Dernière victime en date de la mode des sagas qui se terminent en deux parties (merci Harry Potter), Hunger Games – La Révolte Partie 1 n'échappe pas aux problèmes qui découlent de cette nouvelle tradition marketing. Si le dernier volet de la saga Hunger Games ne manque pas d'intrigue et de révélation, pour la partie "révolte" il va encore falloir attendre. Certes Hunger Games – La Révolte Partie 1 n'est pas l'explosion tant attendue, mais la saga ne perd pas de sa fougue et parvient à entretenir le suspens. Allez, plus qu'un an à attendre !
Catégorie : Films
Puzzle : Inutilement compliqué et plat
Si le titre français du dernier film de Paul Haggis est bien trouvé, à la fin de Puzzle on est loin de la satisfaction éprouvée lorsque toutes les pièces du jeu sont assemblées. Long, souvent ennuyeux et compliqué, Puzzle brouille tellement les pistes qu'il finit par se perdre en route. Alors que l'élément principal qui relie les personnages entre eux est rapidement évident, le film multiplie inutilement les intrigues et étire sa trame jusqu'à la rendre incompréhensible. Scindé en trois histoires mélangées, Puzzle ne parvient pas à trouver son équilibre aussi bien dans le montage que dans la narration. On est loin du bijou sensible qu'était Collision (2005), si Paul Haggis réutilise les mêmes ficelles, Puzzle manque d'émotion et de fluidité.
Rec 4 – Apocalypse : Tout juste divertissant mais très décevant
Dans la catégorie des suites que personne n'attendait vraiment, je demande Rec 4 - Apocalypse. Le quatrième et dernier volet de la saga a certes gardé une ambiance noire et hystérique, malheureusement, le coté bricolé à la va-vite du scénario et un trouillomètre inexistant font du dernier film de Jaume Balagueró, seul cette fois, un ensemble chaotique et décevant. À ce stade et pour un tel réalisateur, le naufrage de Rec 4 - Apocalypse fait souvent mal aux yeux, tandis qu'à l'image on ne fait plus la différence entre le gore et les effets simplement dégoûtants. Après avoir vu le film, il est évident que le terme "Apocalypse" rajouté au titre n'est là que pour appâter le chaland. Apocalypse = 0 ; catastrophe : Rec 4.
Un Illustre Inconnu : Kassovitz bluffant dans un thriller trop fade
Déstabilisant et fascinant à la fois, Un Illustre Inconnu explore les mystères de l'esprit humain à travers une histoire étonnante. Cependant, certaines facilités viennent fragiliser la crédibilité du film, entre la "double casquette" de Matthieu Kassovitz et une trame policière trop légèrement exploitée. Si Un Illustre Inconnu captive grâce à une exploration méticuleuse des rapports humains, l'ambiance grisâtre, le ton souvent trop monotone et le manque de cohérence de certains personnages rendent l'ensemble un peu long et triste. Malgré ses défauts, Matthieu Delaporte réussit à proposer un thriller complexe et recherché dans lequel Matthieu Kassovitz excelle.
[COUP DE CŒUR] Respire : À couper le souffle
Juste, sensible et poignant, le second film de Mélanie Laurent est d'un réalisme fulgurant, tant il capte à merveille les aléas de l'adolescence, marqués par une quête d'identité et de reconnaissance qui peut transformer une expérience formatrice en une relation tout aussi destructrice. Intimiste et douloureux, Respire narre les désillusions d'une adolescente dont l'univers bascule alors qu'elle est aux prises avec une amitié toxique. Entre amour et haine, Mélanie Laurent image une relation troublante et criante de vérité, qui ne manquera pas d'interpeller certain(e)s d'entre nous. Brillant.
Quand Vient La Nuit : Un thriller poisseux et tendu
Lent, maîtrisé et efficace, Quand Vient La Nuit explore les bas-fonds de Brooklyn dans un thriller poisseux et tendu. À travers une intrigue originale au ton faussement détaché, le film Michael R. Roskam fait planer une atmosphère inquiétante et froide autour d'un petit monde trouble sur le point de basculer. L'attente est palpable tandis que Quand Vient La Nuit joue (longtemps) au chat et à la souris, aussi bien avec nos nerfs qu'avec ses personnages pris à la gorge.
Interstellar : Une aventure unique à la complexité déroutante
L'un des films les plus attendus cette année, Interstellar a le don de diviser. À la fois brillant et intense, Christopher Nolan aborde un sujet complexe, mêlant physique quantique et survie de l'homme dans une fable très dense et captivante. Cependant, à force de se focaliser sur le message qu'il cherche à faire passer, le réalisateur a tendance à délaisser pas mal de détails qui le font passer à coté du chef d'œuvre annoncé. Entre des (tas de) questions sans réponse et une esthétique souvent approximative, Interstellar réussit à se rattraper grâce à une réflexion brillante et une bande-originale sublime. Et cette fois, en étant bien attentif, on comprend tout du début à la fin... mais saurez-vous tenir jusqu'au bout ?
Paradise Lost : Un piège haletant, malgré une mise en scène abrupte
Tendu, sombre et haletant, Paradise Lost nous plonge dans l'univers haletant de Pablo Escobar. Pour son premier film, Andrea Di Stefano choisit de s'inspirer du plus légendaires des trafiquants de drogue pour dessiner un drame palpitant, mêlant une romance maudite et une confrontation de tous les instants entre le bien et le mal. Si Paradise Lost parvient à aller jusqu'au bout de ses idées et s'offre une performance superbe de Benicio Del Toro, la mise en scène maladroite et peu maîtrisée d'Andrea Di Stefano rend l'entrée en matière difficile tandis que le montage abrupt du film dérange. Une réussite mitigée, donc...
Grizzly : Une aventure dépaysante et chaleureuse
Une année de la vie d'une famille de grizzlys en Alaska, et leur interaction avec la faune voisine : loups, saumons, orques... Dans des paysages grandioses, on découvre la vie trépidante de ces animaux emblématiques, pour répondre à la question suivante : Comment le grizzly peut-il être, dans notre inconscient collectif, à la fois un animal féroce et le symbole de l'animal rassurant pour tous les enfants du monde ?
Et (beaucoup) Plus Si Affinités : Une ode à la friendzone naïve mais mignonne
Mignonne, attendrissante et dans l'air du temps, Et (beaucoup) Plus Si Affinités est une comédie romantique à la naïveté touchante, idéale pour les éternels romantiques et surtout les plus timides. Michael Dowse explore la fameuse friendzone à travers une romance impossible qui se mue en amitié par défaut. Le ton est juste, les acteurs sont parfaits et la mise en scène pop, girly et coloré colle avec l'humour presque british du film. Un peu plus d'originalité n'aurait pas fait de mal, mais globalement, on en ressort conquis.
