Si vous avez envie d'un bon moment de détente et de rire, la comédie Adopte Un Veuf est pile ce qu'il vous faut. Entre un André Dussolier impeccable en faux grognon et une Bérangère Krief espiègle, le film de François Desagnat respire la bonne humeur et la légèreté dans ce festival de rencontres improbables et de situations incongrues. Adorable, drôle et sucré (mais pas trop), Adopte Un Veuf n'a peut-être rien d'un film d'auteur mais compile ce qu'il y a de mieux dans les comédies françaises, de la simplicité attachante de ses personnages à une histoire à la fois originale et acidulée. J'aime !
Étiquette : relation
[CRITIQUE] Kung Fu Panda 3, de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni
Po est de retour avec ses amis pour de nouvelles aventures, incluant un nouveau méchant à affronter et de nouvelles révélations sur son passé. Et oui, Kung Fu Panda est de retour pour un 3e volet haut en couleurs et fort en bonne humeur. Cependant, à force de rester trop en surface, le film de Jennifer Yuh Nelson et Alessandro Carloni finit par opter pour la facilité et se répéter dans un nouveau film qui offre toujours la même morale, sans vraiment aller plus loin. Le divertissement et le plaisir sont toujours au rendez-vous... mais l'effet novateur et surprenant du premier opus n'agit plus.
[CRITIQUE] Quand On A 17 ans, d’André Téchiné
Souvent maladroit mais terriblement attachant, Quand On A 17 Ans observe avec retenue la relation agitée entre deux adolescents que tout oppose. Co-écrit avec Céline Sciamma, le film d'André Téchiné a beau être transparent dans ses intentions, la narration ambiguë et parfois incongrue rend parfois l'ensemble imprévisible et, donc, curieux.
[CRITIQUE] Célibataire, Mode d’Emploi, de Christian Ditter
Girly mais pas gnangnan, moderne mais pas (trop) caricaturale, Célibataire, Mode d'Emploi propose une comédie à mi-chemin entre le drame et la romance, tandis que Christian Ditter scrute ces célibataires 2.0 lâchés dans les rues de New York, en quête du grand amour... ou d'un coup d'un soir. Loin de vanter la sempiternelle quête du prince charmant, Célibataire, Mode d'Emploi dresse des portraits attachants et accessibles, tout en évitant de sombrer dans la facilité. Résultat, le film ose le chick-flick moins superficiel, prônant la confiance en soi et la maturité, plutôt que l'amour à tout prix et idéalisé. Pas mal !
[CRITIQUE] Midnight Special, de Jeff Nichols
Après Take Shelter et Mud, Jeff Nichols renoue avec le drame SF dans un Midnight Special curieux mais finalement atone. Le film suit un récit linéaire, comportant une mission qu'il suit sans vraiment en creuser les répercussions, avant de livrer une fable un chouilla mystique centrée sur une relation père-fils qui n'évolue pas vraiment. Volontairement ou non, Midnight Special fait écho à de nombreuses références cinés mais finit par manquer d'intérêt, car en dehors du périple des personnages il n'y a finalement aucune réponse aux nombreuses questions soulevées dans le film. Heureusement, Michael Shannon est, comme souvent, parfait et la bande-originale est accrocheuse.
[CRITIQUE] Zoolander 2, de Ben Stiller
S'il aura fallu pratiquement 15 ans pour revoir Zoolander sur grand écran, il faut moins de 15 minutes dans Zoolander 2 pour regretter d'être dans la salle. Ben Stiller, habituellement plus inspiré, nous refourgue une suite sans âme, boostée par des caméos de stars à n'en plus finir, afin de masquer l'abysse monumentale d'un scénario accablant et honteux, qui se traine dans une simili comédie d'espionnage réchauffée et prévisible au possible. Si dans le premier opus Ben Stiller visait juste, entre parodie et satire de l'industrie de la mode, à travers un personnage certes stupide mais foncièrement naïf et attachant, dans Zoolander 2, toute cette subtilité est absente. Résultat, c'est moche, pas drôle et surtout insupportable.
[SÉRIE TV] Flesh and Bone, de Moira Walley-Beckett
Des corps meurtris, une pression insupportable et des jalousies constantes, tel est le quotidien des danseurs de ballet. Un quotidien dont rêve Claire , jeune danseuse de Pittsburg fraîchement débarquée à New York pour intégrer l’American Ballet Company. Là-bas, la jeune fille devient la coqueluche de Paul Grayson, directeur artistique colérique, sadique et manipulateur qui voit en elle une future star, une Etoile. Elle découvre que le prix à payer pour y parvenir n’est pas que celui de la torture de son corps au fil entraînements drastiques et de privations. Cela revient, parfois, à vendre son âme au diable.
[CRITIQUE] Lolo, de Julie Delpy
Sympathique et très piquant, Lolo est peut-être moins affûté que les films précédents de la curieuse Julie Delpy, mais reste une comédie agréable où la légèreté apparente dévoile un sujet plus profond que la réalisatrice explore avec humour. À travers un film coloré qui égratigne mine de rien un Paris bobo cristallisé dans un univers arty et arrogant, Julie Delpy illustre une relation mère-fils œdipienne avec une perspicacité vive et jubilatoire qui empêche Lolo de sombrer dans la morale accusatrice qui irait pourtant bien avec son sujet. Résultat, Lolo est un régal à la fois drôle et vache...ment cash !
[CRITIQUE] Nos Futurs, de Rémi Bezançon
Sympathique mais maladroit, Nos Futurs est une comédie pétrie de bonnes intentions avec un twist final bien trouvé. Cependant, les retrouvailles et le road trip festif entre potes ne parviennent pas à camoufler l'impression de déjà-vu qui flotte autour du film de Rémi Bezançon, ni à faire oublier le manque de fluidité du scénario et de ses dialogues. Si l'envie de prendre la route avec Pio Marmai et Pierre Rochefort est présente, le manque de complicité et de naturel du duo nuit à sa crédibilité, faisant de Nos Futurs un film plutôt long au rythme trop plat.
[CRITIQUE] Un Moment d’Égarement, de Jean-François Richet
Ensoleillé et délicieusement frais, Un Moment d'Égarement est une comédie drôle et légère qui fleure bon les flirts estivaux et le sable chaud. Jean-François Richet livre un film sans prise de tête, sympathique et agréable sur les chassés-croisés sentimentaux entre deux pères et leurs filles, entre crise de la quarantaine et crise d'ados. Un bon moment.
[CRITIQUE] Whiplash, de Damien Chazelle
Intense et palpitant, Whiplash n'est pas qu'un simple film sur la musique, mais bel et bien un piège étourdissant, à la fois pervers et jubilatoire. Damien Chazelle signe un drame psychologique éprouvant et remarquable dans lequel Miles Teller transpire littéralement de talent, tandis que J. K. Simmons offre une performance inoubliable.
Cold In July : Un thriller nerveux gâché par une trame fragile
Brut et amoral, Cold In July vient boucler cette fin d'année en proposant un thriller noir à la sauce redneck, à l'ensemble recherché malgré un résultat un poil mollasson. Entre quête de vérité et justice mal placée, Jim Mickle livre un film contrasté et étouffant, habité par un casting saisissant. Malheureusement, Cold In July mise bien plus sur le coté bad-ass et bourru de ses personnages, tandis que la trame du film s'essouffle entre manque de rythme et lenteur que même le dernier acte explosif ne parvient pas à relever.
