Comédie

[CRITIQUE] Le Nouveau Stagiaire, de Nancy Meyers

Mignon et un poil girly malgré tout, Le Nouveau Stagiaire est une comédie agréable qui se savoure sans effort. Grâce à un duo père-fille de substitution, Nancy Meyers vise juste dans ses problématiques générationnelles, tout en offrant de jolis moments d'humour et d'émotions dans un univers à la fois glamour, chic et familial. Le hic… Lire la suite [CRITIQUE] Le Nouveau Stagiaire, de Nancy Meyers

Comédie, Drame

[CRITIQUE] Asphalte, de Samuel Benchetrit

Particulier et étrange, Asphalte semble aussi dépouillé que les portraits qu'il présente. De ces tranches de vie décalées, Samuel Benchetrit cadre un quotidien brut et isolé, dans un décor qui emprisonne les émotions jusqu'à confondre le rêve et la réalité. Improbable, mais étrangement satisfaisant, Asphalte se distingue à travers ses duos surprenants auxquels on s'attache presque malgré eux.

Thriller

[CRITIQUE] Knock Knock, d’Eli Roth

Oh mais la belle surprise que voilà ! Alors que les retours sur l'attendu Green Inferno divergent, Eli Roth prouve qu'il a encore de la réserve en proposant un home invasion inventif, griffé de sa patte reconnaissable, tout en se différenciant de son cinéma habituel. Délicieusement pervers, un peu sexy mais surtout sadique, Knock Knock est un supplice réjouissant et étonnant, qui se savoure les yeux rivés sur l'écran. Génial !

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Jamais Entre Amis, de Leslye Headland

Avec un titre et un pitch aussi entendu, Jamais Entre Amis avait l'obligation de surprendre pour sortir du lot. C'est chose faite ! Grâce à un duo aussi drôle qu'attachant, le film de Leslye Headland joue la carte de l'anti-glamour et apparaît comme le cousin moderne de la comédie culte de Rob Reiner, Quand Harry Rencontre Sally, osant mêler raisons et sentiment avec le grain de folie nécessaire pour ne pas sombrer dans l'ennui. Résultat on s'amuse, peut-être même que certains s'informeront 😉 et on craque littéralement pour ce couple un peu givré mais adorable !

Drame

[CRITIQUE] Everest, de Baltasar Kormákur

Le désavantage lorsqu'on propose l'adaptation d'une histoire vraie mettant en scène une telle aventure humaine, c'est le risque béant de proposer un film au scénario prévisible. Everest ne déroge pas à cette règle et livre une histoire peu novatrice et attendue, où les ficelles sont bien trop visibles pour susciter de l'émotion authentique. Résultat, si les plus sensibles seront touchés, voire émerveillés par le courage teinté de folie de ces hommes et femmes qui s'attaquent à l'Everest, les autres devront se contenter des plans magnifiques et intenses qui composent le film pour espérer un petit frisson. Dommage car le film de Baltasar Kormákur avait tous les atouts pour devenir un film grandiose.

Drame

[CRITIQUE] Much Loved, de Nabil Ayouch

Insolent et percutant, Much Loved est de ces films trop rares sur grands écrans qui osent jouer la carte de la franchise, avec un sujet aussi dérangeant que fascinant. Nabil Ayouch dresse le portrait de quatre femmes enragées, tranchées, sensibles, réalistes, belles... et prostituées dans un pays religieux. Much Loved a fait couler beaucoup d'encre et est interdit dans son pays d'origine, mais choisit d'illustrer un sujet tabou, avec une brutalité fracassante. Dommage qu'à travers cette rencontre surprenante, Nabil Ayouch n'emmène pas ses personnages plus loin, du coup, même si j'applaudis l'audace de ce film, il faut avouer qu'on s'ennuie un peu.

Biopic, Drame

[COUP DE CŒUR] NWA : Straight Outta Compton, de F. Gary Gray

Violent (très violent), tendu, intéressant... NWA - Straight Outta Compton est une très bonne surprise qui m'a collé des frissons du début à la fin. Je n'ai pas vu les 2h30 du film passer, même si certains aspects sont pas assez explorés à mon goût (notamment la vie à Compton et la rivalité entre gangs). Mais le film de F. Gary Gray prend aux tripes et décrypte la naissance du phénomène gangsta-rap, entre ghetto, rivalités et lyrics bien senties, sur fond de bande-originale survitaminée et affolante de coolitude. À ne pas manquer pour les amateurs de rap US et les curieux à l'esprit ouvert !

Comédie, Drame

[COUP DE CŒUR] Youth, de Paolo Sorrentino

Généreux, touchant et drôle, Youth déguise une comédie enjouée en constat profond aux accents amers sur la vie qui passe et ce qu'il en reste lorsque la dernière ligne droite est entamée. Paolo Sorrentino signe un film à l'opulence italienne pleine de charme et d'émotion, dont la légèreté camoufle l'observation tragi-comique de ses personnages, mené par un duo magistral. Magique !

Action, Comédie

[CRITIQUE] Agents très spéciaux : Code UNCLE, de Guy Ritchie

Léger, fun et coloré, Guy Ritchie troque l'univers sombre et mystérieux de Sherlock Holmes pour un film d'espionnage, entre comédie et action. Agents très spéciaux : Code UNCLE offre un trio glamour et chic à la sauce sixties qui permet de passer un bon moment, grâce à une intrigue extra light et un ensemble très visuel. Cependant, le réalisateur d'Arnaques, Crimes et Botanique et de Snatch se serait-il assagi ? Si le résulat est plaisant, le nouveau film de Guy Ritchie s'avère très (trop) sage.

Drame

[CRITIQUE] Au Plus Près Du Soleil, d’Yves Angelo

À la fois curieux et dérangeant, Yves Angelo livre un drame cousu autour d'un mensonge, dont le fil s'étire jusqu'au malaise. Au Plus Près Du Soleil est un enfer pavé de bonnes intentions, à la mise en scène atypique et nébuleuse qui intrigue, donnant du relief à un ensemble parfois traînant. Tragique et étrange, Au Plus Près Du Soleil laisse songeur et reste entêtant, longtemps après la séance. C'est dire : cela fait bien une semaine que je l'ai vu, je ne sais toujours pas si je l'ai aimé !

Thriller

[CRITIQUE] La Volante, de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri

D'un fait divers malheureux, Christophe Ali et Nicolas Bonilauri tisse un thriller froid au calme anxiogène, autour d'une femme en quête de vengeance. Si La Volante n'invente rien, il faut saluer son intrigue captivante, menée par une actrice brillante. Tel un poison, La Volante se construit lentement... peut-être un peu trop d'ailleurs. En effet, les intentions de Christophe Ali et Nicolas Bonilauri sont loin d'être subtiles, du coup le film manque parfois de créativité et se file vers un final bien trop prévisible.

Action

[CRITIQUE] Hitman : Agent 47, d’Aleksander Bach

8 ans après le premier film, l'Agent 47 est de retour pour une nouvelle mission. Alors que l'esthétique glacée du film d'Aleksander Bach est séduisante, Hitman : Agent 47 est desservi par une histoire lisse au possible et par un montage final poussif. Cette deuxième adaptation du célèbre jeu vidéo se révèle plate et uniforme, tant l'histoire laisse peu de place à la surprise. Aleksander Bach s'éloigne du mode opératoire de Hitman pour réaliser un film d'action classique, telle une sorte de sous-James Bond sans charisme. De plus, le film étant plutôt court, si on retire tous les ralentis, Hitman : Agent 47 tiendrait difficilement plus d'une heure. Un joli gâchis pour l'assassin à la cravate rouge.