Adapté du roman de Jo Nesbø, Le Bonhomme de Neige est un thriller policier tortueux explorant la dimension familiale à travers la traque d'un tueur insaisissable. Tomas Alfredson signe un film au début prenant, aussi bien grâce à son intrigue qu'une atmosphère glacée savamment entretenue, mais rapidement l'ensemble se laisse posséder par une léthargie latente. Manquant de dynamisme et de maîtrise, Le Bonhomme de Neige saborde son dernier tiers à travers une conclusion tronquée et un poil creuse. Dommage.
Étiquette : conclusion
[COUP DE CŒUR] La Planète des Singes – Suprématie, de Matt Reeves
Puissant et bouleversant, Matt Reeves signe une conclusion parfaite à une saga débutée il y a six ans déja. À mi-chemin entre le blockbuster et le véritable récit, La Planète des Singes : Suprématie propose un film nerveux et haletant, basé du point de vue des singes. En mettant l'humain au second plan, Matt Reeves réalise une prouesse à la fois narrative et technique, mêlant un visuel époustouflant à une tension immersive, entre rebondissements et émotions brutes, tandis que la différence entre l'homme et l'animal n'a jamais été aussi ténue et explosive. La Planète des Singes ne sera plus jamais la même...
[CRITIQUE] Moonlight, de Barry Jenkins
Douloureusement juste et incroyablement sensible, Moonlight offre un parcours percutant en trois chapitres. Entre frustration et pudeur, Barry Jenkins trouve la bonne approche pour raconter l'évolution de son personnage en plein quête d'identité et repères, à travers un traitement aux non-dits explicites et subtils. Moonlight ose la différence dans la réalisation et le ton, déroute en évitant les clichés et les étiquettes, mais reste un petit bijou à l'état brut : imparfait et superbe à la fois.
[CRITIQUE] Divergente 3 : Au-Delà Du Mur, de Robert Schwentke
Les aventures de Tris touchent à leur fin dans la première partie du dernier chapitre de Divergente. Après avoir révélé au grand jour les machinations qui se cachaient derrière les Factions, Divergente 3 : Au-Delà Du Mur amorce un combat final à plus grande échelle. Bien qu'à chaque film, la saga continue de trouver son rythme, en terme de dynamisme et d'engagement dans les scènes d'action, on se retrouve encore une fois devant de nouveaux éléments qui viennent compliquer une trame franchement peu intéressante. Là où Hunger Games - La Révolte Partie 1 brassait du vide, Divergente 3 : Au-Delà Du Mur n'en finit plus de rajouter des couches pour asseoir la solidité de son histoire mais, bon, fondamentalement… on s'en fiche un peu. Vivement la fin.
Le Hobbit – La Bataille des Cinq Armées : Des adieux frustrants à la Terre du Milieu
Nous y sommes. Il est temps de dire définitivement adieu à la Terre du Milieu. Un voyage commencé il y a plus de dix ans prend fin avec « Le Hobbit : La Bataille des Cinq Armées », dernier opus de la trilogie du Hobbit entamée en 2012 par Peter Jackson après la défection de Guillermo Del Toro. Cette fois, les adieux semblent bel et bien définitifs puisque les chances sont maigres de voir débarquer une adaptation du Silmarillon. Et après une « Désolation de Smaug » efficace mais incroyablement frustrante, on espérait que Jackson allait une fois pour toutes donner tout ce qu’il avait dans le ventre pour nous faire un dernier tour de piste spectaculaire et mémorable. Le problème étant malheureusement que si on se souviendra de ce dernier épisode, ce ne sera pas forcément que pour ses qualités…
Dans la maison : le voyeurisme selon Ozon
Deux ans après le joyeux Potiche, François Ozon nous revient avec un drame captivant adapté d’une pièce espagnole “Le garçon du dernier rang”. C’est l’histoire d’une rencontre étrange entre un professeur de français blasé et un élève à la plume sardonique et efficace qui, dans ses devoirs, dévoile une fascination plutôt malsaine envers la maison et la famille d’un de ses camarades de classe.
The Dark Knight Rises – Imparfait et parfait à la fois
La conclusion parfaite et épique d’une trilogie réussie de A à Z. Un casting impeccable bien que certains personnages soient un peu “maltraités” à la fin du film, un scénario qui connait des poussées d’adrénaline spectaculaires et à la réalisation, un technicien hors pair, vraiment. Une scène en particulier marquera les esprits, une scène magnifique et brutale à la fois.
