Généreux, touchant et drôle, Youth déguise une comédie enjouée en constat profond aux accents amers sur la vie qui passe et ce qu'il en reste lorsque la dernière ligne droite est entamée. Paolo Sorrentino signe un film à l'opulence italienne pleine de charme et d'émotion, dont la légèreté camoufle l'observation tragi-comique de ses personnages, mené par un duo magistral. Magique !
Étiquette : classique
[NEWS] Le Gaumont Opéra Capucines (Paris) célèbre l’été indien du 27 au 30 août
Alors que les vacances d'été touchent à leurs fins, le cinéma parisien Gaumont Opéra Capucines passe à l'heure de l'été indien en proposant un festival de cinéma du 27 au 30 août 2015.
[CRITIQUE] Pyramide, de Grégory Levasseur
Alors qu'à première vue le film ne paie pas de mine, Pyramide parvient à étonner, voire même à coller les jetons. Ne vous laissez pas avoir par son apparence clichée, car à travers une intrigue simplette et des personnages attendus, le premier film de Grégory Levasseur est ambitieux et truffé de bonnes idées, alliant les phénomènes paranormaux à la tension nerveuse d'un huis-clos étouffant. Croisement improbable entre The Descent et La Momie, le protégé d'Alexandre Aja prouve qu'avec un peu d'imagination et d'application, il est possible de transformer un pitch usé en un film horrifique efficace aux allures de séries B assumées.
[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh
La Princesse (avec un grand P) s'offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j'aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n'était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd'hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l'histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.
Paddington : Une vraie comédie familiale mignonne et chaleureuse
Alors que les fêtes de fin d'année arrivent, que demander de plus qu'une comédie familiale toute mignonne et pleine de magie ? Chaleureux et attendrissant, Paddington narre la rencontre entre une famille anglaise et un ourson gaffeur et amateur de marmelade, qui va les entraîner dans une série de péripéties amusantes qui se savoure sans effort. Bien que le film de Paul King soit calibré pour plaire aux plus jeunes, tout le monde peut agréablement retomber en enfance grâce à cette comédie pétillante et malicieuse, qui sous ses faux airs de téléfilms traditionnels de Noël, réussira à conquérir même les plus sceptiques. La preuve, j'ai adoré.
The November Man : De l’action old school, alliant classe et glamour
Film d'action à l'ancienne, The November Man offre une intrigue simple, certes, mais divertissante et musclée, portée par un duo charismatique. En s'entourant d'un ex-James Bond et d'une ex-James Bond Girl, le film de Roger Donaldson n'évite pas la comparaison, mais réussit à trouver sa propre identité à travers un film surprenant, glamour et palpitant. Seul bémol, les ficelles sont parfois trop grosses, du coup on devine souvent les rebondissements à l'avance, ce qui crée quelques longueurs.
Ces franchises instables mais bankables #0 : Sexy Dance : Retour sur la saga qui fait danser le cinéma
Les films autour de la danse appartiennent à un genre un peu bâtard du cinéma. Faire danser ses acteurs c'est bien joli, mais s'il y a pas une histoire tangible en plus, le film peut rapidement se vautrer. Retour sur une franchise superstar...
Dans l’ombre de Mary : Attendrissant et émouvant
Si le film Mary Poppins de Robert Stevenson (1964) est un classique, l'histoire derrière la genèse du film n'en est pas moins extraordinaire. 50 ans plus tard, Dans l'ombre de Mary : La promesse de Walt Disney lève le voile sur la rencontre fascinante entre l'acariâtre P.L. Travers, l'auteure du livre Mary Poppins et les studios Disney, pour nous proposer une histoire attendrissante, aussi rocambolesque que touchante. La magie Disney a encore frappé !
[Coup de cœur] La Belle et La Bête : Magnifique et envoûtant !
Magique et fantastique, cette nouvelle adaptation de La Belle et La Bête est d'une beauté fracassante et spectaculaire. Christophe Gans nous livre un film visuellement proche de l'œuvre d'art tout en restant fidèle au conte classique, permettant de redécouvrir l'histoire sous un nouvel angle, à mi-chemin entre la modernité et la féerie. Une véritable réussite, qui pourrait (et devrait) bien être la pierre angulaire d'un nouveau cinéma fantastique français. Bravo !
Beaucoup De Bruit Pour Rien : Une adaptation moderne, exquise et hilarante !
Fraîche, pétillante et très moderne, l'adaptation de Beaucoup de bruit pour rien réalisée par Joss Whedon est étonnante, très drôle et rend hommage à une pièce de Shakespeare qui, après 400 ans, n'a pas pris une ride. Beaucoup de bruit pour rien, version 2.0, nous rappelle qu'avant d'être le papa de l'énorme blockbuster Avengers en 2012, Joss Whedon est surtout un cinéaste appliqué, doué pour la mise en scène et grand amateur d'échanges piquants et plein d'humour. Pour un film qui a été tourné entre amis et en vacances, Beaucoup de bruit pour rien se révèle être une comédie romantique hilarante, jeune et très agréable, qui pourrait bien donner un léger coup de vieux à l'adaptation de Kenneth Branagh (1993).
Evil Dead : Gore et efficace
32 ans après la sortie du culte Evil Dead de Sam Raimi, ce dernier a décidé qu'il serait temps de lui donner un petit coup de jeune. Pari risqué pour Raimi, surtout quand on voit ce qu'a donné le dernier né de Ghost House Pictures (je parle du ridicule film Possédée, bien sûr), mais Evil Dead est finalement une très bonne surprise. La cuvée 2013 tient ses promesses, aussi gore que flippant tout en restant fun et fidèle à l'empreinte du film original. Plutôt que de nous embrouiller avec des stratagèmes essoufflés Fede Alvarez, le réalisateur, a bien compris qu'on en voulait pour notre argent et nous voilà généreusement servi. Pour Evil Dead, qu'on se le dise, on évite de prendre du pop-corn. Giclée de sang, cris hystériques, angoisse permanente, le cinéma d'horreur est de retour. Et même s'il s'agit d'un remake, cette nouvelle version d'Evil Dead est plus qu'honorable.
