Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Sinister 2, de Ciaran Foy

Après un premier film sympathique et un peu flippant (même s'il finissait par partir en vrille vers la fin), Sinister 2 prend la relève et propose une suite, ajoutant un point de vue original : celui des enfants. Malheureusement, ce qui m'avait dérangé dans le premier Sinister devient aujourd'hui l'élément centrale. Ciaran Foy tisse un film approximatif avec un croque-mitaine bricolé à la va-vite et des gamins fantômes qui tirent la tronche, tout en retirant le mystère nécessaire pour que l'ambiance sinistre, pourtant soignée, fonctionne. Résultat, Sinister 2 reste bancal et prévisible.

Action, Comédie

[CRITIQUE] American Ultra, de Nima Nourizadeh

Malgré une emballage punchy et décalé, American Ultra est finalement une petite déception, qui se révèle mal fichu, trop timide et surtout, très scolaire. Après un film comme Projet X, je pensais que Nima Nourizadeh irait jusqu'au bout de ses idées, surtout avec un pitch aussi déjà-vu. OK, American Ultra a de l'action, un poil d'humour et un très bon casting, mais il y a aussi beaucoup de retenue dans un film qui aurait dû être plus déjanté et bien plus hilarant. Le coté audacieux d'American Ultra est plombé par une mise en scène basique et des rebondissements hyper prévisibles. Dommage...

Action

[CRITIQUE] Mission : Impossible – Rogue Nation, de Christopher McQuarrie

Explosif et survitaminé, Mission : Impossible - Rogue Nation est un film d'action comme on les aime, combinant des personnages partagés entre héroïsme et folie pure, tout en enchaînant des cascades toujours plus impressionnantes et à couper le souffle. Le seul hic, c'est qu'en voulant étoffer ses personnages, Christopher McQuarrie crée une intrigue alambiquée qui met bien du temps à se démêler, à travers des rebondissements souvent téléphonés qui créent pas mal de longueurs. Mission accomplie, encore une fois, mais ce fut bien long !

Drame, Romance

[CRITIQUE] La Belle Saison, de Catherine Corsini

Naturel et solaire, le film de Catherine Corsini séduit par sa simplicité et son authenticité à la fois déconcertante et touchante. La Belle Saison raconte un amour ordinaire et brûlante, entravé par les mœurs d'une époque marquée par le début d'un féminisme historique. À travers l'engagement visible de ses actrices, Catherine Corsini signe un film beau et sauvage, oscillant entre son contexte assez fort et ses personnages sensibles et sans fioriture. Formidable.

Super héros

Les 4 Fantastiques : la lettre ouverte et amère de Josh Trank

Une lettre ouverte provenant a-priori de Josh Trank vient lever le voile sur ce qui s'est passé pendant la post-production du film Les 4 Fantastiques...

Drame

[CRITIQUE] La Face Cachée de Margo, de Jack Shreier

Porté par le succès de Nos Étoiles Contraires sorti un an plus tôt, un autre livre de John Green se retrouve propulsé sur grand écran. La Face Cachée de Margo a beau conserver une identité adolescente, à travers une quête mystérieuse et teintée d'humour. Malheureusement, le film de Jack Shreier dépeint des personnages naïfs et transparents, mus par des micro-drames superficiels singeant le passage à l'âge adulte. Maladroit, La Face Cachée de Margo plaira sans doute aux plus jeunes mais laissera de marbre ceux qui, à l'an passé, avaient été convaincus par la fraîcheur et la subtilité de Nos Étoiles Contraires.

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Absolutely Anything, de Terry Jones

Les Monty Python sont presque de retour sur grand écran à travers le film co-écrit et réalisé par Terry Jones où humour anglais et absurdité sont de mise. Absolutely Anything est une comédie colorée et pleine de bonne volonté qui ne fait que remuer un tas de déjà-vus essoufflés. Entre des gags manquants de logique et une bleuette téléphonée, le film de Terry Jones puise dans la facilité et la morale entendue. C'est à se demander s'il s'agit vraiment d'un film inspiré par les Monty Python ou une simple version anglaise de Bruce Tout-Puissant... en moins drôle ? Jim Carrey vs Simon Pegg, malheureusement, y a pas photo.

Comédie

[CRITIQUE] Pixels, de Chris Colombus

Bien tenté et sympatoche, Pixels remet les jeux d'arcade au goût du jour à travers une comédie estivale qui fleure bon la nostalgie. Chris Colombus propose un film divertissant, parfois drôle, qui aurait pu être bien plus réussi s'il avait eu un tantinet plus d'ambition. Le coté flemmard de Pixels et son casting plus participatif qu'enthousiaste donnent lieu à un film amusant mais qui s'oubliera avant même la fin de l'été.

Drame

[CRITIQUE] La Rage Au Ventre, d’Antoine Fuqua

Très attendu, le dernier film d'Antoine Fuqua ne déçoit pas. Tendu et émouvant, La Rage Au Ventre porte pour une fois bien son nom français, mettant en scène un personnage enragé, habité par une volonté proche de la folie, tandis que le film équilibre habilement une trame trop prévisible et un univers violent. Si on est finalement bien en dessous de la puissance d'un Fighter (David O. Russell, 2010) et autre Warrior (Gavin O'Connor, 2011), La Rage Au Ventre prend aux tripes dès qu'on accroche à la performance remarquable d'un Jake Gyllenhaal transformé et impressionnant.

Super héros

[CRITIQUE] Les 4 Fantastiques, de Josh Trank

Après Spiderman, c'est au tour des 4 Fantastiques d'être rebooté prématurément. Si Josh Trank avait réalisé un premier film prometteur, l'aventure a été chaotique, du choix décrié des acteurs au tournage compliqué. À l'arrivée, Les 4 Fantastiques ressemble plus à un film de science-fiction et l'aspect super-héroïque a été laissé au placard, livrant un film trop dramatique et bien trop sombre. Entre le manque de divertissement et d'action, Josh Trank livre un film sans ambition, avec des héros perdus et un visuel décevant. Finalement, les deux films de Tim Story n'étaient pas si mal...

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Gallows, de Travis Cluff et Chris Lofing

Inutile de tourner autour du pot, Gallows est très mauvais. Pâle excuse pour film d'épouvante, le film de Travis Cluff et Chris Lofing compile tous les défauts des soi-disants films d'horreur de ces dernières années pour nous les jeter à la tronche avec une désinvolture irritante, à travers un found-footage flemmard. Si vous aimez sursauter, Gallows vend du jumpscare au rabais, accompagné par un mixage sonore des plus hasardeux, au lieu d'essayer d'installer un soupçon d'intrigue. Pour couronner le tout et festoyer allègrement dans la médiocrité, il faut aussi supporter des gamins à claquer qui bavassent non stop et une caméra visiblement tenue par un amateur. Et dire qu'ils s'y sont mis à deux pour réaliser un truc pareil...

Comédie

[COUP DE CŒUR] Ted 2, de Seth MacFarlane

Les copains de tonnerre sont de retour dans une suite hilarante et déjantée qui m'a fait pleurer de rire. Seth MacFarlane signe un Ted 2 extrêmement osé, et débordant de références pop et geek, qui parvient à supplanter sans peine le premier volet. Si l'effet de surprise n'est plus là, Ted 2 monte en grade : alors que le premier film se limitait à des vannes trashs et sous la ceinture, la suite conserve le même ton tout en proposant des gags bien pensés, pertinents et carrément efficaces. Excellent, ambitieux et récréatif, Ted 2 est à pleurer de rire. Grosse réussite !