[CRITIQUE] Simetierre, de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer

Moderne sur la forme, plutôt datée sur le fond : cette nouvelle adaptation du roman de Stephen King tente de moderniser un film old school en proposant des personnages qui tiennent la route malgré un tableau très formaté. Le film de Kevin Kölsch et Dennis Widmyer s’avère bien trop sage et codifié pour tenir ses promesses. Parfait pour une soirée Halloween pour les plus sensibles, Simetierre choisit la facilité contemplatrice ponctuée par des jumpscares et autres artifices nocturnes pour fonctionner, ce qui plombe un film qui aurait pu faire des étincelles s’il avait osé sortir de la zone de confort des films de genre actuels qui préfèrent assurer les entrées en salles, plutôt que de satisfaire les amateurs de sueurs froides.

[CRITIQUE] Escobar, de Fernando León de Aranoa

Impitoyable et cruel chef du cartel de Medellin, Pablo Escobar est le criminel le plus riche de l’Histoire avec une fortune de plus de 30 milliards de dollars. « L’empereur de la cocaïne » met la Colombie à feu et à sang dans les années 80 en introduisant un niveau de violence sans précédent dans le commerce de la drogue. Fascinée par son charisme et son pouvoir, la très célèbre journaliste Virginia Vallejo, va s’apercevoir qu’on ne s’approche pas de l’homme le plus dangereux du monde impunément…

[CRITIQUE] Logan Lucky, de Steven Soderbergh

Deux frères pas très futés décident de monter le casse du siècle : empocher les recettes de la plus grosse course automobile de l’année. Pour réussir, ils ont besoin du meilleur braqueur de coffre-fort du pays : Joe Bang. Le problème, c’est qu’il est en prison…

[CRITIQUE] Blade Runner 2049, de Denis Villeneuve

35 ans après le film original de Ridley Scott, Denis Villeneuve ressuscite l’œuvre incontournable de science-fiction Blade Runner pour une suite aux enjeux colossaux. Si l’esthétique impeccable, à la fois sublime et léchée, place Blade Runner 2049 dans la cour des grands, ce nouvel opus ne fait que reprendre le concept narratif du premier film, entre contemplation et bande-originale hypnotisante. Entre lenteur datée et épaississement des théories déjà en place, Blade Runner 2049 ravira probablement les fans de l’ambiance lunaire du premier film mais laisse un sentiment assez mitigé entre la beauté des images, le respect de l’oeuvre originale et le manque de prise de risque et/ou de personnalité.

[CRITIQUE] Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar, de Joachim Rønning et Espen Sandberg

Le fameux Capitaine Jack Sparrow et son escouade de pirates revanchards sont de retour pour une cinquième aventure Pirates des Caraïbes. Piloté par deux réalisateurs, Joachim Rønning et Espen Sandberg, ce nouvel opus répond aux attentes de la saga, portés par ses personnages atypiques et son effervescence disney-like. Pourtant, si Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar propose une noirceur nouvelle et intéressante à travers le personnage de Salazar (Javier Bardem), la saga semble boucler la boucle avec un film attendu, à l’installation très bavarde et au charme plus nostalgique que novateur. Si les retrouvailles sont efficaces, le film de Joachim Rønning et Espen Sandberg divisera les fans de la première heure et les petits veinards qui découvriront la saga avec cet opus.

[CRITIQUE] Le Chasseur et la Reine des Glaces, de Cédric Nicolas-Troyan

Dans la catégorie des suites qu’on attendait pas vraiment, Les Chroniques de Blanche-Neige : Le Chasseur et la Reine des Glaces débarque sur nos écrans, quatre ans après le film Blanche-Neige et le Chasseur, un film de Rupert Sanders qui a connu un succès controversé au vu de son ensemble plutôt moyen, notamment grâce au scandale de l’époque autour de la romance entre l’actrice principale, Kristen Steward (alors promise pour toujours à Robert Pattinson) et le réalisateur (marié). Au-delà des gossips people, les producteurs ont cru bon de préparer une suite, sans Blanche-Neige, mais valorisé par un casting alléchant (qui devrait faire regretter à certains leurs manies de signer des contrats impliquants plusieurs films…). À l’arrivée, Le Chasseur et la Reine des Glaces est un film plutôt joli, bien que déjà vu, mais surtout chiant comme la pluie à cause d’une intrigue en papier mâché qui prend l’eau dès les vingts premières minutes. Bref, l’ennui total rivalise avec l’incompréhension, surtout quand on voit des actrices aussi talentueuses qu’Emily Blunt et Jessica Chastain venir se perdre dans un film aussi pauvret.