[CRITIQUE] Simetierre, de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer

Moderne sur la forme, plutôt datée sur le fond : cette nouvelle adaptation du roman de Stephen King tente de moderniser un film old school en proposant des personnages qui tiennent la route malgré un tableau très formaté. Le film de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer s’avère bien trop sage et codifié pour tenir ses promesses. Parfait pour une soirée Halloween pour les plus sensibles, Simetierre choisit la facilité contemplatrice ponctuée par des jumpscares et autres artifices nocturnes pour fonctionner, ce qui plombe un film qui aurait pu faire des étincelles s’il avait osé sortir de la zone de confort des films de genre actuels qui préfèrent assurer les entrées en salles, plutôt que de satisfaire les amateurs de sueurs froides.

[CRITIQUE] Hostiles, de Scott Cooper

Pour son nouveau film, Scott Cooper livre un western implacable qui explore avec gravité les recoins sombres de la nature humaine sur fond de guerre, de pertes et de remords. Malgré ses longueurs déstabilisantes, Hostiles est porté par une tension brute, violente et captivante, à travers des paysages sauvages magnifiques et des silences lourds de sens. Déroutant, sombre et entêtant.

[VIDÉO] Hostiles : Découvrez la bande-annonce

En 1892, un légendaire capitaine de l’armée américaine accepte à contrecoeur d’escorter un chef de guerre Cheyenne et sa famille, désireuses de retourner sur leurs terres tribales. Sur le chemin, qui va les emmener du Nouveau Mexique au Montana, ils doivent faire preuve de solidarité pour survivre à l’environnement et aux tribus Comanche qu’ils rencontrent, en compagnie d’une veuve dont la famille a été assassinée.

Réalisé par Scott Cooper
En salles le 14 mars 2018
Avec Christian Bale, Rosamund Pike, Wes Studi…

[COUP DE CŒUR] Wind River, de Taylor Sheridan

Entre faits divers et chasse à l’homme, Taylor Sheridan nous plonge dans un enfer blanc oppressant et rude. Un peu lent parfois, mais quel choc ! Le scénariste de Sicario et Comancheria conclue une trilogie qui montre une certaine réalité trop actuelle, entre violence, désillusions et surtout survie. Wind River signe un constat glaçant sur une Amérique insoupçonnée, parfois choquant et frontal, à travers un thriller nourri par la noirceur humaine et des luttes de territoires passées aux échos toujours retentissants, voire plus violents, aujourd’hui.

[VIDÉO] Lion : Découvrez l’affiche et la bande-annonce

Une incroyable histoire vraie : à 5 ans, Saroo se retrouve seul dans un train traversant l’Inde qui l’emmène malgré lui à des milliers de kilomètres de sa famille. Perdu, le petit garçon doit apprendre à survivre seul dans l’immense ville de Calcutta. Après des mois d’errance, il est recueilli dans un orphelinat et adopté par un couple d’Australiens. 25 ans plus tard, Saroo est devenu un véritable Australien, mais il pense toujours à sa famille en Inde. Armé de quelques rares souvenirs et d’une inébranlable détermination, il commence à parcourir des photos satellites sur Google Earth, dans l’espoir de reconnaître son village.
Mais peut-on imaginer retrouver une simple famille dans un pays d’un milliard d’habitants ?

Réalisé par Garth Davis
En salles le 22 février 2017
Avec Dev Patel, Nicole Kidman et Rooney Mara

[CRITIQUE] Les Sept Mercenaires, d’Antoine Fuqua

Halte au western spaghetti ! Si Quentin Tarantino avait ouvert la brèche en 2016 avec Les Huit Salopards, Antoine Fuqua reprend le flambeau avec Les Sept Mercenaires, remake du film de John Sturges (1960). Si le chiffre diminue et que l’ambition n’est pas la même, cette nouvelle version du western modernise les clichés du film…

[CRITIQUE] Comancheria, de David Mackenzie

Bien ficelé et maîtrisé, le film de David Mackenzie mélange les codes de films de braquage et des westerns avec modernisme pour livrer un duel moral intéressant. Comancheria maintient en haleine grâce à un casting impeccable, une photographie parfaite et une bande-originale qui collent à cette ambiance très Far West à l’accent traînant du Sud. Au-delà des habituelles oppositions cowboys vs voleurs ou cowboys vs indiens, David Mackenzie souligne une nouvelle menace plus sournoise sous forme de constat social qui vient donner du poids au film, sans désigner de coupable parmi les portraits humains qu’il dessine. Cependant, si Comancheria reste attractif, l’ensemble manque cruellement de rythme et de dynamisme, ce qui crée pas mal de longueurs et le rend parfois interminable.