[COUP DE CŒUR] La Favorite, de Yórgos Lánthimos

Excentrique et subversif, Yórgos Lánthimos s’engage dans la course à l’Oscar avec un face-à-face féroce entre Rachel Weisz et Emma Stone qui s’affrontent pour les faveurs d’une Olivia Colman épatante en reine caractérielle. La Favorite est une fresque historique affûtée, originale et délicieusement tragi-comique, portée par une attention sublime à l’ensemble, à travers des décors et costumes d’une beauté époustouflante. Un peu fou et insolent, Yórgos Lánthimos nous immerge dans un nid de vipères bousculé par les convenances et les manigances en tout genre. Festif et jubilatoire !

[SORTIE DVD] Mary Shelley, de Haifaa al-Mansour

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bien-pensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.
Réalisé par Haifaa al-Mansour
Avec Elle Fanning, Douglas Booth, Tom Sturridge…
Sortie en DVD et VOD le 8 décembre
Bonus DVD : Entretiens exclusifs avec Elle Fanning, Haiffaa al-Mansour et toute l’équipe du film (19 mn).

[CRITIQUE] La Villa, de Robert Guédiguian

Nostalgique et simple, le film de Robert Guédiguian propose un constat mélancolique à travers les retrouvailles d’une fratrie. Malgré une vision plutôt nette et linéaire, entre vieilles rancœurs et nouveaux départs, La Villa évolue entre la résignation et le pessimisme obtus de ses personnages, ce qui laisse peu d’ouverture à un public plus jeune large, dans un ensemble prématurément veillissant et éteint. Même le casting, relativement solide, ne semble pas respirer la joie de vivre à travers des dialogues récités à la lettre.

[CRITIQUE] Marie-Francine, de Valérie Lemercier

Trop vieille pour son mari, de trop dans son boulot, Marie-Francine doit retourner vivre chez ses parents… … à 50 ans ! Infantilisée par eux, c’est pourtant dans la petite boutique de cigarettes électroniques qu’ils vont lui faire tenir, qu’elle va enfin rencontrer Miguel. Miguel, sans oser le lui avouer, est exactement dans la même situation qu’elle. Comment vont faire ces deux-là pour abriter leur nouvel amour sans maison, là est la question…

[CRITIQUE] Le Bon Gros Géant, de Steven Spielberg

Attendrissant et joliment fait, Le Bon Gros Géant est un conte visuel sublimé par une réalisation superbe qui allie le charme britannique d’antan et des personnages attachants. Cependant, la narration souffre de beaucoup de moments de creux qui rendent parfois le film inégal, alors que Steven Spielberg s’égare dans un Pays des Rêves trop inconsistant…

[CRITIQUE] Le Grand Jeu, de Nicolas Pariser

Si Nicolas Pariser est un habitué des sujets politiques qu’il a exploré dans des précédents courts-métrages, son premier long est un pari ambitieux puisque son sujet, a priori favori, côtoie le monde de la littérature. Alors que la première partie laisse planer un mystère plutôt entraînant, Le Grand Jeu finit par flotter autour d’une romance un peu grise, perdue dans un univers politique et littéraire apathique et parfois trop pompeux.