Avec un titre et un pitch aussi entendu, Jamais Entre Amis avait l'obligation de surprendre pour sortir du lot. C'est chose faite ! Grâce à un duo aussi drôle qu'attachant, le film de Leslye Headland joue la carte de l'anti-glamour et apparaît comme le cousin moderne de la comédie culte de Rob Reiner, Quand Harry Rencontre Sally, osant mêler raisons et sentiment avec le grain de folie nécessaire pour ne pas sombrer dans l'ennui. Résultat on s'amuse, peut-être même que certains s'informeront 😉 et on craque littéralement pour ce couple un peu givré mais adorable !
Catégorie : Comédie
[COUP DE CŒUR] Youth, de Paolo Sorrentino
Généreux, touchant et drôle, Youth déguise une comédie enjouée en constat profond aux accents amers sur la vie qui passe et ce qu'il en reste lorsque la dernière ligne droite est entamée. Paolo Sorrentino signe un film à l'opulence italienne pleine de charme et d'émotion, dont la légèreté camoufle l'observation tragi-comique de ses personnages, mené par un duo magistral. Magique !
[CRITIQUE] Agents très spéciaux : Code UNCLE, de Guy Ritchie
Léger, fun et coloré, Guy Ritchie troque l'univers sombre et mystérieux de Sherlock Holmes pour un film d'espionnage, entre comédie et action. Agents très spéciaux : Code UNCLE offre un trio glamour et chic à la sauce sixties qui permet de passer un bon moment, grâce à une intrigue extra light et un ensemble très visuel. Cependant, le réalisateur d'Arnaques, Crimes et Botanique et de Snatch se serait-il assagi ? Si le résulat est plaisant, le nouveau film de Guy Ritchie s'avère très (trop) sage.
[CRITIQUE] American Ultra, de Nima Nourizadeh
Malgré une emballage punchy et décalé, American Ultra est finalement une petite déception, qui se révèle mal fichu, trop timide et surtout, très scolaire. Après un film comme Projet X, je pensais que Nima Nourizadeh irait jusqu'au bout de ses idées, surtout avec un pitch aussi déjà-vu. OK, American Ultra a de l'action, un poil d'humour et un très bon casting, mais il y a aussi beaucoup de retenue dans un film qui aurait dû être plus déjanté et bien plus hilarant. Le coté audacieux d'American Ultra est plombé par une mise en scène basique et des rebondissements hyper prévisibles. Dommage...
[CRITIQUE] Absolutely Anything, de Terry Jones
Les Monty Python sont presque de retour sur grand écran à travers le film co-écrit et réalisé par Terry Jones où humour anglais et absurdité sont de mise. Absolutely Anything est une comédie colorée et pleine de bonne volonté qui ne fait que remuer un tas de déjà-vus essoufflés. Entre des gags manquants de logique et une bleuette téléphonée, le film de Terry Jones puise dans la facilité et la morale entendue. C'est à se demander s'il s'agit vraiment d'un film inspiré par les Monty Python ou une simple version anglaise de Bruce Tout-Puissant... en moins drôle ? Jim Carrey vs Simon Pegg, malheureusement, y a pas photo.
[CRITIQUE] Pixels, de Chris Colombus
Bien tenté et sympatoche, Pixels remet les jeux d'arcade au goût du jour à travers une comédie estivale qui fleure bon la nostalgie. Chris Colombus propose un film divertissant, parfois drôle, qui aurait pu être bien plus réussi s'il avait eu un tantinet plus d'ambition. Le coté flemmard de Pixels et son casting plus participatif qu'enthousiaste donnent lieu à un film amusant mais qui s'oubliera avant même la fin de l'été.
[COUP DE CŒUR] Ted 2, de Seth MacFarlane
Les copains de tonnerre sont de retour dans une suite hilarante et déjantée qui m'a fait pleurer de rire. Seth MacFarlane signe un Ted 2 extrêmement osé, et débordant de références pop et geek, qui parvient à supplanter sans peine le premier volet. Si l'effet de surprise n'est plus là, Ted 2 monte en grade : alors que le premier film se limitait à des vannes trashs et sous la ceinture, la suite conserve le même ton tout en proposant des gags bien pensés, pertinents et carrément efficaces. Excellent, ambitieux et récréatif, Ted 2 est à pleurer de rire. Grosse réussite !
[CRITIQUE] Nos Futurs, de Rémi Bezançon
Sympathique mais maladroit, Nos Futurs est une comédie pétrie de bonnes intentions avec un twist final bien trouvé. Cependant, les retrouvailles et le road trip festif entre potes ne parviennent pas à camoufler l'impression de déjà-vu qui flotte autour du film de Rémi Bezançon, ni à faire oublier le manque de fluidité du scénario et de ses dialogues. Si l'envie de prendre la route avec Pio Marmai et Pierre Rochefort est présente, le manque de complicité et de naturel du duo nuit à sa crédibilité, faisant de Nos Futurs un film plutôt long au rythme trop plat.
[CRITIQUE] Pitch Perfect 2, de Elizabeth Banks
Bruyant et cousu de fil blanc, la suite de Hit Girls (titre francisé du premier Pitch Perfect) débarque sur nos écrans avec plus de chant, plus de compétition, plus de clichés mal placés et plus d'hystérie. En tout objectivité (et en assumant mon avis), je préférais la fraîcheur du premier face à cet ensemble poussif et criard qui tient à peine debout à cause d'un scénario écrit à la truelle. Même le spectacle final n'est pas à la hauteur du premier, Pitch Perfect 2 prouve ainsi que le concept hystérico-pop à ses propres limites.
[CRITIQUE] Un Moment d’Égarement, de Jean-François Richet
Ensoleillé et délicieusement frais, Un Moment d'Égarement est une comédie drôle et légère qui fleure bon les flirts estivaux et le sable chaud. Jean-François Richet livre un film sans prise de tête, sympathique et agréable sur les chassés-croisés sentimentaux entre deux pères et leurs filles, entre crise de la quarantaine et crise d'ados. Un bon moment.
[CRITIQUE] A Love You, de Paul Lefèvre
Dans un road trip ensoleillé fleurant bon les comédies françaises des années 70-80, Paul Lefèvre disserte sur l'amour et ses nombreuses perceptions actuelles à travers le périple de deux amis en vadrouille. Potache et éparpillé, A Love You est un premier film très bavard et malheureusement vide, à peine sauvé par le duo attachant que Paul Lefèvre forme avec Antoine Gouy.
[CRITIQUE] Un Peu, Beaucoup, Aveuglément, de Clovis Cornillac
Laborieux, plus mignon que drôle, le premier film de Clovis Cornillac lui ressemble un peu : imparfait et mal dégrossi, mais doté d'un petit charme attachant. Un Peu, Beaucoup, Aveuglément est une comédie sucrée, qui balance ses meilleurs moments dès la première partie du film et souffre d'une seconde partie un peu trop mièvre, qui tiédit l'ambiance et rend l'ensemble à peine intéressant. Si Clovis Cornillac a la bonne idée d'étoffer ses personnages au-delà de la romance, il reste toutefois des zones d'ombres après le clap de fin et une impression désagréable que le film aurait pu être bien plus drôle si le réalisateur avait su prendre son temps.
