Après les sœurs Wachowski et la série Sense8 l'année dernière, c'est une autre fratrie qui vient bousculer cet été avec une nouvelle série disponible sur Netflix : Stranger Things. Les frères Matt et Ross Duffer livrent une première saison efficace et haletante, autour de la disparition d'un enfant dans une bourgade américaine paisible. Entre science-fiction et nostalgie des années… Lire la suite [SUMMER TV] Stranger Things : LA série de l’été
Étiquette : décors
[CRITIQUE] Le Chasseur et la Reine des Glaces, de Cédric Nicolas-Troyan
Dans la catégorie des suites qu'on attendait pas vraiment, Les Chroniques de Blanche-Neige : Le Chasseur et la Reine des Glaces débarque sur nos écrans, quatre ans après le film Blanche-Neige et le Chasseur, un film de Rupert Sanders qui a connu un succès controversé au vu de son ensemble plutôt moyen, notamment grâce au scandale de l'époque autour de la romance entre l'actrice principale, Kristen Steward (alors promise pour toujours à Robert Pattinson) et le réalisateur (marié). Au-delà des gossips people, les producteurs ont cru bon de préparer une suite, sans Blanche-Neige, mais valorisé par un casting alléchant (qui devrait faire regretter à certains leurs manies de signer des contrats impliquants plusieurs films...). À l'arrivée, Le Chasseur et la Reine des Glaces est un film plutôt joli, bien que déjà vu, mais surtout chiant comme la pluie à cause d'une intrigue en papier mâché qui prend l'eau dès les vingts premières minutes. Bref, l'ennui total rivalise avec l'incompréhension, surtout quand on voit des actrices aussi talentueuses qu'Emily Blunt et Jessica Chastain venir se perdre dans un film aussi pauvret.
[CRITIQUE] Carol, de Todd Haynes
Encensé par la critique américaine et porté par deux actrices talentueuses, Carol semblait réunir tous les critères pour être un de ses films sensibles et envoûtants narrant l'histoire d'un couple homosexuel dans une époque conformiste. À l'arrivée, le film de Todd Haynes propose bien plus ce que cela, mais finit tout de même par décevoir tant il manque cruellement d'émotion. Taillé pour les Oscars, Carol mise tant sur les deux stars du film qu'il oublie finalement de parler d'amour ou d'exprimer une quelconque passion, faisant de l'ensemble un film longuet, beau et... comment dire... ennuyeux. Dommage.
[CRITIQUE] Au Cœur de l’Océan, de Ron Howard
Ron Howard propose une aventure fascinante et accessible, celle qui a inspiré l'histoire de Moby Dick. Au-delà du traitement classique qui n'échappe pas aux rebondissements attendus, Au Cœur de l'Océan puise son intérêt dans la maîtrise de sa forme narrative, impeccable, qui éclipse finalement les petit couacs pour transformer l'ensemble en un joli film accrocheur et captivant. À défaut d'être spectaculaire, Au Cœur de l'Océan se démarque par son authenticité et par une histoire aux résonances encore actuelles.
[CRITIQUE] Pan, de Joe Wright
Colorée et spectaculaire, Pan est une aventure familiale qui tombe à pic pour les vacances. Joe Wright signe une fresque envolée et visuellement superbe qui en met plein la vue grâce à des effets spéciaux réussis. Cependant, coté scénario, Pan offre peu de surprises : si l'histoire est mignonne et attendue, les moins rêveurs d'entre nous risquent de s'ennuyer devant cet ensemble un poil trop enfantin et facile.
[CRITIQUE] Cendrillon, de Kenneth Branagh
La Princesse (avec un grand P) s'offre une nouvelle adaptation au cinéma en prise de vues réelles. Après Blanche-Neige et Maléfique, les studios Disney offre un nouveau souffle à Cendrillon, à travers un film attendrissant qui recapture la féerie et la magie du plus célèbre des contes de fées grâce à des effets spéciaux ravissants et une photographie superbe. Cependant, j'aurai pu tout à fait retomber en enfance si le ton du film n'était pas aussi enfantin. Cendrillon est un dessin animé que je revois aujourd'hui avec grand plaisir, en excusant volontiers son pendant hyper archaïque car cela reste une histoire qui me fait rêver ; mais avec le film, l'histoire en fait beaucoup trop et cumule les scènes contemplatives. Du coup, si Cendrillon sera un véritable succès auprès des enfants, chez les adultes, la trame un poil trop naïve aura tendance à atténuer la magie.
