[CRITIQUE] Happy Birthdead 2 You, de Christopher B. Landon

Plus gros, plus fou, plus fun : Christopher B. Landon poursuit l’aventure Happy Birthdead avec une suite rocambolesque qui continue d’explorer le concept de la boucle temporelle machiavélique. Happy Birthdead 2 You profite du succès du premier opus pour viser plus grand, mais qui dit plus grand dit plus de détails à soigner. Ce qui passait crème dans le premier film se voit comme le nez au milieu de la figure dans cette suite : les incohérences et les détails bancals ont tendance à affaiblir un film qui, heureusement, n’a rien perdu de son mordant punchy, exagéré et divertissant grâce à son héroïne aguerrie et assumée. 

[COUP DE CŒUR] La Favorite, de Yórgos Lánthimos

Excentrique et subversif, Yórgos Lánthimos s’engage dans la course à l’Oscar avec un face-à-face féroce entre Rachel Weisz et Emma Stone qui s’affrontent pour les faveurs d’une Olivia Colman épatante en reine caractérielle. La Favorite est une fresque historique affûtée, originale et délicieusement tragi-comique, portée par une attention sublime à l’ensemble, à travers des décors et costumes d’une beauté époustouflante. Un peu fou et insolent, Yórgos Lánthimos nous immerge dans un nid de vipères bousculé par les convenances et les manigances en tout genre. Festif et jubilatoire !

[CRITIQUE] Bonhomme, de Marion Vernoux

La vie de Piotr et Marilyn, jeune couple de la banlieue lilloise, va être bouleversée suite à un accident de voiture. Traumatisé crânien, Piotr, s’il garde son physique avantageux, n’a plus toute sa tête : tantôt matou apathique, tantôt fauve en rut à l’hypersexualité débridée. Pour Marilyn, convaincue que son amour pour lui peut le sauver, c’est le début d’une épopée menée vaille que vaille et cul par-dessus tête.

[COUP DE CŒUR] BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan, de Spike Lee

Surprenant, féroce mais surtout plein d’humour et d’une ironie percutante, l’excellent BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan signe le retour inattendu de Spike Lee dans le cinéma de genre, à la fois pertinent, piquant et engagé. Sans détour, le film relie les ambitions du Ku Klux Klan des années 70 à l’Amérique de Trump de nos jours, dans le récit d’une histoire vraie et incroyable. Porté par John David Washington (fils de) et Adam Driver, BlacKkKlansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan égratine, pardon, balance un coup de pied revendicateur et brutal dans une fourmilière trop occupée à se regarder le nombril pour voir l’histoire se répéter. Tonitruant, provocateur, brillant. Bon retour parmi nous, Spike !

[CRITIQUE] Game Night, de Jonathan Goldstein et John Francis Daley

Entre comédie et action, Game Night propose un divertissement sur les chapeaux de roue et plein de rebondissements. Les réalisateurs Jonathan Goldstein et John Francis Daley osent le mélange de genres déstabilisant et la mise en scène soignée pour se démarquer des comédies estivales. Le résultat reste globalement efficace, même si l’ensemble semble parfois gâcher son propre potentiel comique, au profit d’une émancipation certaine vers un film plus musclé et solide.

[CRITIQUE] La Mort de Staline, de Armando Iannucci

Dans la nuit du 2 mars 1953, un homme se meurt, anéanti par une terrible attaque. Cet homme, dictateur, tyran, tortionnaire, c’est Joseph Staline. Et si chaque membre de sa garde rapprochée – comme Beria, Khrouchtchev ou encore Malenkov – la joue fine, le poste suprême de Secrétaire Général de l’URSS est à portée de main. (Inspiré de faits réels…)