Biopic, Comédie, Drame

[COUP DE CŒUR] Eddie The Eagle, de Dexter Fletcher

Palpitant et réjouissant, si le film de Dexter Fletcher propose une intrigue attendue, adaptée de l'histoire de Michael Edwards aka Eddie The Eagle, c'est dans son traitement que réside toute la différence. Porté par une énergie fédératrice pleine d'enthousiasme, Eddie The Eagle est une véritable aventure humaine, dynamisée par des scènes de saut à ski époustouflantes et portée par un duo d'acteurs, Taron Egerton et Hugh Jackman, qui fonctionne à merveille à l'écran. Une vraie belle surprise !

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Un Homme À La hauteur, de Laurent Tirard

Frais, drôle et tout de même touchant, j'avais un peu peur qu'Un Homme À La Hauteur soit un condensé d'humour lourdingue sur les nains et de clichés romantiques. Au lieu de ça, Laurent Tirard livre une romcom pétillante et légère, traitant de la différence avec finesse et réalisme, si bien que les problèmes d'effets spéciaux et de proportions sont facilement excusés pour apprécier un film accrocheur sur les amours naissantes entre une Virginie Efira superbe et un Jean Dujardin agréable. À voir.

Comédie

[CRITIQUE] Encore Heureux, de Benoît Graffin

Sous couvert de comédie, Benoît Graffin tricote un semblant de drame social, mais fantaisiste, autour d'une famille au bord de l'explosion, entre un papa chômeur, une maman lassée et des enfants en perte de repère. De prime abord plaisant, Encore Heureux reste dans les nuages, bien trop éloigné de la réalité pour réussir à faire de cette fable une histoire crédible qui, malgré son contexte, réunit tous les mauvais cotés de la tendance bobo parisienne qui veut singer la masse populaire. Le résultat est bancal, trafiqué à la truelle et souvent exaspérant, malgré ses bonnes intentions.

Comédie

[CRITIQUE] Five, d’Igor Gotesman

5 potes dans le vent, un rêve commun et une combine qui tourne mal... Le premier film d'Igor Gotesman propose un cocktail détonnant de rire et de bonne humeur. Le hic c'est qu'en en faisant des caisses niveau coolitude et en se réfugiant dans un humour trop souvent régressif, Five finit surtout par être très fatiguant et user son capital sympathie. Du coup, on se marre quand même, au début, mais le manque de profondeur de l'ensemble finit par plomber l'énergie du film qui tourne un peu en rond, frôlant la suite de sketchs sans fin. Dommage, car la fraîcheur de ce casting pêchu donnait vraiment envie.

Comédie

[CRITIQUE] Rosalie Blum, de Julien Rappeneau

Mignon et sans prétention, Rosalie Blum est une histoire de rencontres et d'actes manqués, un chassé-croisé entre des personnages à la bonhomie attachante. Julien Rappeneau narre des tranches de vie aux apparences banales, livrant un film accessible et frais, qui donne le sourire et permet de passer un bon moment. Néanmoins, à cause d'un manque de piquant et d'un traitement sans risque, Rosalie Blum frôle de peu le téléfilm.

Comédie

[CRITIQUE] Célibataire, Mode d’Emploi, de Christian Ditter

Girly mais pas gnangnan, moderne mais pas (trop) caricaturale, Célibataire, Mode d'Emploi propose une comédie à mi-chemin entre le drame et la romance, tandis que Christian Ditter scrute ces célibataires 2.0 lâchés dans les rues de New York, en quête du grand amour... ou d'un coup d'un soir. Loin de vanter la sempiternelle quête du prince charmant, Célibataire, Mode d'Emploi dresse des portraits attachants et accessibles, tout en évitant de sombrer dans la facilité. Résultat, le film ose le chick-flick moins superficiel, prônant la confiance en soi et la maturité, plutôt que l'amour à tout prix et idéalisé. Pas mal !

Comédie, Drame

[CRITIQUE] A Perfect Day – Un Jour Comme Un Autre, de Fernando León de Aranoa

Derrière une ambiance sympathique et un humour efficace, A Perfect Day observe le quotidien d'un groupe d'humanitaire avec une amertume palpable. À l'image de son casting atypique, Fernando León de Aranoa livre un film plutôt insaisissable, entre admiration et fatalisme, tout en dressant un portrait d'hommes et de femmes aux problèmes ordinaires dans un contexte particulier. Le film évoque avec brio un sujet rarement abordé au cinéma (ou trop souvent romancé), opposant la noirceur de la guerre à la vie, imperturbable, qui suit son cours malgré tout. Intéressant.

Comédie

[CRITIQUE] Zoolander 2, de Ben Stiller

S'il aura fallu pratiquement 15 ans pour revoir Zoolander sur grand écran, il faut moins de 15 minutes dans Zoolander 2 pour regretter d'être dans la salle. Ben Stiller, habituellement plus inspiré, nous refourgue une suite sans âme, boostée par des caméos de stars à n'en plus finir, afin de masquer l'abysse monumentale d'un scénario accablant et honteux, qui se traine dans une simili comédie d'espionnage réchauffée et prévisible au possible. Si dans le premier opus Ben Stiller visait juste, entre parodie et satire de l'industrie de la mode, à travers un personnage certes stupide mais foncièrement naïf et attachant, dans Zoolander 2, toute cette subtilité est absente. Résultat, c'est moche, pas drôle et surtout insupportable.

Comédie

[CRITIQUE] Pattaya, de Franck Gastambide

On prend les mêmes et on recommence… ou presque. Franck Gastambide revient à la réalisation avec Pattaya, une comédie décalée et régressive qui renoue avec l'ambiance survoltée des Kaïra. Drôle, un peu sale et bescherellement incorrect, Pattaya baigne dans une folie douce et foutraque qui évite brillamment la redite pour offrir du divertissement un peu dingue, pas trop lourd mais tout de même efficace… si on aime ce genre d'humour évidemment.

Comédie

[CRITIQUE] La Vache, de Mohamed Hamidi

Dans le registre des films qu'on attend pas et qui créent la surprise, j'ai nommé La Vache de Mohamed Hamidi. Voici une vraie comédie qui séduit grâce à sa simplicité et son humour bon-enfant, dépeignant une France que l'on voit peu au cinéma et menée tambour battant par un Fatsah Bouyahmed irrésistible. Rires et bonne humeur sont au rendez-vous dans un film à ne pas manquer.

Comédie

[CRITIQUE] Dirty Papy, de Dan Mazer

Potache, parfois trashouille, mais surtout déjanté, Dirty Papy est une comédie qui aurait pu être réussie mais qui finit par poser un problème (moral). Si le film de Dan Mazer est une avalanche de gags étirés à l'extrême, frôlant joyeusement avec la lourdeur, tandis que l'ambiance décalée et le délire survolté du film luttent pour l'emporter. Non, vraiment, le seul problème, c'est de voir Robert de Niro tomber aussi bas. Entre désinvolture et indifférence, il n'y qu'un pas que l'acteur franchit les yeux fermés. Les ados aimeront l'esprit over-the-top du film,... les autres auront bien du mal à avaler la pilule.

Comédie

[CRITIQUE] Paris-Willouby, de Quentin Reynaud et Arthur Delaire

Charmant, Paris-Willouby est un road movie familial, proposant une famille moderne et recomposée qui va devoir faire cohabiter leurs différences dans un monospace en parcourant les routes de France. Les réalisateurs Quentin Reynaud et Arthur Delaire livre au comédie pas mal calquée sur le film américain Little Miss Sunshine, dans une version frenchy pas aussi brillante mais tout de même attachante et sympathique, malgré une histoire parfois trop survolée et expédiée.