Épouvante-horreur

[CRITIQUE] It Comes At Night, de Trey Edward Shults

Prenant et mystérieux, Trey Edward Shults signe un film noir et étouffant, hanté par un monde désolé et des personnages livrés à eux-même, qui parvient à créer une atmosphère suffisamment insidieuse et inquiétante pour intéresser. Pourtant, It Comes At Night méritait mieux que le traitement horrifique qui lui est réservé, car en voulant jouer la carte du mystère et épicer la trame avec des tentatives de frissons transparents et inutiles, le résultat botte en touche et passe à coté d'une histoire au potentiel inexploité. Dommage, car le casting est très bon et la mise en scène est judicieuse et bien fichue.

Western

[CRITIQUE] Brimstone, de Martin Koolhoven

Dans l’Ouest américain, à la fin du XIX siècle. Liz, une jeune femme d’une vingtaine d’années, mène une vie paisible auprès de sa famille. Mais sa vie va basculer le jour où un sinistre prêcheur leur rend visite. Liz devra prendre la fuite face à cet homme qui la traque sans répit depuis l’enfance…

Action, Thriller

[CRITIQUE] Conspiracy, de Michael Apted

Ex-interrogatrice de la CIA, Alice Racine est rappelée par son ancien directeur, Bob Hunter, pour déjouer une attaque imminente sur Londres. Face à un adversaire brutal et tentaculaire, Alice reçoit l’aide providentielle de son ancien mentor, Eric Lasch et d’un membre des forces spéciales, Jack Alcott. Mais elle réalise rapidement que l’agence a été infiltrée. Trahie et manipulée, elle va devoir inventer de nouvelles règles pour faire face à cette conspiration.

Drame

[CRITIQUE] Aurore, de Blandine Lenoir

Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?

Séries TV

[SÉRIE TV] Big Little Lies, la série bouleversante de Jean-Marc Vallée

Quand Madeline, Jane et Celeste se lient d'amitié par l'intermédiaire de leurs enfants, elles ne se doutent pas qu'elles vont se retrouver, des mois plus tard, au centre d'un tragique accident, survenu à la fête de l'école. Qui est mort ? Qui est responsable ? Et pour quelle raison ? Secrets, rumeurs et mensonges ne faisant pas bon ménage, tout l'univers de la petite ville de Monterey va être secoué de violents soubresauts.

Comédie

[CRITIQUE] Going To Brazil, de Patrick Mille

La folle aventure de trois copines invitées au mariage de leur meilleure amie au Brésil. À peine arrivées à Rio, elles tuent accidentellement un jeune homme trop insistant. Dès lors, tout s'emballe...

Drame, Romance

[COUP DE CŒUR] The Young Lady, de William Oldroyd

Fascinant et troublant, The Young Lady dresse le portrait d'une femme prête à tout par amour dans un film à la beauté saisissante, dans une Angleterre victorienne : aussi rurale et froide, qu'esthétique et protocolaire. William Oldroyd propose l'histoire d'une autre Lady Macbeth, entre passion obsessionnelle et folie dévastatrice, dans une fable maîtrisée et frissonnante.

Comédie

[CRITIQUE] Telle Mère, Telle Fille, de Noémie Saglio

Superficiel, hystérique et épuisant, le dernier film tout droit sorti de l'imagination pétrie de clichés de Noémie Saglio persiste à caricaturer les genres, en s'attaquant cette fois aux relations mère-fille à travers leurs grossesses respectives. Dénué d'imagination, Telle Mère, Telle Fille s'étire péniblement à travers les poutres apparentes du scénario à la facilité effarante et aux traits d'humour téléphonés et très peu recherchés. À défaut d'une comédie pétillante, Noémie Saglio sert un film au rabais, globalement peu crédible et à peine sauvé par le charme de Juliette Binoche.

Thriller

[CRITIQUE] London House, de David Farr

Pour son premier long-métrage, David Farr se lance dans un thriller glacé, où la curiosité et l'instinct maternel flirtent avec la paranoïa. Sorte de home-invasion psychologique, London House observe le caractère obsessionnel de ses personnages dans un film plutôt captivant, grâce à une ambiance souvent inquiétante et tendue. Malheureusement, le résultat s'avère finalement desservit par un scénario ambitieux mais totalement transparent et cousu de fils blancs qui, malgré un léger suspens salvateur, gâche plusieurs rebondissements, faisant de London House un acte relativement manqué. Dommage.

Drame, Thriller

[COUP DE CŒUR] Miss Sloane, de John Madden

Les films sur la politique et le lobbying, c'est un peu comme les films sur la bourse et Wall Street : c'est compliqué, mais ça a l'air important, et si c'est bien joué avec un twist à la fin, alors pourquoi pas. Miss Sloane repose sur les mêmes rouages et John Madden épice l'ensemble avec une femme de poigne en tête d'affiche, offrant une Jessica Chastain aussi sublime que glaçante, dans un thriller haletant entre magouilles et morales mises à mal. Une lutte de pouvoirs vertigineuse et prenante à ne pas manquer !

Biopic, Drame

[CRITIQUE] Les Figures de l’Ombre, de Theodore Melfi

Pétillant et intéressant, Les Figures de l'Ombre dresse le portrait de femmes pionnières dans une Amérique ségrégationniste, avec humour et légèreté malgré ce cadre complexe et l'aspect biopic du film. Si le film n'élude jamais le fait que ses héroïnes sont Noires, Theodore Melfi s'attache surtout à reconnaître l'intelligence de femmes dans un milieu très masculin et sélectif, qui s'inscrit parfaitement dans une époque cloisonnée. Grâce à un trio de choc, Les Figures de l'Ombre évite de s’appesantir sur le racisme latent qui bout en filigrane pour proposer un film, justement, coloré, agréable et nécessaire !