Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Insidious : La Dernière Clé, d’Adam Robitel

Le docteur Elise Rainier, la brillante parapsychologue, va affronter le cas le plus effrayant et le plus personnel de son histoire : elle doit intervenir dans sa propre maison…

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] It Comes At Night, de Trey Edward Shults

Prenant et mystérieux, Trey Edward Shults signe un film noir et étouffant, hanté par un monde désolé et des personnages livrés à eux-même, qui parvient à créer une atmosphère suffisamment insidieuse et inquiétante pour intéresser. Pourtant, It Comes At Night méritait mieux que le traitement horrifique qui lui est réservé, car en voulant jouer la carte du mystère et épicer la trame avec des tentatives de frissons transparents et inutiles, le résultat botte en touche et passe à coté d'une histoire au potentiel inexploité. Dommage, car le casting est très bon et la mise en scène est judicieuse et bien fichue.

Thriller

[CRITIQUE] Iris, de Jalil Lespert

Truffé de twists et fleurant bon l'entourloupe, Iris captive grâce à son univers sophistiqué au visuel séduisant. Jalil Lespert tisse un thriller sensuel qui s'effeuille lentement sous nos yeux avant de révéler un trognon bien maigre : une fois le mystère levé, il ne reste qu'un trio de personnages en demi-teintes et une intrigue cousue de fil blanc, voire inintéressante et bancale. Dommage, car Charlotte Le Bon est magnifique.

Drame, Gangster

[CRITIQUE] Legend, de Brian Helgeland

Vous savez ce qu'on ressent lorsqu'on voit un de ses acteurs favoris se perdre dans un mauvais film ? De la profonde tristesse. Quand Tom Hardy tient un premier (double) rôle, sa performance est noyée dans un film plat et sans saveur. Le film de Brian Helgeland part dans tous les sens, le scénario est clairement mal écrit et la mise en scène pèche tout du long, si bien qu'on finit par se demander en quoi les frères Kray étaient des Legend au final. Dommage.

Drame

[CRITIQUE] Maggie, de Henry Hobson

Après avoir repris des rôles de gros bras et en attendant (ou pas) Terminator: Genisys, Arnold Schwarzenegger est de retour dans un de ses meilleurs personnages : celui du super papa. Dans un drame "zombiesque", un père tente de protéger sa fille infectée envers et contre tout. Annoncé comme un huis-clos émotionnel teinté de frissons, Maggie se révèle être un film peu assumé, manquant à la fois d'hémoglobine et d'intérêt, dévoilant alors un concept bien tenté mais relativement mou du genou et ennuyeux, tiraillée entre une ado geignarde et un Schwarzy qu'on a connu plus expressif (si, si). Dommage.

Drame

[CRITIQUE] Every Thing Will Be Fine, de Wim Wenders

Fade et ennuyeux, le nouveau film de Win Wenders s'étire autour d'une tranche de vie interminable, teintée par un mélodrame apathique. Every Thing Will Be Fine est un exercice périlleux où le réalisateur tente de capter la dramaturgie d'un quotidien trop ordinaire et une vague corrélation sur la façon dont les actes commis par les personnages influent sur le cours de leur vie. Malheureusement, le film est ampoulé par une trame plutôt mince qui s'effiloche au fur et à mesure que le film cumule les bonds en avant, maltraitant son spectateur qui attend, en vain, le moment où Wim Wenders donnera enfin un sens à cet ensemble éteint.

Comédie, Policier

Elle L’adore : Sandrine Kiberlain au top dans une intrigue non maîtrisée

Légèrement pop et rafraîchissante, Elle L'Adore est une comédie policière originale dans laquelle on y retrouve une Sandrine Kiberlain franchement marrante en groupie maligne et prise au piège. Cependant, pour son premier film, Jeanne Herry ampoule un trame sympathique en ajoutant une intrigue secondaire qui n'apporte rien au film, pire, qui finit par être encombrante. Du coup, malgré un ensemble dynamique et acidulé, Elle L'Adore botte en touche à la dernière minute en bâclant la fin de façon étrange et frustrante. Dommage.

Épouvante-horreur

Annabelle : Trop facile, malgré une ambiance soignée

Pour un film réalisé à la hâte après le succès de Conjuring - Les Dossiers Warren l'année dernière, Annabelle réussit à trouver un chemin presque satisfaisant, bien que trop hésitant. Doté d'une mise en scène maladroite largement influencée par le film Rosemary's Baby, le film de John R. Leonetti repose sur une intriguée basique et des jumpscares trop prévisibles. Cependant, quelques passages s'avèrent plutôt efficaces et Annabelle parvient à maintenir une ambiance intéressante qui saura faire son petit effet chez les plus jeunes sensibles. Seule l'utilisation de la poupée Annabelle me laisse réellement perplexe, car l'objet est précédé par sa réputation mais s'avère finalement secondaire dans son propre film. Étrange.

Épouvante-horreur, Drame

Carrie, La Vengeance : Terrifiant… de nullité

Se reposant sur un scénario "clé-en-main", Kimberly Pierce propose une nouvelle adaptation du roman phare de Stephen King. Malheureusement, Carrie, La Vengeance réussit à réduire une histoire aussi brillante que palpitante en une banale histoire fadasse et complètement dénuée d'intérêt, voire comique à certains égards puisqu'en plus d'être très mauvais, il faut également se farcir la prestation médiocre des actrices principales. Quand on voit le résultat à la limite du pathétique de ce remake, autant revoir (ou découvrir) la version de Brian De Palma ou, mieux, (re)lire le livre qui n'a pas pris une ride.