[CRITIQUE] Les Frères Sisters, de Jacques Audiard

Le cinéma de Jacques Audiard mêle souvent la violence la plus brute avec des portraits d’une humanité à la fois poignante mais aussi singulière par sa normalité. À travers un western éprouvant, porté par un fratrie de tueurs à gages et une Amérique en pleine ruée vers l’or, Les Frères Sisters impose un récit aussi implacable que magnétique, aussi poussiéreux que lumineux. Dans ce casting étoilé, John C. Reilly se démarque dans ce film de bonhommes, entre introspection et mouvement à suivre pour survivre, tandis que la mise en scène de Jacques Audiard souligne une épopée picturale et audacieuse. Un western classique et brutal, mais surtout un drame profond, étonnant mais aussi très lourd.

[CRITIQUE] The Villainess, de Byeong-gil Jeong (Sortie DVD, BR et VOD)

Le pitch : Entraînée depuis l’enfance aux techniques de combat les plus violentes par une agence de renseignement après l’assassinat de son père, Sook-hee est une arme redoutable. Afin de gagner sa liberté, elle est engagée comme agent dormant. Mais un jour, elle va découvrir la vérité sur le meurtre de son père.

Réalisé par Byeong-gil Jeong
Avec Ok-Bin Kim, Shin Ha-Kyun, Bang Sung-Jun…
Déjà disponible en VOD
Sortie en DVD & BLU-RAY Combo Steelbook dès le 28 mars

[RATTRAPAGE 2017] Girls Trip, de Malcolm D. Lee (+ un petit billet d’humeur)

Ryan Pierce, auteure à succès de livres de développement personnel, invite ses trois meilleures amies de l’université – Dina, Lisa et Sasha – qu’elle n’a pas revues depuis plusieurs années, au festival Essence, organisé tous les ans à la Nouvelle-Orléans pour célébrer la diversité et la créativité afro-américaines. Alliances et discordes sont réactivées, le côté sauvage de chacune se réveille et la solidarité féminine est ressuscitée, le tout sous un flot d’alcool, de musique, de soirées, de grabuge et de flirts à en faire pâlir la ville de tous les vices.

Festival de Cannes 2016 : Le Palmarès

Ca y est, le 69e Festival de Cannes vient de se terminer. Durant ces quelques jours, Cannes a été le centre du monde et chaque remous n’en finissait plus de faire des vagues. Les valeurs sûres (ou presque) se sont faites malmenés : le film d’Olivier Assayas, Personal Shopper, a été hué, celui de Xavier Dolan a divisé, tandis que le dernier de Sean Penn a complètement refroidi la croisette et d’autres (Pedro Almodóvar, Jim Jarmusch ou encore les frères Dardennes) n’ont pas vraiment fait des étincelles. Comme souvent, le Festival de Cannes s’extasie sur ses trésors obscurs et/ou insoupçonnés, confortant son ambition un poilounet élitiste et s’est ainsi emballé pour les films de Ken Loach, Cristian Mungiu, Jeff Nicols ou encore, surprise !, Bruno Dumont. Mais au final, qui a su conquérir le jury ? Voicile palmarès…

Rattrapage 2015 : Big Eyes, de Tim Burton

Le pitch : BIG EYES raconte la scandaleuse histoire vraie de l’une des plus grandes impostures de l’histoire de l’art. À la fin des années 50 et au début des années 60, le peintre Walter Keane a connu un succès phénoménal et révolutionné le commerce de l’art grâce à ses énigmatiques tableaux représentant des enfants…