Biopic, Comédie, Drame

[COUP DE CŒUR] Eddie The Eagle, de Dexter Fletcher

Palpitant et réjouissant, si le film de Dexter Fletcher propose une intrigue attendue, adaptée de l'histoire de Michael Edwards aka Eddie The Eagle, c'est dans son traitement que réside toute la différence. Porté par une énergie fédératrice pleine d'enthousiasme, Eddie The Eagle est une véritable aventure humaine, dynamisée par des scènes de saut à ski époustouflantes et portée par un duo d'acteurs, Taron Egerton et Hugh Jackman, qui fonctionne à merveille à l'écran. Une vraie belle surprise !

Sci-fi

[CRITIQUE] Le Chasseur et la Reine des Glaces, de Cédric Nicolas-Troyan

Dans la catégorie des suites qu'on attendait pas vraiment, Les Chroniques de Blanche-Neige : Le Chasseur et la Reine des Glaces débarque sur nos écrans, quatre ans après le film Blanche-Neige et le Chasseur, un film de Rupert Sanders qui a connu un succès controversé au vu de son ensemble plutôt moyen, notamment grâce au scandale de l'époque autour de la romance entre l'actrice principale, Kristen Steward (alors promise pour toujours à Robert Pattinson) et le réalisateur (marié). Au-delà des gossips people, les producteurs ont cru bon de préparer une suite, sans Blanche-Neige, mais valorisé par un casting alléchant (qui devrait faire regretter à certains leurs manies de signer des contrats impliquants plusieurs films...). À l'arrivée, Le Chasseur et la Reine des Glaces est un film plutôt joli, bien que déjà vu, mais surtout chiant comme la pluie à cause d'une intrigue en papier mâché qui prend l'eau dès les vingts premières minutes. Bref, l'ennui total rivalise avec l'incompréhension, surtout quand on voit des actrices aussi talentueuses qu'Emily Blunt et Jessica Chastain venir se perdre dans un film aussi pauvret.

Drame, Romance

[CRITIQUE] Free Love, de Peter Sollett

Au-delà de son engagement politique, Free Love est surtout un drame bouleversant, qui malgré son traitement prévisible, respire l'amour et le courage. Porté par un casting formidable, le film de Peter Sollett s'émancipe du drame pour transposer un récit solaire dans un contexte à la fois douloureux et nécessaire. Un beau film pour une belle cause.

Comédie, Drame

Rattrapage 2015 : À Vif !, de John Wells

Plus qu’un grand chef, Adam Jones est une rock star de la cuisine, couronnée par deux étoiles au guide Michelin. Grisé par le succès, arrogant et capricieux, l’enfant terrible de la scène gastronomique parisienne sombre dans l’alcool et la drogue. Quelques années plus tard, il a retrouvé la voie de la sobriété. Entouré de jeunes commis et chefs de parties, il relance un restaurant londonien, déterminé à obtenir le graal de la gastronomie : une troisième étoile. Hanté par les fantômes du passé, le chemin de la rédemption s’annonce plus âpre que prévu : il ne lui reste plus qu’une seule chance pour devenir une légende…

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Crazy Amy, de Judd Apatow

Suffisamment trashouille pour faire ricaner mais globalement politiquement correct, Crazy Amy est une anti-romcom qui se veut moderne et malgré tout sensible. Judd Apatow laisse l'écriture à l’humoriste Amy Schumer et ça se voit. Bien que sympatoche, l'humour est plutôt basique et peu recherché, et même si Crazy Amy tente d'explorer les blessures de son personnage, l'histoire prévisible gâche l'originalité de l'ensemble.

Thriller

[CRITIQUE] Régression, d’Alejandro Amenábar

14 ans après le film Les Autres, Alejandro Amenábar est de retour avec un nouveau thriller psychologique flirtant avec le cinéma d'épouvante. Forcément, après avoir réalisé un des meilleurs films d'épouvante de ces dernières années - sans mentionner un twist final génial -, le réalisateur espagnol est attendu au tournant avec Régression, un film délicieusement sombre et sournois... mais finalement très faible.

Sci-fi

[CRITIQUE] Seul Sur Mars, de Ridley Scott

Après deux films discutables, Ridley Scott semble avoir retrouvé le droit chemin... celui qui mène dans l'espace. Grâce à un scénario lumineux et ambitieux, Seul Sur Mars parvient à renforcer une histoire a-priori prévisible en construisant un survival inattendu, étonnamment drôle et divertissant. À l'instar d'un Interstellar trop complexe, Ridley Scott prouve que la science-fiction peut-être aussi impressionnante qu'accessible, quitte à vulgariser le blabla scientifique pour ne pas perdre le spectateur en cours de route. Résultat, Seul Sur Mars crée la surprise et on passe un excellent moment aux cotés d'un Matt Damon réjouissant !

Action, Sci-fi

[CRITIQUE] Pan, de Joe Wright

Colorée et spectaculaire, Pan est une aventure familiale qui tombe à pic pour les vacances. Joe Wright signe une fresque envolée et visuellement superbe qui en met plein la vue grâce à des effets spéciaux réussis. Cependant, coté scénario, Pan offre peu de surprises : si l'histoire est mignonne et attendue, les moins rêveurs d'entre nous risquent de s'ennuyer devant cet ensemble un poil trop enfantin et facile.

Action, Comédie

[CRITIQUE] American Ultra, de Nima Nourizadeh

Malgré une emballage punchy et décalé, American Ultra est finalement une petite déception, qui se révèle mal fichu, trop timide et surtout, très scolaire. Après un film comme Projet X, je pensais que Nima Nourizadeh irait jusqu'au bout de ses idées, surtout avec un pitch aussi déjà-vu. OK, American Ultra a de l'action, un poil d'humour et un très bon casting, mais il y a aussi beaucoup de retenue dans un film qui aurait dû être plus déjanté et bien plus hilarant. Le coté audacieux d'American Ultra est plombé par une mise en scène basique et des rebondissements hyper prévisibles. Dommage...

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Absolutely Anything, de Terry Jones

Les Monty Python sont presque de retour sur grand écran à travers le film co-écrit et réalisé par Terry Jones où humour anglais et absurdité sont de mise. Absolutely Anything est une comédie colorée et pleine de bonne volonté qui ne fait que remuer un tas de déjà-vus essoufflés. Entre des gags manquants de logique et une bleuette téléphonée, le film de Terry Jones puise dans la facilité et la morale entendue. C'est à se demander s'il s'agit vraiment d'un film inspiré par les Monty Python ou une simple version anglaise de Bruce Tout-Puissant... en moins drôle ? Jim Carrey vs Simon Pegg, malheureusement, y a pas photo.

Épouvante-horreur

[CRITIQUE] Insidious : Chapitre 3, de Leigh Whannell

La saga Insidious s'offre un nouveau chapitre, un nouveau réalisateur et quitte la famille Lambert pour un opus plus léger, plus jeune et moins efficace. Si Insidious : Chapitre 3 doit beaucoup au succès des deux précédents films, Leigh Whannell parvient à développer une histoire indépendante, un chouilla prévisible mais rehaussée par de jolis moments d'angoisse, souvent trop courts. Cependant, l'abus de jumpscares, un montage abrupt et le repos évident sur des pistes déjà lancées par James Wan rendent Insidious : Chapitre 3 un peu plus faible, malgré une intrigue de fond sympathique.

Comédie, Romance

[CRITIQUE] Un Peu, Beaucoup, Aveuglément, de Clovis Cornillac

Laborieux, plus mignon que drôle, le premier film de Clovis Cornillac lui ressemble un peu : imparfait et mal dégrossi, mais doté d'un petit charme attachant. Un Peu, Beaucoup, Aveuglément est une comédie sucrée, qui balance ses meilleurs moments dès la première partie du film et souffre d'une seconde partie un peu trop mièvre, qui tiédit l'ambiance et rend l'ensemble à peine intéressant. Si Clovis Cornillac a la bonne idée d'étoffer ses personnages au-delà de la romance, il reste toutefois des zones d'ombres après le clap de fin et une impression désagréable que le film aurait pu être bien plus drôle si le réalisateur avait su prendre son temps.