[CRITIQUE] Once Upon A Time… In Hollywood, de Quentin Tarantino

Connu pour son goût pour les westerns, ses gerbes de sang et ses dialogues inimitables, Quentin Tarantino revisite Hollywood avec une nostalgie bien présente. Once Upon A Time… In Hollywood est un récit prenant – plus simple d’accès – qui s’articule autour d’une amitié inébranlable et des désillusions, contrastant avec le conte de fée annoncé. Surprenant et imprévisible, Quentin Tarantino livre un neuvième film très personnel, qui même avec des scènes sanglantes parvient à être touchant dans sa volonté de vouloir réécrire l’histoire.

[CRITIQUE] The Place, de Paolo Genovese

Fascinant, joueur et cruel, le nouveau film choral de Paolo Genovese continue d’explorer avec une justesse un poil vicieuse mais efficace les limites morales de ses personnages, ballottés entre le libre arbitre et leurs actions karmiques. The Place campe entre le bien et le mal, tissant une intrigue psychologique retors sous forme d’un huis-clos oral et original Intéressant, prenant et hautement musical en VO.

[CRITIQUE] Si Tu Voyais Son Cœur, de Joan Chemla (Sortie DVD et VOD)

Suite à la mort accidentelle de son meilleur ami, Daniel échoue à l’hôtel Métropole, un refuge pour les exclus et les âmes perdues. Rongé par la culpabilité, il sombre peu à peu dans la violence qui l’entoure. Sa rencontre avec Francine va éclairer son existence.

Réalisé par Joan Chemla
Avec Gael García Bernal, Marine Vacth, Nahuel Perez Biscayart…
Sortie en DVD et VOD : le 15 mai
Bonus DVD : 3 court-métrage de Joan Chemla (Mauvaise Route, Dr Nazi et L’homme à la Cervelle d’Or)

[CRITIQUE] Place Publique, d’Agnès Jaoui

Castro, autrefois star du petit écran, est à présent un animateur sur le déclin. Aujourd’hui, son chauffeur, Manu, le conduit à la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie de longue date, Nathalie, qui a emménagé dans une belle maison près de Paris. Hélène, sœur de Nathalie et ex-femme de Castro, est elle aussi invitée. Quand ils étaient jeunes, ils partageaient les mêmes idéaux mais le succès a converti Castro au pragmatisme (ou plutôt au cynisme) tandis qu’Hélène est restée fidèle à ses convictions. Leur fille, Nina, qui a écrit un livre librement inspiré de la vie de ses parents, se joint à eux. Alors que Castro assiste, impuissant, à la chute inexorable de son audimat, Hélène tente désespérément d’imposer dans son émission une réfugiée afghane. Pendant ce temps, la fête bat son plein…

[COUP DE CŒUR] La Forme de l’Eau (The Shape of Water), de Guillermo Del Toro

Conte noir, poétique et bouleversant, La Forme de l’Eau (The Shape of Water) cristallise les amours interdites d’une Belle et de sa Bête à travers une histoire chargée en émotions et lumineuse. Éternelle cerise sur le gâteau, Guillermo Del Toro soigne la réalisation et nous transporte dans son univers sans effort, mêlant tableaux oniriques au classicisme intemporel des années 60, et une bande-originale enivrante et superbe. Ce film n’est pas simplement beau : il est magique.

[CRITIQUE] Oh Lucy!, d’Atsuko Hirayanagi

Conte désenchanté autour de la solitude et du manque d’amour, Oh Lucy! démêle dépression et sentiments dans un drame curieusement cocasse et bouleversant à la fois. Atsuko Hirayanagi propose une héroïne coincée entre la mère accomplie et la jeune femme épanouie, accusant aussi bien le poids de l’âge que les conséquences de ses choix (ou défaites) passés, dans un voyage plein de désillusions et autres réalisations douloureuses. Touchant, drôle et particulier, Oh Lucy! offre un visage loin du Japon kawaii des mangas ou de la culture pop, pour en dévoiler une facette déconcertante mais finalement plus humaine.

[CRITIQUE] L’Échappée Belle, de Paolo Virzi

Paolo Virzi reprend la route aux cotés d’un couple d’inséparables qui s’offre une dernière aventure. Tendre, ensoleillé et pétillant, L’Échappée Belle évite de sombrer dans le mélo grâce à un scénario dynamique porté avec brio par Helen Mirren et Donald Sutherland, tandis que la maladie est utilisée comme un ressort tantôt comique, tantôt dramatique pour étoffer ce road trip verbeux. Un peu long parfois, mais l’émotion est là, palpable, poignante et accessible à tout âge.