffisent plus pour décrire à quelque point ce Mad Max: Fury Road est une bonne grosse tuerie ! George Miller débarque avec un reboot que personne n'attendait et, du haut de ses soixante-dix ans, livre un film de science-fiction surréaliste et visionnaire, histoire de réveiller un genre qui se reposait un peu sur ses lauriers. Mad Max: Fury Road frôle sérieusement la perfection, tant le divertissement flirte avec l'oeuvre d'art auditive et visuelle... Bon sang, j'en veux encore !!!
[CRITIQUE] Suite Française, de Saul Dibb
Lent et monotone, Suite Française est un drame sans surprise, coincé entre le film de guerre et des histoires de cœurs peu inédites. Si les acteurs réussissent à susciter de l'intérêt, le film de Saul Dibb reste linéaire et souffre d'une atmosphère souvent trop solennelle et amorphe. Suite Française laisse une impression mitigée, certes on ne s'ennuie pas mais ce n'est pas vraiment l'extase non plus.
[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh
La Princesse (avec un grand P) s'offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j'aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n'était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd'hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l'histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.
[COUP DE CŒUR] Birdman, d’Alejandro González Iñárritu
Plus qu'un coup de cœur, Birdman est une révélation fracassante, un de ces films qui décoche une énorme gifle (virtuelle), le genre de cinéma qui fait qu'on aime le cinéma. Ça fait beaucoup de compliments, je sais, et maintenant que Birdman a été sacré Meilleur Film aux Oscars, le dernier film d'Alejandro González Iñárritu, Meilleur Réalisateur aux Oscars, va devoir faire ses preuves auprès des sceptiques qui refusent d'être formatés par Hollywood. Etrangement et très justement, ce film est fait pour eux, pour vous et pour tous tant il offre une vision aboutie (Meilleur scénario original) de l'industrie du cinéma et de ses nombreux recoins. Réfléchi, envoutant, magistral... le réalisateur mexicain aurait-il réalisé sa pièce maîtresse ? Oh oui !
