[CRITIQUE] L’Événement, d’Audrey Diwan

France, 1963. Anne, étudiante prometteuse, tombe enceinte. Elle décide d’avorter, prête à tout pour disposer de son corps et de son avenir. Elle s’engage seule dans une course contre la montre, bravant la loi. Les examens approchent, son ventre s’arrondit.

[CRITIQUE] Swallow, de Carlo Mirabella-Davis

Hunter semble mener une vie parfaite aux côtés de Richie, son mari qui vient de reprendre la direction de l’entreprise familiale. Mais dès lors qu’elle tombe enceinte, elle développe un trouble compulsif du comportement alimentaire, le Pica, caractérisé par l’ingestion d’objets divers. Son époux et sa belle-famille décident alors de contrôler ses moindres faits et gestes pour éviter le pire : qu’elle ne porte atteinte à la lignée des Conrad… Mais cette étrange et incontrôlable obsession ne cacherait-elle pas un secret plus terrible encore ?

[CRITIQUE] Ma, de Tate Taylor

La formidable Octavia Spencer s’essaye à un nouveau genre avec Ma, un thriller d’épouvante adolescent qui, à première vue, est plutôt prenant et accrocheur. Le film de Tate Taylor s’illustre plus par sa surexposition narrative et cherche difficilement à faire grimper une tension desservie par des révélations qui arrivent trop tôt. Heureusement, la personnalité troublante de Ma galvanise le récit et tient en haleine, mais cela ne suffit pas à sauver l’ensemble qui s’avère finalement très juste.

[CRITIQUE] Suspiria, de Luca Guadagnigno

Susie Bannion, jeune danseuse américaine, débarque à Berlin dans l’espoir d’intégrer la célèbre compagnie de danse Helena Markos. Madame Blanc, sa chorégraphe, impressionnée par son talent, promeut Susie danseuse étoile. Tandis que les répétitions du ballet final s’intensifient, les deux femmes deviennent de plus en plus proches. C’est alors que Susie commence à faire de terrifiantes découvertes sur la compagnie et celles qui la dirigent…

[CRITIQUE] Larguées, d’Eloïse Lang

Comédie girly entre vacances et romances, le nouveau film d’Éloïse Lang propose une relation mère-filles fortes en tribulations dans un cadre idyllique. Larguées propose un bon moment à l’accroche facile et divertissante, à travers un casting attachant et des personnages aux clichés identifiables. Cependant, l’overdose de sucre et les ficelles trop visibles rendent l’ensemble finalement anecdotique : malgré quelques moments de rires, Larguées fait tout juste le job, mais s’oublie vite.

[CRITIQUE] The Villainess, de Byeong-gil Jeong (Sortie DVD, BR et VOD)

Le pitch : Entraînée depuis l’enfance aux techniques de combat les plus violentes par une agence de renseignement après l’assassinat de son père, Sook-hee est une arme redoutable. Afin de gagner sa liberté, elle est engagée comme agent dormant. Mais un jour, elle va découvrir la vérité sur le meurtre de son père.

Réalisé par Byeong-gil Jeong
Avec Ok-Bin Kim, Shin Ha-Kyun, Bang Sung-Jun…
Déjà disponible en VOD
Sortie en DVD & BLU-RAY Combo Steelbook dès le 28 mars

[CRITIQUE] Bienvenue À Suburbicon, de George Clooney

Dramédie assassine et grinçante, Bienvenue À Suburbicon dresse un tableau bien noir sur les dessous des apparences soignées des banlieues américaines. Plus sinistre qu’ironique, le nouveau film de George Clooney se joue du malheur de ses personnages sans épargner les innocents, à travers un portrait social affûté, entre polar et humour extra-noir. Trop noir ?

[CRITIQUE] Atomic Blonde, de David Leitch

Action survitaminée et ambiance après-guerre, Atomic Blonde a les atours du film testostéroné classique dont la principale originalité est d’avoir une femme dans le rôle du héros. Dans l’ensemble, le film de David Leitch est plutôt bien fichu car ambitieux et marqué par une réalisation maîtrisée. Mais en y regardant de plus près, Atomic Blonde est surtout desservi par un scénario trop complexe et peu engageant, ce qui rend le film aussi froid que lassant, malgré une surdose d’action explosive et une volonté bien présente de livrer un film cool et une héroïne badass…

[CRITIQUE] Memories of Murder, de Bong Joon-ho

Après une première sortie en 2004 (en France), le premier succès de Bong Joon-ho ressort dans une version remastérisée en 4K. L’occasion de (re)découvrir Memories of Murder, un triller troublant, modelé par des mœurs coréennes archaïques et des policiers dépassés par une enquête sordide. Accessible à la manière d’un Fincher (on reconnait les influences) et pourtant curieux, Memories of Murder déroute autant qu’il fascine. À voir, au moins une fois.

[CRITIQUE] Corporate, de Nicolas Silhol

Emilie Tesson-Hansen est une jeune et brillante responsable des Ressources Humaines, une « killeuse ». Suite à un drame dans son entreprise, une enquête est ouverte. Elle se retrouve en première ligne. Elle doit faire face à la pression de l’inspectrice du travail, mais aussi à sa hiérarchie qui menace de se retourner contre elle. Emilie est bien décidée à sauver sa peau. Jusqu’où restera-t-elle corporate ?

[COUP DE CŒUR] The Young Lady, de William Oldroyd

Fascinant et troublant, The Young Lady dresse le portrait d’une femme prête à tout par amour dans un film à la beauté saisissante, dans une Angleterre victorienne : aussi rurale et froide, qu’esthétique et protocolaire. William Oldroyd propose l’histoire d’une autre Lady Macbeth, entre passion obsessionnelle et folie dévastatrice, dans une fable maîtrisée et frissonnante.