Pour son nouveau film, Gary Ross nous plonge dans les dessous peu connus de la Guerre de Sécession, à travers un drame à la fois éprouvant et intense. Oui, mais voilà, le mot qui pourrait résumer Free State Of Jones est « trop » : trop d’Histoire, trop de sujets, trop de clichés, trop long, trop d'emphase, trop de flashforwards, trop de dates à retenir et d'annotations à lire... Malgré un ensemble plutôt engageant, entre un casting excellent et une mise en scène superbe (encore une photographie aussi brute que magnifique), Gary Ross livre un film très américain et retrace une période noire (sans jeu de mot :D) de l’Histoire américaine déjà vue trop souvent, remuant les mêmes intrigues sur lesquelles il s'attarde tellement que la véritable évolution des personnages passent finalement à la trappe. Le drame humain est remplacé par les faits historiques, et c'est dommage car en dehors de l’omniprésence de Newton Knight, il est difficile de savoir qui il était vraiment
Catégorie : Drame
[COUP DE CŒUR] Divines, de Houda Benyamina
Récompensée de la Caméra d'Or au dernier Festival de Cannes, Houda Benyamina signe un film percutant, une odyssée moderne dans les quartiers populaires en suivant les traces d'une héroïne amazone prête à en découdre avec la vie et ses rêves. Divines balaye les idées préconçues grâce à un récit authentique et sans fioriture autour d'un… Lire la suite [COUP DE CŒUR] Divines, de Houda Benyamina
[CRITIQUE] Nerve, de Henry Joost et Ariel Schulman
Prenant et surprenant, Nerve a beau avoir l'emballage du teen movie débridé et sans limite, le film propose en fait une histoire dans l'air du temps et captivante. Boosté par l'adrénaline et l'interdit, le film de Henry Joost et Ariel Schulman surfe sur le phénomène des réseaux sociaux, les mystères d'internet et les limites de la vie privée pour les exposer dans une course contre la montre palpitante qui joue justement avec nos nerfs !...
[COUP DE CŒUR] Déesses Indiennes En Colère, de Pan Nalim
Je ne m'y attendais pas et le film Déesses Indiennes en Colère m'a coupé le souffle. Pan Nalim offre un portrait de femmes puissant, émouvant et enragé à la fois, une peinture vivante d'une Inde aussi belle que révoltante, qui dénonce un de ses fléaux ignobles qui perdure depuis trop longtemps. Dans un récit bouleversant qui touche en plein cœur, Déesses Indiennes en Colère est un hommage à la femme en général, aux femmes Indiennes en particulier, faisant passer du rire aux larmes grâce à des personnages fantastiques et entiers. Pan Nalim remet les pieds sur Terre, rappelant un combat qui reste encore à mener partout dans le monde et venant coller une claque aux revendications pseudo-féministes et le plus souvent abstraites. Brillant. Engagé. Magnifique. Bravo !
[CRITIQUE] Irréprochable, de Sébastien Marnier
Sans emploi depuis un an, Constance revient dans sa ville natale quand elle apprend qu’un poste se libère dans l’agence immobilière où elle a démarré sa carrière, mais son ancien patron lui préfère une autre candidate plus jeune. Constance est alors prête à tout pour récupérer la place qu’elle estime être la sienne.
[COUP DE CŒUR] Folles de joie, de Paolo Virzi
Jolie découverte ! Folles de Joie est un road trip à l'italienne drôle, hystérique, parfois épuisant, mais porté par un duo de femmes formidables. J'ai beaucoup aimé l'énergie enivrante du film et son ambiance tragi-comique qui ne manque pas de toucher en plein cœur grâce à des portraits vraiment attachants et une sensibilité émouvante à fleur de peau. Malgré une sacrée exubérance, Paolo Virzi aborde un thème dans lequel on peut facilement se retrouver : le déni pour "oublier" pendant un instant (plus ou moins long) les aléas (plus ou moins graves) de la vie. Petit coup de cœur inattendu !
[COUP DE CŒUR] Eddie The Eagle, de Dexter Fletcher
Palpitant et réjouissant, si le film de Dexter Fletcher propose une intrigue attendue, adaptée de l'histoire de Michael Edwards aka Eddie The Eagle, c'est dans son traitement que réside toute la différence. Porté par une énergie fédératrice pleine d'enthousiasme, Eddie The Eagle est une véritable aventure humaine, dynamisée par des scènes de saut à ski époustouflantes et portée par un duo d'acteurs, Taron Egerton et Hugh Jackman, qui fonctionne à merveille à l'écran. Une vraie belle surprise !
[CRITIQUE] Vendeur, de Sylvain Desclous
Le pitch : Serge est l’un des meilleurs vendeurs de France. Depuis 30 ans, il écume les zones commerciales et les grands magasins, garantissant à ses employeurs un retour sur investissement immédiat et spectaculaire. Il a tout sacrifié à sa carrière. Ses amis, ses femmes et son fils, Gérald, qu’il ne voit jamais. Et sa santé. Quand Gérald vient lui demander un travail pour financer les travaux de son futur restaurant, Serge hésite puis accepte finalement de le faire embaucher comme vendeur. Contre toute attente, Gérald se découvre un don.
[CRITIQUE] Demolition, de Jean-Marc Vallée
Pour son nouveau film, Jean-Marc Vallée s'approprie le deuil dans un film étonnant qui, malgré une tristesse envahissante et l'apathie voulue de son personnage principal, est plein de vie et émouvant. Demolition est surtout une histoire de reconstruction, une sorte de retour à la vie après un choc traumatisant, et au lieu de sombrer dans les clichés larmoyants qu'auraient pu susciter une telle intrigue, Jean-Marc Vallée livre le récit abouti d'un homme qui cherche à se reconnecter avec ses émotions dans le chaos. Parfois drôle, souvent touchant, Demolition est surtout un curieux mélange de destins interrompus qui vont chacun compléter un manque à travers des rencontres insolites, que Jake Gyllenhaal domine parfaitement.
[CRITIQUE] Quand On A 17 ans, d’André Téchiné
Souvent maladroit mais terriblement attachant, Quand On A 17 Ans observe avec retenue la relation agitée entre deux adolescents que tout oppose. Co-écrit avec Céline Sciamma, le film d'André Téchiné a beau être transparent dans ses intentions, la narration ambiguë et parfois incongrue rend parfois l'ensemble imprévisible et, donc, curieux.
[CRITIQUE] Keeper, de Guillaume Senez
Un peu crispant au début à cause de ses ambitions un peu floues, Keeper transforme une bleuette adolescente en une observation perspicace de la naïveté de cet âge délicat face à une situation trop adulte. À travers une grossesse accidentelle, Guillaume Senez livre un film réaliste, toujours focalisé sur le point de vue de ses jeunes héros et leurs visions de la vie encore très puérile, ce qui fait souvent grincer des dents mais conserve une vérité intéressante. Si ce film pourrait très bien être diffusé en salles de classe, le risque d'agacer (les spectateurs adultes) est cependant très présent... sûrement parce que les personnages principaux sont très bien écrits !
