[CRITIQUE] Les Incognitos, de Nick Bruno et Troy Quane

Le super espion Lance Sterling et le scientifique Walter Beckett ont des personnalités radicalement opposées. Lance est relax, cool et il a du style. Walter est … tout l’inverse. Certes, il n’est pas très à l’aise en société mais son intelligence et son génie créatif lui permettent d’imaginer les gadgets impressionnants que Lance utilise sur le terrain. Alors qu’une mission tourne mal, Walter et Lance vont devoir unir leurs forces. Si ce duo excentrique ne parvient pas à s’entraider, le monde est en danger.

[CRITIQUE] Good Boys, de Gene Stupnitsky

Le pitch : Après avoir été invités à leur première fête, Max, Thor et Lucas, 12 ans, paniquent complètement parce qu’ils ne savent pas comment embrasser. À la recherche de conseils, Max, flanqué de ses deux inséparables amis, décide d’utiliser le drone de son père – auquel il n’a évidemment pas le droit de toucher…

[CRITIQUE] Shazam!, de David F. Sandberg

Après une série de films décevants, il semblerait que l’univers DC par Warner Bros ait trouvé la solution… dans l’absence de cohérence ! Après l’effervescent Aquaman, c’est au tour d’un super-héros bon-enfant, fun et rafraîchissant de faire ses premiers pas sur grand écran. Avec Shazam!, David F. Sandberg renoue avec la bonne vibe des films de super héros old school, digne des premiers Spider-Man version Sam Raimi en proposant une origin story à la fois pop, décomplexée et accessible. Malgré un ensemble parfois bordélique et un ventre mou en cours de route, Shazam! est plutôt cool !

[COUP DE CŒUR] Blindspotting, de Carlos López Estrada

Entre délit de faciès et gentrification, Blindspotting tisse une chronique sociale à la vibe urbaine percutante, qui utilise son ton corrosif et la culture urbaine « ghetto » pour pointer du doigt le problème des apparences et les préjugés sociétaux. Énergique, frais et brillant, le film de Carlos López Estrada est mon gros coup de cœur de la rentrée, à ne manquer sous aucun prétexte !

[CRITIQUE] En Eaux Troubles, de Jon Turteltaub

Après Rampage et ses bestioles XXL qui saccagent tout, c’est au tour d’un requin méga géant de semer le trouble. Jason Statham affront le Megalodon dans une aventure estivale qui tente le mockbuster au premier degré avec le concept du film de requin moderne, mais fait avec des moyens et de l’ambition. Si le projet semblait attrayant sur le papier, En Eaux Troubles joue les équilibristes entre la comédie d’action et le film (trop) familial, si bien que Jon Turtletaub s’emmêle les pinceaux et ne livre pas le spectacle espéré. Dommage.

[CRITIQUE] Pacific Rim Uprising, de Steven S. DeKnight

Après le colossal Pacific Rim de Guillermo Del Toro, c’est Steven S. DeKnight qui relève le lourd défi de proposer une suite. Si le premier était un hommage aux films de kaiju-eiga avec une ambition « blockbusterienne » et geek à peine voilée, Pacific Rim Uprising tente, avec beaucoup de volonté, de se hisser au même niveau. Si la comparaison avec les films Transformers est inévitable, le film de Steven S. DeKnight repose sur un scénario linéaire et prévisible, piqué par des scènes d’action redondantes et un manque d’ambition visuelle…

[COUP DE CŒUR] Zombillénium, d’Arthur de Pins et Alexis Ducord

Drôle, fun et décalé, Zombillénium propose une aventure délirante et sans temps mort avec des personnages attachants. À travers une histoire mordante (hihi) et une bande-originale vraiment sympa, Arthur de Pins et Alexis Ducord livre un film d’animation ambitieux et rythmé sur le thème de la famille, avec un soupçon de pop culture, inspiré par les codes horrifiques ici détournés pour un film aussi familial que rock’n’roll. Ni trop long, ni trop court, Zombillénium est accessible aussi bien pour les plus jeunes que pour les plus grand. Un très belle surprise (et soulagement, pour les fans) !

[CRITIQUE] Atomic Blonde, de David Leitch

Action survitaminée et ambiance après-guerre, Atomic Blonde a les atours du film testostéroné classique dont la principale originalité est d’avoir une femme dans le rôle du héros. Dans l’ensemble, le film de David Leitch est plutôt bien fichu car ambitieux et marqué par une réalisation maîtrisée. Mais en y regardant de plus près, Atomic Blonde est surtout desservi par un scénario trop complexe et peu engageant, ce qui rend le film aussi froid que lassant, malgré une surdose d’action explosive et une volonté bien présente de livrer un film cool et une héroïne badass…

[CRITIQUE] # Pire Soirée, de Lucia Aniello

Cinq amies qui se sont connues à l’université se retrouvent dix ans après pour un week-end entre célibataires à Miami. Une seule règle : tout est permis. Mais avec ce qui arrive à un strip-teaser à cause d’elles, la petite fête va partir en vrille… Que faire face à la gravité de la situation ? Comment s’en sortir ? D’idées stupides en solutions loufoques, c’est l’escalade dans le délire. Au final, si elles s’en sortent, les cinq filles seront plus proches que jamais…

[CRITIQUE] Free Fire, de Ben Wheatley

Entre tirs croisés, ambiance rétro et punchlines, Ben Wheatley s’essaye au règlement de comptes déjanté, sur les traces d’une rencontre délirante entre un Snatch de Guy Ritchie et un Reservoir Dogs de Quentin Tarantino. L’exercice de style est intéressant, surtout pour la mise en scène inventive et le casting impeccable (mention spéciale à Armie Hammer, excellent), mais l’ensemble reste finalement vain et peu maîtrisé. Zéro contexte, pas d’intrigue autre que la fusillade, Free Fire est un saut dans le vide sans parachute : frissons garantis au début, puis une chute libre et interminable.